Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 20:36

 

La photo du jour

Eh oui, ce soir on s'offre carrément le Grand Ole Opry !

 

Le Grand Ole Opry est le plus vieux programme radiophonique des États-Unis puisqu’il existe depuis octobre 1925. C’est le spectacle le plus célèbre de musique country, suivi par des millions d’américains, diffusé en direct sur les ondes de la WSM (une radio de Nashville) et retransmis à la télévision sur Great American Country Network. Il a lieu le week-end et un autre jour de la semaine, selon la période de l’année : lorsque j'ai fait mes recherches sur internet, j'ai découvert que le show se tenait un des deux soirs de notre présence à Nashville : on n'allait pas rater ça !

 

Je me suis donc empressée d'acheter 2 billets (75$ chacun + taxes), sans avoir aucune idée des artistes qui se produisaient à cette date, juste pour le plaisir d'assister à ce célèbre spectacle (il faut en effet réserver en ligne très en avance et sans connaître la programmation...)

 

Nashville Grand Ole Opry programme du 14 mai 2019

C'est donc sur place, en consultant le programme donné à l'entrée, que nous découvrons que c'était LA soirée à ne pas louper puisque plusieurs pointures de la Country Music, des artistes muti-récompensés, vont occuper la scène ce soir dont le charismatique Keith Urban (qui est sans contexte le plus mignon de la soirée - et le plus acclamé - mais peut-être pas le plus talentueux...)

 

 

Vous trouverez ci-dessous le lien pour le postcast de ce show avec les 4 Riders in the Sky à 50 secondes, Hunter Hayes à 17mn, le duo Rob Ickes et Trey Hensley à 37mn, Chonda Pierce à 48mn (humoriste à la voix insupportable qui fait bien rire les américains car ils comprennent ce qu'elle dit, eux !), le groupe Sawyer Brown à 1h, Chris Janson à 1h12 et Keith Urban à 1h31.

 

Carte de Music Valley et Opryland

 

De Hotel Hutton à Grand Ole Opry

Après avoir rendu célèbre le Ryman Auditorium dont je vous ai parlé dans l'article précédent, le Grand Ole Opry (prononcer à l'américaine "Grand Olaprei") a déménagé en périphérie de Nashville dans un bâtiment plus grand et plus moderne (4400 sièges), la « Grand Ole Opry House » : nous devons donc prendre la voiture dans les embouteillages pour nous y rendre... bon, on avait prévu 1h et finalement on a mis 35mn !

 

Nashville skyline

Le trajet par le boulevard périphérique nous offre de belles vues sur la skyline de Nashville...

 

Nashville skyline

 

Nashville Skyline

On traverse la Cumberland River

 

Nashville

et toujours des grues partout...

 

Nashville Grand Ole Opry

La Opry House est située au sein d'un vaste complexe comprenant le centre commercial Opry Mills, le musée Mme Tussauds, des restaurants, des cinémas, des outlets et un hôtel de luxe. Bien qu'ils proposent un parking payant spécifique (5$ en ligne), il y a donc plein de places pour se garer gratuitement pour peu qu'on ne craigne pas de marcher un peu pour rejoindre la salle... Bon, évitez quand même de faire comme nous : nous avons suivi d'autres personnes sans faire attention au chemin emprunté... et lorsque nous sommes sortis du concert la nuit, impossible de retrouver où on avait garé la voiture ! Je savais devant quel magasin (parce que j'avais pris une photo !) mais on n'arrivait pas à trouver l'accès pour le rejoindre : on ne pouvait plus traverser le centre commercial qui avait fermé, du coup on a été obligés de le contourner... on a dû faire des kilomètres !

 

Nashville Grand Ole Opry

Vraiment tous les âges parmi les spectateurs...

 

Nashville Grand Ole Opry

La scène du Grand Ole Opry est pleine de symboles : son décor de ferme rappelle que l'émission a débuté sous le nom de « The Barn Dance Show ». Au centre de la scène, le disque en chêne de 2 m de diamètre provient de la scène du Ryman Auditorium qui hébergeait initialement Opry avant son déménagement dans le bâtiment actuel en 1974. Quant à la colonne qui sert de support au micro, je dirais bien que c'est un hommage au Toblerone mais là, je ne garantis rien !

 

Le nom « Grand Ole Opry » est apparu en décembre 1927. Le Barn Dance était en concurrence avec une émission de la NBC, qui diffusait de la musique classique et une sélection d'airs d'opéra. Un jour, le présentateur de l'époque, George D. Hay (ci-dessus) dit à l'antenne : « For the past hour, we have been listening to music taken largely from Grand Opera. From now on we will present the Grand Ole Opry. » ( en gros : « nous venons d'entendre le Grand Opéra. Maintenant nous allons vous présenter le Grand Ole Opry »). Depuis le nom est resté.

 

Nashville Grand Ole Opry

Le spectacle commence par un hommage aux anciennes stars de l'émission, petit film qui rappelle que chanter au Grand Ole Opry est une consécration dans l'univers de la musique Country. D'ailleurs, ici, la musique est partout, même en coulisse, dans les loges ou dans le loundge, avec des jam sessions improvisées...

 

Nashville Grand Ole Opry

L'incontournable Johnny Cash qui a animé une émission sur la scène du Ryman Auditorium (donc, si vous avez bien suivi, sur le disque en bois au centre de cette scène) pendant 2 ans.

 

Le 2 octobre 1954, le jeune Elvis Presley fait sa première (et unique) apparition dans l'émission. Il y interprète une version Rockabilly presque Hip-Hop du classique Bluegrass « Blue Moon Of Kentucky » de Bill Monroe, avec ses mouvements provocateurs légendaires. Cette prestation ne fut pas bien reçue par l’Opry... Jim Denny, directeur des talents d'Opry, lui aurait même dit qu'il « ferait mieux de reprendre son travail de chauffeur de camion » ! (voilà un découvreur de talents qui avait du flair...) Elvis s'est juré de ne jamais y remettre les pieds... Deux semaines plus tard, il participe à une émission de radio sur la station concurrente de l'Opry, le Louisiana Hayride, et signe immédiatement pour 52 prestations le samedi soir, ce qui a lancé sa carrière…

 

Rappel : lorsque les titres sont soulignés (sur PC) ou en italique rouge (sur smartphone), vous pouvez les écouter sur youtube en cliquant dessus.

 

Et maintenant, c'est parti pour 2 heures de concerts, entrecoupés de spots publicitaires déclamés avec enthousiasme par l'animateur, avec images sur grand écran... Un show qui va nous proposer un mix de styles différents, de la Western Music à la Country contemporaine en passant par la rock et la pop Country, un mélange de stars de légendes et de sommités contemporaines qui ont suivi leurs traces... En plus, les musiciens sont tous des surdoués, soit virtuoses quand ils jouent d'un seul instrument, soit tout à fait à l'aise avec 3 ou 4 instruments différents (guitare, batterie, piano, harmonica)... bref, on est vraiment à la ramasse en France ! (il faut dire que les musiciens n'ont pas autant d'endroits pour se produire et se faire connaître... chez nous, c'est Paris ou internet !)

 

On commence avec un groupe que Norbert surnomme gentiment "les papys"... (d'ailleurs je pense que la photo doit dater un peu !)

 

Nashville Grand Ole Opry The Riders in the Sky

A la fois humoristes et grands musiciens, les Riders in the Sky nous offrent une performance faite de Cowboy Songs avec force yodels, bruits de sabots avec la bouche, cris d'animaux... promouvant la Western Country tout en se moquant de certains aspects de l'image du cow-boy véhiculée dans les films (on a même droit à un "Rap Country façon Eminem" !)

 

Grand Ole Opry The Riders in The Sky

Le quatuor est formé du guitariste « Ranger Doug » (Doug Green), ancien membre des Blue Grass Boys de Bill Monroe, du contrebassiste « Too Slim » (Fred Labour) qui se nomme lui-même "l'esprit le plus aiguisé de l'Ouest", du violoniste « Woody Paul » (Paul Chrisman) qui a travaillé avec Roy Acuff, et de l'accordéoniste « The Cowpolka King » (Joey Miskulin) qui a enregistré avec tout le monde :  Johnny Cash, Hank Williams, Charley Pride, Dolly Parton, Emmylou Harris, John Denver, Paul Mc Cartney, Shania Twain ... et même avec U2 sur l'album « Rattle and Hum » où il joue... de l'orgue ! (je vous disais bien qu'ils étaient multi-instrumentistes...)

Le journaliste du Billboard Jim Bessman a dit du groupe qu'il était « l’un des acteurs les plus historiquement significatifs de l’histoire de la musique américaine »...

Riders in The Sky est notamment célèbre pour avoir composé des chansons pour Disney Pixar dont « If I didn’t have you » chanson-phare de Monstres et Cie, et « Woody’s Round up » pour Toy Story 2 où ils apparaissent en personne ! (voir vidéo ci-dessous)

 

 

Et là, leur version de « Ghost Riders in the Sky : a cowboy legend » au Grand Ole Opry (cet extrait trouvé sur youtube est plus long que ma propre vidéo...)

La chanson a été écrite en 1948 par Stan Jones, ranger dans le parc de la Vallée de la Mort, et reprise moultes fois par les artistes de Country. La mélodie est inspirée d'une autre chanson datant de la guerre de Sécession, « When Johnny Comes Marching Home », elle-même reprise d'une chanson populaire irlandaise anti-guerre de la fin du 18e siècle « Johnny, I Hardly Knew Ye » !

 

 

Juste le temps d'un intermède publicitaire enthousiaste et voici une jeune étoile montante de la Country, Hunter Hayes (28 ans en 2019), musicien surdoué puisque sur son premier single sorti en 2011, « Storm Warning », il joue de tous les instruments et assure toutes les parties vocales !

 

Grand Ole Opry Hunter Hayes

Donc chanteur, auteur-compositeur et multi-instrumentiste, né à Breaux Bridge (où nous étions il n'y a pas si longtemps...), il interprète à 4 ans avec un accordéon décoré d'une écrevisse « Jambalaya (on the Bayou) », tube country, aux côtés de la superstar Hank Williams Jr à Lafayette (où nous étions il n'y a pas si longtemps...) devant 200.000 personnes !

 

 

Grand Ole Opry Hunter Hayes

Ne me demandez pas pourquoi il a choisi de s'enlaidir en se rasant la tête, il souffrait peut-être de pédiculose...

NB : Bon, finalement, j'ai trouvé l'info sur internet : c'est parce qu'il se sentait dans des vibrations (vibes) différentes et qu'il voulait ouvrir un nouveau chapitre de sa vie ! Si, si, je vous jure, pour changer de vie, il suffit de se raser la tête... essayez !

 

Ci-dessous son titre « Wanted » filmé en live à Nashville du temps où il était dans d'autres vibes capillaires...

 

Achetez les Rango Boots, branchez-vous sur WSM, et accueillez maintenant Chonda Pierce !

 

Grand Ole Opry Chonda Pierce

Marchant sur les pas de Minnie Pearl, célèbre artiste de stand-up s'étant produite sur la scène du Opry pendant plus de 50 ans, Chonda Pierce est la comédienne américaine comique ayant vendu le plus de DVD aux USA... Nous, on a du mal avec sa voix nasillarde et ses jeux de mots du style "ménopause = men on pause"... mais le public américain est mort de rire !

 

Bon, si vous voulez vraiment tester par vous-même, voici un extrait du sketch « Stuck in Menopause » que nous avons entendu (voyons si vous supportez sa voix plus de 5 secondes !)

 

Visitez le Tennessee, l’État de la Musique, ya plein de choses à voir, vous êtes au Grand Ole Opry, l'émission de radio qui dure depuis 94 ans, voici maintenant Rob Ickes et Trey Hensley !

 

Grand Ole Opry Rob Ickes et Trey Hensley

Rob Ickes est l’un des maîtres incontestés de la guitar Dobro : il a remporté 15 fois le trophée du « Dobro Player of The Year » ! Il a accompagné en tournée les meilleurs artistes de Bluegrass et est également devenu un visage familier dans les studios d'enregistrement de Nashville.

Trey Hensley est un guitariste réputé qui joue de la Country, du Blues et du Rythm’n’Blues sur la scène du Grand Ole Opry depuis l’âge de 11 ans…  il a accompagné de grands artistes comme Johnny Cash.

 

Grand Ole Opry Rob Ickes et Trey Hensley

En 2015, Ickes s’allie avec Hensley et le duo réalise un album nommé aux Grammy awards « Before The Sun Goes Down », puis en 2016 un deuxième album « Country Blues », avant de partir en tournée en Europe et en Australie !

 

Ci-dessous, une performance sur le titre « Friend of Devil » : la mélodie est un peu répétitive mais à 2'27 commencent les prouesses musicales (quoique la Dobro est incroyable tout le long...)

 

Applaudissez Tim, Ian, Don, Wendy-Ann, Lori, Jerry (etc...) qui fêtent leur anniversaire aujourd'hui au Grand Ole Opry et accueillez le groupe Sawyer Brown !

 

Grand Ole Opry, Sawyer Brown

Sawyer Brown est un groupe de musique country fondé en 1981 par Mark Miller (chant, guitare rythmique), Gregg "Hobie" Hubbard (claviers, chant), Bobby Randall (guitare, chant), Joe "Curly" Smyth (batterie), et Jim Scholten (guitare basse). Les cinq musiciens étaient à l'origine membres du road band du chanteur country Don King et ils ont choisi de rester ensemble après la retraite de King.

 

Grand Ole Opry Sawyer Brown

L’apogée du groupe a couvert les années 1990, avec 23 albums, plus de 50 singles, des tas de récompenses… Guerriers de la route infatigables, le groupe s'épanouit en jouant en live. Ils ont été décrits comme « les Rolling Stones de la musique country » !

 

Voici une de mes vidéos avec un extrait de la chanson "Six Days On The Road", ancien succès de Dave Dudley.

 

Et le titre « Thanks God For You » (1993) qui a été n°1 au classement hebdomadaire du journal Billboard des 100 chansons les plus populaires aux USA, toutes catégories musicales confondues. (Il s'agit du plus prestigieux des classements de singles car il est le reflet fidèle des ventes auprès du grand public nord-américain. ) A noter qu'en 1993, les vibes du chanteur n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui parce qu'il avait des cheveux sous son chapeau...

 

Faites une ovation pour Terry et Gwen Waggoner, qui viennent de se marier, et pour notre prochain invité, le multi-récompensé et chevelu Chris Janson (il n'a donc pas les mêmes vibes qu'Hunter Hayes lui non plus) !

 

Grand Ole Opry Chris Janson

Voici celui que j'ai personnellement le plus apprécié, Chris Janson (33 ans en 2019), artiste multi-instrumentiste (on l'a vu à l'harmonica, à la guitare et au clavier...) et chanteur/compositeur plusieurs fois primé, celui qui est considéré par les journalistes spécialisés comme " un cheval fou, complètement imprévisible sur scène" mais aussi "l'avenir de la Country Music".

 

Grand Ole Opry Chris Janson

Son succès triple platine « Buy Me A Boat » en 2015 et son disque d’Or « Drunk Girl » en 2018 ont tous les deux remporté le titre de « Chanson de l’année » auprès de 2 institutions qui récompensent les artistes de la musique (iHeartRadio’s Music et MusicRow Awards.)

 

Grand Ole Opry Chris Janson

Son succès continue car ses derniers singles, « Good Vibes » (ah ben voilà, on y revient... il ne va pas tarder à se raser la tête, donc !) et « Done », tirés de son album « Real Friends » ont été numéro 1 pendant plusieurs semaines (mais moi je préfère « Waintin'on 5 »...)

 

Ci-dessous, un très court extrait d'une de ses prestations à l'harmonica ce soir-là.

 

Évidemment, je ne pouvais pas résister au plaisir de vous mettre aussi le clip de son titre « Good Vibes »...

 

Et maintenant Ladies and Gentleman, le Grand Ole Opry a le privilège de recevoir la star quinquagénaire qui fait tomber en pâmoison les petites et grandes minettes, le blondinet le plus célèbre de l'histoire de la Country, l'Australien né en Nouvelle-Zélande, le chanteur élu « l'homme le plus sexy de la Country Music », coach de la version australienne de The Voice, juré d'American Idol... Monsieur Nicole Kidman ! (oui, bon, comme pour les présentations précédentes, je ne garantis pas que l'animateur ait dit exactement ça...)

 

Grand Ole Opry Keith Urban

Né en Nouvelle-Zélande et élevé en Australie, Keith Urban a déménagé à Nashville en 1992. Son premier succès américain est venu en tant que membre du groupe The Ranch en 1997, suivi par une série de plus en plus accomplie d'albums solo platine et multi-platine. En 2006, il épouse l'actrice Nicole Kidman à qui il dédiera la chanson Once In a Lifetime. Il est très investi dans des associations liées à la cause des enfants.

 

Grand Ole Opry Keith Urban

Comme dit précédemment, il sera le deuxième artiste country après Shania Twain à bénéficier d'une couverture médiatique en France où il sera annoncé comme un artiste rock afin de mieux passer sur les ondes de l'Hexagone…

 

Grand Ole Opry Keith Urban

Keith a reçu plusieurs Grammy Awards, Country Music Association Awards, Academy of County Music Awards, ainsi qu'un People’s Choice Award et un American Music Award... Beau minois, jolie voix et mélodies accrocheuses, mais (selon nous) des harmonies moins élaborées que d'autres artistes entendus ce soir ou hier dans notre hôtel...

 

Ci-dessous une vidéo d'un extrait de la chanson « Blue Ain’t Your Color » filmée le soir où nous y étions.

 

Et ma vidéo d'un extrait de la chanson « Somebody like you » (clip officiel si vous cliquez sur le titre...)

 

Grand Ole Opry

Lorsque nous sortons, nous croisons la foule qui vient pour la séance de 21h... J'avais choisi la première séance afin d'avoir le temps de rejoindre ensuite le centre de Nashville pour une balade sur Broadway le soir... mais à la place, on a donc fait la rando du parking d'Opry Mills ! Du coup, on rejoint directement notre hôtel... ce qui nous laissera un gros sentiment de frustration. Il aurait vraiment fallu une nuit de plus pour prendre le pouls de la ville en soirée, pour visiter le quartier des maisons victoriennes, celui des fresques murales, le musée de Johnny Cash... il faudra revenir !

 

Car demain nous quittons Nashville et la route du Blues ... J'espère que ce voyage à travers l'histoire de la musique américaine vous aura plu... on aurait pu continuer vers St Louis et Chicago (surtout qu'on avait adoré cette ville en 2014) mais Norbert craignait un trajet ennuyeux... du coup, on va bifurquer vers l'Est, direction Atlanta.

 

A venir donc : des jardins remplis de lutins et de dragons, le plus grand aquarium du monde, les studios CNN, le mausolée de Martin Luther King... le voyage n'est pas tout à fait terminé !

 

Atlanta Jardin botanique dragon

 

BONUS FAMILIAL

Diaporama : Nous à Nashville
Diaporama : Nous à Nashville
Diaporama : Nous à Nashville
Diaporama : Nous à Nashville
Diaporama : Nous à Nashville

Diaporama : Nous à Nashville

→ Pour voir toutes mes photos de Nashville en grand format cliquer ici :

ALBUM PHOTO DE FRANKLIN ET NASHVILLE

 

Partager cet article
Repost0
14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 14:32

 

La photo de l'aprem

Nashville Batman Building

Brique et verre... tout ce que j'aime !

 

Pour tous les musiciens, « Music City » fonctionne comme un aimant, à l’instar de Los Angeles pour les acteurs. Nombre de passants se promènent d’ailleurs avec une guitare sur le dos, cherchant à décrocher un concert. Les succès par le passé de Johnny Cash, BB King ou Dolly Parton, ou à l’heure actuelle de Brad Paisley, Taylor Swift ou Blake Shelton, ont tous été bâtis à Nashville. Depuis, chacun espère voir la chance lui sourire et être repéré par un producteur à l’issue d’un concert dans l’un des bars – ou églises – de Broadway et de la 5e Avenue.

 

Carte touristique de Nashville

Carte de notre balade dans le centre-ville

 

Nashville Visitor Center

Nous partons donc à la découverte du downtown de Nashville en passant devant le très beau Visitor Center situé dans la tour de verre du Bridgestone Arena Building.

 

Nashville Downtown

Mais s’il y a bien un bâtiment impossible à louper quand on se balade dans le centre, c’est le AT&T Building surnommé pour des raisons évidentes le « Batman Building » !

 

Nashville Broadway

C’est vrai qu’il est très photogénique : avec ses 33 étages et ses 188m, c’est l’immeuble le plus haut du Tennessee. Le building comprend même un jardin de 3 étages, entouré de verre et à température contrôlée afin que les plantes puissent s’y épanouir toute l'année. De plus, l’alliance bâtiments de brique/gratte-ciels de verre, qui prédomine ici, est une association architecturale toujours très réussie : en tous cas, moi, j’adore !

 

Nashville Broadway

Nous avons rejoint Broadway, large artère animée située au cœur du quartier des divertissements, sœur jumelle de Bourbon Street à Nola ou Beale Street à Memphis.

 

Nashville Broadway

Dans le Lower Broadway se succèdent les honky tonks, bars et restos musicaux où les artistes se produisent 365 jours par an et presque 24h/24 ! Ce sont les équivalents blancs des juke-joints noirs du Mississippi… L’entrée aux bars est gratuite mais les groupes sont payés avec les pourboires.

 

Nashville downtown broadway

On estime que près de 300 concerts ont lieu chaque jour dans Nashville : et même si la country est au cœur de son histoire, on peut également y écouter du blues, du jazz, de la pop, du rock, de la soul et même de la musique classique !

 

Nashville Broadway

Du coup, même joyeuse cacophonie dans la rue qu’à la Nouvelle Orléans ou Memphis vu qu’ici aussi, la plupart des groupes sont installés près des fenêtres et des portes ouvertes pour attirer le chaland…

 

Nashville Jason Aldean's bar

Nous entrons dans un de ces honky tonks, le « Jason Aldean's Kitchen + rooftop bar », pour notre repas de midi (avec au menu bière et hamburgers) : intérieur peu éclairé, néons, musique live…

 

Nashville Jason Aldean Honky Tonk

bar-tracteur au centre de la pièce…

 

Nashville Jason Aldean Honky Tonk

et station de radio !

 

Jason Aldean, qui possède ce resto depuis 2018, est en fait une star de la musique country ayant vendu plus de 15 millions d'album. Ci-dessous, vous pouvez écouter un de ses titres.

 

 

Nashville Jason Aldean Honky Tonk Bar

Les honky tonks ont tous plusieurs étages et une grande terrasse au dernier, nous montons donc pour une vue en hauteur sur Broadway Avenue et c’est là que nous découvrons qu’en fait, il y a un concert à chaque niveau ! Incroyable cette ville !

 

Nashville Broadway

Donc, gros coup de cœur pour l'ambiance de Nashville…

 

Nashville Broadway

et son architecture colorée...

 

Nashville Broadway

De la terrasse du Jason Aldean's Kitchen, belle vue à gauche sur la clé de Fa du Country Museum et sur le néoclassique Nashville Symphony Schermerhorn

 

Nashville Broadway

Belle vue à droite sur les rives de la Cumberland River

 

Nashville Broadway

Belle vue au centre sur le Batman Building et les immeubles en verre

 

Nashville Lower Broadway

Des rooftops sur tous les immeubles beaucoup plus hauts que sur Bourbon Street...

 

Vidéo : Vue sur Broadway Avenue à partir de la terrasse du Jason Aldean's Kitchen and bar avec cacophonie musicale en fond sonore...

 

Nashville Broadway

Nous reprenons notre balade en direction de la Cumberland River... admirez l'enseigne/néon qui tourne sur elle-même !

 

Nashville Cumberland River

La Cumberland river, affluent de l'Ohio, et le Pedestrian Bridge (avec ses 960m, il est l'un des plus longs ponts piétonniers du monde.)

 

Nashville Nissan Stadium

Le Nissan Stadium, stade de football américain, accueille l'équipe des "Titans du Tennessee" mais aussi les concerts de la Country Music Association.

 

Nashville Cumberland Riverfront

La skyline du riverfront 

(oui ben, c'est plus court de le dire en anglais... parce que sinon "la silhouette des bâtiments de la ville en bordure de la rivière"... bof, quoi !)

 

Nashville Second Avenue

Nous remontons un peu la Second Avenue...

 

Nashville second avenue

... qui se dénommait Market Street jusqu’en 1903 et présente la plus grande concentration de façades commerciales victoriennes à Nashville (la plupart des bâtiments du riverfront datent de 1870 à 1890 et servaient d’entrepôts et de vitrines pour les marchandises expédiées le long de la rivière Cumberland),

 

Nashville Printer's Alley

pour aller faire un petit tour du côté de Printers Alley.

 

Nashville Printer's Alley

Cette ruelle abritait au 20e siècle deux grands journaux ainsi que de nombreuses imprimeries et maisons d’éditions, d’où son nom.

 

Nashville Printers Alley

Aujourd’hui, c’est un lieu connu pour ses nightclubs, ses bars et ses restaurants qui datent des années 1940.

 

Nashville Tennessee State Capitol

On grimpe jusqu'à Capitol Hill afin de jeter un petit coup d'œil au Tennessee State Capitol, édifice de style néogrec construit en 1845 avec du calcaire et du marbre de la région par des esclaves et des prisonniers, puis on redescend par la 5e avenue.

 

Nashville Hermitage Hotel

On s'arrête à l'hôtel The Hermitage, grand 5 étoiles de luxe à la décoration plutôt chargée ! Ouvert en 1910, il est inscrit au Registre des Lieux Historiques et accueille toutes les stars en visite à Nashville. Sol en marbre du Tennessee, plafonds sculptés, puits de lumière, vitraux Tiffany, menuiseries en acajou ou noyer, colonnes en marbre italien, chapitaux corinthiens, frises de feuilles d'acanthes, moulures dentelées, tentures rouge et or, immenses tapis... ici, on parle de style "Beaux-Arts" car l'architecte avait fait ses études à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris.

 

Diaporama : Hôtel The Hermitage à Nashville
Diaporama : Hôtel The Hermitage à Nashville
Diaporama : Hôtel The Hermitage à Nashville
Diaporama : Hôtel The Hermitage à Nashville
Diaporama : Hôtel The Hermitage à Nashville
Diaporama : Hôtel The Hermitage à Nashville

Diaporama : Hôtel The Hermitage à Nashville

 

Nashville Hermitage Hotel

Mais le plus extraordinaire, ce sont les toilettes hommes art-déco qui datent de 1930 : meubles couleur anis, carreaux de verres plombés noirs et verts, sol en vrai granito (fragments de pierre naturelle et de marbre colorés, agglomérés à du ciment et polis)... on se croirait dans la salle multimédia d'Elvis à Graceland !

 

Nashville First Presbyterian Church

L'église Presbytérienne du centre- ville, bâtie en 1848, est l'un des rares exemples d'architecture néo-égyptienne aux États-Unis.

 

Nashville fresque parking

Au 114 de la 5e avenue, la fresque géante « Rivive » de l'artiste Beau Stanton, peinte en 2017, rappelle que Nashville est aussi surnommée "l'Athènes du Sud" car elle propose, dans le Centennial Park, une reproduction à l'échelle du Parthénon avec une statue d'Athéna (pas loin de notre hôtel mais nous n'aurons pas le temps d'aller voir ça...)

 

Nashville Fresque parking

«Tant que la lune se lèvera, Tant que les rivières couleront, Tant que le soleil brillera, Tant que l'herbe poussera ».

Cette fresque située sur la 5e avenue entre Commerce Street et Church Street a été graffée par Neils “Shoe” Meulman à partir de la chanson de Johnny Cash «As Long As The Grass Shall Grow» qui dénonce les torts causés aux indiens de la tribu Sénéca par la rupture des traités passés avec eux. Un engagement – signé par George Washington lui-même – leur garantissait le droit à conserver leurs territoires «aussi longtemps que l’herbe poussera, aussi longtemps que les rivières couleront… » Engagement trahi en 1960 par la construction d'un barrage – qui a inondé 1/3 des terres indiennes dont un cimetière sacré – puis par celle d'une autoroute 4 voies en 1967...

Mais comme dit la chanson : « Le père de la nation ne saurait avoir tort… et puis ces Indiens, quelle importance ? »

 

Johnny Cash, "As Long as the Grass Shall Grow" - A Tribute to our Native American Brothers

 

Nashville Ryman Auditorium

Malgré les travaux de construction du quartier qui empêchent de prendre du recul pour les photos (il y a des grues partout, on sent que la ville est en pleine croissance...), on s'attarde devant le Ryman Auditorium, ancien « Union Gospel Tabernacle », lieu de culte devenu une des salles de concert les plus connues du pays.

 

Nashville Ryman Auditorium

Bâti en 1892 et doté d’une acoustique unique, cette salle circulaire de 2362 places rapidement surnommée « Mother Church of Country Music » (= l’église mère de la musique country) doit sa célébrité au fait qu’elle a hébergé pendant des décennies (de 1925 à 1974) le fameux « Grand Ole Opry », une émission de radio hebdomadaire dédiée à la musique country qui y était enregistrée et diffusée en direct, et qui a accueilli des stars telles que Johnny Cash, Dolly Parton, Patsy Cline, Hank Williams, le King Elvis ou encore Bill Monroe dont on voit la statue à droite. A noter que c'est au cours d'un concert au Ryman que Monroe a introduit le banjo et créé en direct la Bluegrass Country...

Aujourd’hui, le Grand Ole Opry existe toujours mais a quitté le Ryman pour une nouvelle salle plus moderne située à la périphérie de Nashville.

 

Nashville Ryman Auditorium

Mais le Ryman Auditorium ne se limite pas au Grand Ole Opry : la salle de concert a également accueilli, et accueille toujours, des artistes de tous genres, d’Aretha Franklin à Coldplay, en passant par Judy Garland ou Bruce Springsteen, et a été la scène de l'émission de variétés «The Johnny Cash Show » sur la chaîne ABC de 1969 à 1971 (c'est d'ailleurs là que Cash a rencontré June Carter.)

 

Nashville fresque Ryman Auditorium

La fresque toute proche célèbre d'ailleurs quelques uns de ces artistes : à noter que certains disparaissent parfois de la fresque, comme Taylor Swift remplacée par Brad Paisley en décembre 2020 (bon, là, en l'occurrence, il y a 5 stars de trop sur ma photo !)

 

Retour sur Broadway...

 

Diaporama : Nashville Lower Broadway
Diaporama : Nashville Lower Broadway
Diaporama : Nashville Lower Broadway
Diaporama : Nashville Lower Broadway

Diaporama : Nashville Lower Broadway

 

Nashville Country Museum

Nous revenons au Country Museum où nous avons rendez-vous avec le taxi gratuit de notre hôtel (oui, parce qu'on a souhaité éviter de payer les stationnements du centre-ville en plus du parking de l'hôtel !)

 

Nashville Music Center

Le Music City Center est un immense Centre de Congrès situé à côté du Country Museum. Son toit ondulé est couvert de gazon.

 

Nashville Cadillac

En route vers notre hôtel, on s'extasie sur le confort de notre taxi sans reconnaître le logo de la marque (ben oui, on n'a pas Martine avec nous cette fois, du coup obligés de demander à notre chauffeur...) En fait, il s'agissait juste d'une Cadillac !

 

Nashville Cadillac

Bon, ok, pas celle d'Elvis...

 

Nashville Hutton Hotel

Notre hôtel est aussi un beau musée !

 

Nashville Hotel Hutton

Vous vous demandez sûrement ce qui nous prend de rentrer à l'hôtel à 16h alors qu'il fait un temps superbe ? C'est que nous devons repartir en voiture à 17h30 pour une soirée surprise... Vous devinez ? Non ? Alors il faut patienter jusqu'à l'article suivant...

 

Nashville Brad Paisley

Allez, je suis sympa, je vous donne un indice...

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 00:06

 

La photo du jour

Nashville

Il paraît que le Tennessee est le « soundtrack of America » donc, forcément, on continue notre voyage dans l'histoire de la musique américaine !

 

Si Memphis se déclare officiellement le « lieu de naissance du rock’n roll », Nashville, quant à elle, revendique fièrement son surnom de « Music City » : c’est à Nashville que se trouvent l’une des écoles de musique les plus prestigieuses du pays et certains des meilleurs studios d’enregistrement au monde.

Ce qui nous frappe lors de cette journée de visite, c’est que Nashville est aussi blanche que sa rivale Memphis est mixte… la musique Country qui est à l’honneur partout ici, même si elle a puisé elle-aussi dans des racines religieuses, a été peu investie par les afro-américains spécialistes du Blues et de la Soul : les radios américaines avaient bien pris soin de reporter dans l'industrie musicale la ségrégation raciale en vigueur à l'époque... le Blues c'était les Noirs, la Country les Blancs, et puis c'est tout !

En France, il faut bien l’avouer, nous connaissons mal les grands noms de la Country Music… notre vision faussée de ce style musical se nourrit surtout des ballades entendues dans les Westerns et des rythmes de Line-Dance (plus populaire chez nous qu’aux USA où la country se danse principalement à deux !)

 

Pour parfaire notre éducation musicale, nous nous précipitons donc dès le matin dans le Country Music Hall of Fame and Museum qui retrace l’histoire de la musique country depuis ses racines folkloriques jusqu’à nos jours à travers son exposition permanente « Sing Me Back Home : A Journey through Country Music ».

 

Nashville Country Music Hall of Fame

L'architecture du bâtiment regorge de symboles liés à la musique et à la culture du Sud : vu du dessus il est en forme de clé de Fa, les fenêtres de sa façade font référence aux touches d’un piano, la forme circulaire de la rotonde rappelle celle des silos à grains tandis que ses décorations en relief reproduisent les notes de musique de la chanson "Will The Circle Be Unbroken" de la Carter Family et sa tour en métal celle de la Radio WSM...  A l'intérieur, les références sont tout aussi nombreuses : voûte rappelant l'aile d'une Cadillac, grilles de support des murs en verre dessinant des cordes de guitare, sol en pierre jaune du Tennessee...

 

Nashville Country Music Hall Of Fame

Nous choisissons la formule Musée + audioguide + studio RCA pour 46$ chacun.

Les deux niveaux du musée se répartissent en deux époques bien distinctes : du début du 20e siècle aux années 1960 (étage que nous ferons avant le départ en navette pour le studio B), puis des années 1960 à nos jours (niveau que nous explorerons à notre retour... mais pour simplifier, j'ai choisi de rassembler ci-dessous toutes les photos du musée...)

Cliquez ici pour un plan du musée

 

Jesska à Nashville

A l’accueil, une jeune guitariste originaire de Chatillon d’Azergues, venue tenter sa chance à Nashville il y a 5 ans après avoir été recalée en France lors des auditions finales de The Voice et Nouvelle Star pour cause de trop grand stress, nous fournit des audio-guides en français. Nous discutons un moment avec elle pour comprendre son parcours : chanteuse, auteur et compositeur, Jessica (nom de scène : Jesska) vient juste de sortir un album intitulé « Rock’n’roll back » dans lequel participe Charlie Mc Coy à l’harmonica et au clavier. Elle chante d’ailleurs aux côtés de Mc Coy sur son album « Les bons temps ».

 

Cliquez ici pour aller sur le site de Jesska et écouter son album

Jesska Rock'n'Roll Back

 

Ci-dessous son premier titre "Good Day "

Jesska en acoustique à Lyon en 2012

 

Rocking In Nashville Eddy Mitchell

Remarque : Charlie Mc Coy est ce multi-instrumentiste surdoué qui a notamment participé à l’album d’Eddy Mitchell « Rocking in Nashville » (enregistré à Nashville en 1974), puis à la tournée qui s’en est suivie.

 

Eddy Mitchell Shérif de Nashville

Shérif de Nashville... la classe !

Un jour qu'Eddy s'était fait arrêter à Nashville parce qu'il ne roulait pas assez vite (!), il a sorti sa carte de shérif devant le policeman stupéfait (parce qu'avec son accent français, il ne comprenait rien...) qui a déclaré "plus jamais je ne voterai pour ce maire !"

 

 

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

La Country est un style de musique né aux USA au 18e siècle dans la région des Appalaches et qui s’est étendu dans tout le sud du pays, du Texas jusqu'en Virginie-Occidentale.

 

En 1734, les premiers émigrants irlandais, anglais, gallois, écossais et espagnols débarquent aux États-Unis dans le but de refaire leur vie dans ce nouveau monde. Dans leurs bagages, ils emportent avec eux leur culture, leur folklore et les instruments du vieux continent. Chants celtiques et hymnes religieux sont ainsi les racines de la Country Music.

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

Les interactions avec d’autres communautés d'immigrants vont créer une musique aux origines multiples et profondément mêlées, utilisant le yodel suisse, le violon irlandais, le dulcimer allemand, la mandoline italienne, la guitare espagnole, le banjo africain… Après l’annexion des îles Hawaï par les Etats-Unis en 1898, la musique hawaïenne s’introduit avec ses airs swings et le « Dobro », guitare à résonance métallique posée à plat sur les genoux du musicien (N.B: les instruments de percussion, considérés comme trop bruyants, ont été introduits bien plus tard, en 1935... les tapements de pieds suffisaient à marquer le rythme !)

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

La musique et la danse étaient alors les principales distractions. Le folklore appalachien des communautés rurales et pauvres était composé d’airs faciles à retenir et de paroles simples évoquant la vie quotidienne des colons : pauvreté, misère, religion mais aussi l’amour, heureux ou malheureux... Parce que cette musique issue du folklore d’origine est un lien qui rattache les immigrés au souvenir de leur pays et qu'elle est d'origine rurale, elle prendra le nom de "Country Music" (musique du pays/de la campagne) 

 

Nashville Country Music Hall of Fame

Au fil du temps, le style Country va regrouper plusieurs genres de musiques : l’Old Time music avec le Hillbilly et la Western Music, le Country Gospel, le Western Swing, le Bluegrass, le Honky Tonk, le Country Boogie, le Rockabilly, le Nashville sound, le Bakersfield sound, le Country Rock ou Pop, la New Country, le Red Dirt, le Cajun, le Zydeco et même un mouvement dit « des Outlaws » avec pour représentants autoproclamés des stars comme Johnny Cash, Emmylou Harris ou Kris Kristofferson.

 

 

Tennessee Ernie Ford

A la fin du 19e siècle, les chants traditionnels, à l'instar des chants gospels à l'origine du Blues, sont utilisés pour rythmer les travaux dans les champs ou sur les voies ferrées : on parle donc également de "Work songs" mais pas encore de Country Music.

En voici un exemple avec le titre de Tennessee Ernie Ford " Mule Train".

 

 

 

Au début du 20e siècle, ce style prend le nom de Hillbilly (qui signifie « péquenaud ») dans le sud-est et de Western Music dans le sud-ouest (ces deux styles étant regroupés dans la catégorie « Old Time Music » où prédominent le violon, le banjo et la mandoline). Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale qu'on préférera le terme de « Country & Western ».

Le premier enregistrement commercial de ce qui peut être considéré comme de la musique Country est "Sallie Gooden" par Eck Robertson en 1922 pour RCA Victor Records.

 

 

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

Les Cow-Boys conduisant leur troupeau à travers les plaines du Texas et du Mid-West chantaient aussi des mélodies a capella ou accompagnés d'un violon (fiddle), d'une guitare ou d'un harmonica, ce qui a permis à Hollywood de populariser ce style musical dans les premiers westerns parlants : on parle alors de "Cowboy songs". Le plus célèbre de ces cowboys chantants est Gene Autry, acteur, chanteur, compositeur, dont les 200 films à succès auront donné à la Country l'image romantique du cowboy avec sa guitare... Aux yeux du grand public, Gene Autry est le créateur de la musique Country !

 

Gene Autry - Sing Me a Song of the Saddle (from Yodelin' Kid from Pine Ridge - 1937) Gene Autry a interprété cette chanson dans 3 films et l'a utilisée comme générique de son show radio.

 

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

Le musée est le temple de la guitare sous toutes ses formes... ici l'arrivée de la guitare électrique dans la musique Country : Bob Wills, un des créateurs du Western swing (musique rurale mâtinée de Blues) est aussi l'un des premiers musiciens à ajouter une guitare électrique à son groupe, en 1938.

 

Nashville Country Museum Fall of Fame

Au centre, une mandoline, à droite un Dobro.

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

Ici, une guitare steel à pédales avec 4 manches !

 

MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B

Ci-dessus, les instruments de Maybelle Carter (figure de la musique Old Time qui a révolutionné en 1920 le rôle de la guitare, transformant l'instrument rythmique en voix mélodique avec la technique du flatpicking utilisant le médiator), Bill Monroe (qui a créé en 1945 le Blue Grass caractérisé par l'utilisation du banjo et de la contrebasse. Sa mandoline est d'ailleurs exposée comme "le joyau précieux" du musée !), Merle Travis (célèbre pour sa technique particulière de picking à deux doigts, pouce et index, les autres posés sur la guitare), Shot Jackson (surtout connu pour jouer du Dobro et de la guitare steel à pédale, il a commercialisé en 1964 un résonateur à sept cordes appelé Sho-Bro), James Burton (le maître de la Telecaster, guitariste d'Elvis dès 1969), Johnny Cash (pionner du Rockabilly et de l'Outlaw Country. Voix de baryton et tout de noir vêtu, il est considéré comme le plus grand chanteur de country), Doug Sahm (qui jouait de la guitare, de la mandoline, du violon, et du clavier), Les Everly Brothers (qui enregistraient, sous le label RCA de Nashville, des disques parmi les plus innovants des années 1957/62).

Remarque : en cliquant sur les noms, vous pouvez écouter un titre phare de chaque artiste.

 

Le mot Rockabilly, dont les fers de lance sont Johnny Cash, Elvis Presley et Carl Perkins, est la contraction de Rock et Hillbilly. C'est en fait une musique dansante et rythmée, gardant les caractéristiques du Honky tonk : absence de cuivre et de batterie (ou très légère), contrebasse, guitare électrique et vocaux nasillards et syncopés. Il est le descendant direct du Country Boogie lui même dérivé du Western Swing. Carl Perkins le décrit ainsi: « j’ai mis un peu de rythme et de vitesse dans les vieux Blues et les vieux morceaux de Honky tonk de mon enfance, c’est tout. »

En 1958, le Rockabilly, qui avait remplacé la Country dans le cœur des jeunes américains, disparaît pour laisser la place au  Rock'n'Roll...

 

 

 

Nashville Country Music Museum Hall of fame

La Country, c'est aussi des tenues de scène bien caractéristiques : chemise western, veste à franges, Stetson, Santiag, broderies, robe à volants...

 

Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !
Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !
Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !
Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !
Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !
Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !
Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !
Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !
Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !

Diaporama : tenues de scène Country... avec la guitare assortie, c'est la classe !

 

 

Nashville Country Museum hall of fame

Le Musée met à l'honneur des stars qui ont marqué l'histoire de la Country et la ville de Nashville comme ici Chet Atkins qui fut à l’origine de ce mouvement "countrypolitan" né en 1950 qu'on appelera "le son de Nashville". Précurseur du finger-picking à 4 doigts, c'était un guitariste virtuose qui a pris les rênes des Studios RCA en 1955.

En 1965, Atkins connait son plus grand succès avec «Yakety Axe», une adaptation du tube du musicien de studio de Nashville, Boots Randolph, «Yakety Sax».

 

Je pense que vous trouverez sans peine quel générique a repris cette musique...

 

Ci-dessous le clan des Hank !

MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B
MAI 2019 : Jour 13 matin / Nashville : Country Music Hall of Fame et RCA Studio B

Hank Williams : adepte influent du style Honky Tonk (musique de bastringue pour les blancs du sud), son catalogue musical est l'un des piliers de la musique country. En seulement six ans (la durée de sa courte carrière), il a composé plus de 400 chansons qui seront ensuite abondamment reprises par des artistes pop, gospel et rock. Sa légende n'a fait que croître depuis sa mort prématurée à l'arrière de sa Cadillac en 1953, à l’âge de 29 ans. Hank Williams est sans doute l’artiste le plus repris de l’histoire de la musique et l’un des plus prolifiques.

Hank Thompson : son style musical, caractérisé comme Honky Tonk Western swing, était un mélange de violons, de guitare électrique et de steel guitar qui mettait en vedette sa voix de baryton.

Hank Snow : son titre "I'm Movin'On" enregistré aux studios RCA Victor en 1950 est devenu l'un des titres les plus populaires de la country.

 

Nashville Grand Ole Opry

Connie Smith (qui fut la première chanteuse de Country à être numéro 1 avec son titre «Once a Day») et Porter Wagoner (au costume en accord avec le nom!) sont deux icônes de Nashville, l'une ayant signé avec les Studios RCA, l'autre co-animant pendant 10 ans l'émission de radio du Grand Ole Opry.

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

Charly Mc Coy que je mentionnais en début d'article est aussi une figure incontournable de Nashville. Il joue de l'harmonica depuis l'âge de 8 ans : sa virtuosité lui a permis d'accompagner des stars comme Elvis Presley, Bob Dylan, Simon et Garfunkel, Cliff Richard, Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Johnny Halliday, Eddy Mitchell.... et même Yvette Horner ! ( non, désolée, pas Plastic Bertrand...)

 

Une incroyable prestation !

 

 

Le musée expose aussi quelques voitures de stars célèbres comme la "Silver Dollar Pontiac Convertible" du chanteur de Honky tonk Webb Pierce, décorée d'armes à feu et d'une selle en cuir couverte de pièces en argent !

 

Diaporama : Pontiac de Webb Pierce
Diaporama : Pontiac de Webb Pierce
Diaporama : Pontiac de Webb Pierce
Diaporama : Pontiac de Webb Pierce
Diaporama : Pontiac de Webb Pierce
Diaporama : Pontiac de Webb Pierce

Diaporama : Pontiac de Webb Pierce

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

Une Cadillac Limousine d'Elvis Presley plaquée or et munie à l'arrière d'une télé, d'un distributeur à glaçons et d'un cire-chaussures ! Quant à la peinture de la carosserie, elle est à base de diamants moulus et d'écailles de poissons... excusez du peu !

 

Diaporama : Nashville Cadillac Solid Gold d'Elvis
Diaporama : Nashville Cadillac Solid Gold d'Elvis
Diaporama : Nashville Cadillac Solid Gold d'Elvis

Diaporama : Nashville Cadillac Solid Gold d'Elvis

 

Nashville Country Museum

La Pontiac Firebird Trans Am utilisée dans le film "Smokey and the Bandit II" (la série des "Cours après moi, Shérif" avec Burt Reynolds et Sally Fied) et rachetée par l'acteur et musicien country Jerry Reed.

 

 

Nashville Country Museum hall of fame

La dernière partie du musée fait honneur aux artistes contemporains qui, des années 1970 à nos jours, ont habillé la Country d'influences Rock, Pop, Rap ou Techno comme The Flying Burrito Brothers, the Grateful Dead, Neil Young, Dolly Parton, Emmylou Harris, Buffalo Springfield, The Eagles, Kenny Rodgers, Shania Twain...

 

Nashville Country Museum Hall of fame

Taylor Swift qui accumule les records de ventes et de récompenses aux USA : c'est l'artiste la plus récompensée de l'histoire des American Music Awards, la seule à avoir vendu consécutivement 4 albums à plus d'un million de copies la semaine de leur sortie rien que dans son pays, pour un total de 50 millions d'albums vendus dans la dernière décennie... et sa carrière n'a commencé qu'en 2006 !)

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

ou le Néo-Zélandais Keith Urban qui sera  le deuxième artiste country (après Shania Twain) à bénéficier d'une couverture médiatique en France, mais en étant présenté comme un artiste rock afin de mieux passer sur les ondes de l'Hexagone ! (c'est dire la popularité de la musique Country chez nous...) Élu « l'homme le plus sexy de la Country Music", il est aussi le mari (actuel) de Nicole Kidman...

 

Nashville Country Museum

Même Paul McCartney est venu enregistrer à Nashville en 1974 avec les Wings ! Une bande magnétique des chansons enregistrées est d'ailleurs exposée dans la vitrine (Send Me The Heart - Sally G - Bridge On The River Suite - Junior's Farm - Walking In The Park With Eloïse)

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

Seize centrales d'écoute sont disséminées dans le musée (mais on peut écouter aussi de la musique avec son audiophone.)

 

Nashville Country Museum

Nous arrivons dans la salle des trophées

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

avec l'incontournable mur de disques d'or et de platine...

 

Nashville Country Museum Hall of fame

Plus de 800 !

 

Nashville Country Museum Hall of Fame

C'est ici qu'est exposé le disque de diamant d'Elvis (certifié plus de 10 fois disque de platine). Il s'agit de l'album de chansons de Noël le plus vendu au monde!

 

Nashville vue sur Batman Building

De cet étage, on a une très belle vue du downtown de Nashville et du "Batman Building"...

 

Nashville Rotonde Hall Of fame

La visite se termine par la Rotonde qui met à l'honneur les figures les plus représentatives de l'histoire de la musique Country sous forme de plaques commémoratives : c'est le fameux '"Hall of Fame" ( =Temple de la renommée)

 

Rotonde du Temple de la Renommée à Nashville
Rotonde du Temple de la Renommée à Nashville
Rotonde du Temple de la Renommée à Nashville
Rotonde du Temple de la Renommée à Nashville
Rotonde du Temple de la Renommée à Nashville

Rotonde du Temple de la Renommée à Nashville

 

Nashville Country Museum Gift shop

Et bien sûr, un gift shop avec plein de guitares en vente...

 

 

En milieu de visite, départ en navette pour le quartier de "Music Row", berceau de l'industrie du disque à Nashville. De nombreux labels y sont installés : Decca, Warner Bros, Sony, Curb, Mercury, MCA, Columbia, EMI... et le légendaire Studio B du label RCA, plus vieux studio d'enregistrement de Nashville.

 

Vu son look, notre guide est sûrement aussi une chanteuse de Country !

 

Nashville RCA Studio B

Construit en 1957, RCA Studio B fut le grand promoteur du Son de Nashville qui, en modernisant la Country pour concurrencer le succès du Rock and Roll, est devenu une référence internationale. La visite est donc un plongeon dans les années 50/70 avec un aperçu de ce qui a été enregistré dans ce studio mythique.

 

Nashville RCA Studio B

En effet, plusieurs grandes stars ont signé avec cette maison de disques, comme les Everly Brothers, Chet Atkins, Hank Snow, Dolly Parton (première femme à avoir gagné une place importante dans un circuit très masculin ; RCA Records l'a engagée d'abord en tant que partenaire de Porter Wagoner puis en tant qu’artiste solo),Willie Nelson, Roy Orbison, Jerry Reed...

 

Nashville RCA Studio B

et surtout Elvis Presley avec pas moins de 262 chansons enregistrées au Studio B, soit plus de la moitié de son répertoire !

 

Diaporama : stars du RCA Studio B
Diaporama : stars du RCA Studio B
Diaporama : stars du RCA Studio B
Diaporama : stars du RCA Studio B

Diaporama : stars du RCA Studio B

Nashville RCA Studio B

Petit arrêt image sur Charley Pride qui fut la première star noire de la musique Country. Originaire du Delta d'où naquit le Blues, Charley Pride ne jurait que par Hank Williams et le Grand Ole Opry, émission de radio dédiée à la Country qu'il écoutait depuis l'enfance.

Découvert par Chet Atkins, Pride a signé chez RCA Records où il est devenu dans les années 1970 l’interprète réalisant les meilleures ventes aux Etats-Unis depuis Elvis Presley ! Mais dans une Amérique ségrégationniste, ses producteurs ont caché son visage et ses origines dans les textes promotionnels pendant plus de deux ans... Lorsque son identité a été révélée, quelques stations de radio Country ont même refusé de jouer sa musique... En 1993, après avoir accumulé les récompenses, il rejoint le casting du Grand Ole Opry... belle revanche ! (NB : Charley Pride est décédé du Covid-19 à 86 ans en décembre 2020)
 

 

 

Steve Sholes dirigeait RCA Victor lorsqu'il a signé Chester Atkins comme chanteur et guitariste en 1947. Au cours des années 1950, la relation d’Atkins avec Steve Sholes évolue pour devenir celle d’un protégé de confiance. Au départ, Chet organisait des sessions, et si Sholes, qui était basé à New York, ne pouvait pas venir à Nashville, Atkins produisait les disques lui-même. En 1955, Sholes finit par confier à Atkins la responsabilité des studios de RCA.

Atkins, guitariste virtuose, a toujours essayé de moderniser et renouveler la Country, en collaborant avec de jeunes artistes comme le guitariste de rock britannique Mark Knopfler... En 1993, il a reçu un Lifetime Achievement Award de la National Academy of Recording Arts and Sciences (NARAS), le plaçant au niveau des grands musiciens tels que Louis Armstrong, Ray Charles, Leonard Bernstein et Paul McCartney.

 

J'adore cette interprétation !

 

Nashville RCA Studio B

La visite est moins ludique qu'au Sun Studio : pas de vitrines d'expositions, d'objets personnels, de néons clignotants... mais elle est plus authentique, entièrement dédiée au matériel technique et aux instruments utilisés dans ce studio de légende (toujours en activité)...

 

Diaporama : RCA Studio B
Diaporama : RCA Studio B
Diaporama : RCA Studio B
Diaporama : RCA Studio B
Diaporama : RCA Studio B

Diaporama : RCA Studio B

 

Nashville RCA Studio B

...et la guide nous raconte plein d'anecdotes ! (que l'on apprécie quand on comprend bien l'anglais... on a raté quelques infos du coup !)

Par exemple, que c'est RCA Victor qui a lancé en mars 1949 le premier disque format 45 tours qui a fait le succès des Juke Box.

Ou alors qu'Elvis enregistrait toujours très tard le soir, voire même la nuit, et qu'il avait l'habitude de décorer le studio en fonction du thème de la chanson, allant même jusqu'à y planter un sapin de Noël en plein été !

 

Nashville RCA Studio B

On prend place dans la salle d'enregistrement pour écouter, lumière tamisée, quelques morceaux enregistrés ici dont "Are you Lonesome Tonight" d'Elvis... séquence émotion !

 

 

nashville RCA Studio B

Norbert a même posé ses mains sur le Stenway and Sons utilisé par Elvis lors de nombreuses sessions d'enregistrement ! Ce piano est dans le studio depuis 1957 : réparé et accordé sur place, il n'a jamais revu la lumière du jour depuis...

 

Son surnom de « Music City », Nashville le devrait en réalité… à la Reine d’Angleterre ! L’anecdote veut en effet qu'en 1873, la Reine Victoria, impressionnée par la performance d’un groupe de Nashville, les « Fisk Jubilee Singers », leur ait dit qu’ils "devaient venir de la ville de la musique" ! Mais ce n'est que dans les années 1950 que la ville a adopté officiellement ce surnom...

 

 

A SUIVRE : NASHVILLE DOWNTOWN

 

Partager cet article
Repost0
13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 11:05

 

La photo du jour

Casey Jones Village

Là, je suis sûre que beaucoup d'entre vous vont se reconnaître...

("les chats c'est comme les chips... impossible de n'en prendre qu'un !")

 

 

 

Direction Nashville avec deux étapes : le Casey Jones Village à Jackson et la riche petite ville de Franklin, avec ses bâtiments historiques et quelques Ohlalas...

 

Pour rappel : Carte du trajet du roadtrip

Carte du Tennessee

 

Memphis

Bye bye Memphis (avec une dernière photo de l'Autozone Park puisque, maintenant, on est des super fans grâce à notre casquette des Redbirds !)

 

direction Jackson Tennnessee

Entre Memphis et Nashville, une autoroute sans intérêt et souvent en mauvais état, avec des usagers très irrespectueux du code de la route... c'est le vrai rodéo !

 

Casey Jones Village

A Jackson (Tennessee), le Casey Jones Village est un village western reconstitué avec plein de boutiques de bric à brac !

 

Casey Jones

Il célèbre le souvenir de Jonathan Luther «Casey» Jones, un mécanicien ferroviaire de Jackson employé par l'Illinois Central Railroad (ICRR) à partir de 1891. Casey Jones avait la réputation de toujours respecter son horaire... en poussant parfois sa machine un peu plus que de raison. À cette époque, les locomotives à vapeur étaient le dernier cri de la modernité et certains mécaniciens jouissaient d'une célébrité médiatique comparable à celle d'un actuel champion de course automobile.

 

Casey Jones

Mais s’il est devenu une icône américaine, c’est en raison de son dernier trajet héroïque le 30 avril 1900, lorsqu'il trouve la mort en réussissant à freiner sa locomotive avant d'entrer en collision avec un train de marchandises en panne, sauvant par son acte tous les passagers de son train. Il avait d’ailleurs précédemment déjà risqué sa peau pour sauver la vie d'une fillette égarée sur la voie… il n’en fallait pas plus pour qu’il accède à un statut de demi-dieu… un phénomène bien américain !

 

Casey Jones Timbre 3 cents

Il a même été l’effigie d’un timbre de 3 cents !

Cette mort sera popularisée par une chanson, The Ballad of Casey Jones, écrite par son ami Wallace Saunders, un collègue afro-américain. Ce fut la première de plusieurs chansons portant sur cette légende à être écrite et interprétée. En effet, d'autres chansons liées à Casey Jones ont été enregistrées plus tard par des artistes tels que Hank Snow (Casey Jones Was His Name), Kris Kristofferson (Casey's Last Ride), Johnny Cash (dans une reprise de la ballade originale), The Grateful Dead (Casey Jones) et même Motorhead (Ridin' With The Driver) !

 

 

The Brave Engineer Disney

Les Studios Disney ont quant à eux livré une variation comique sur le thème de Casey Jones dans un dessin animé intitulé "The Brave Engineer" sorti en 1951. La conduite "à toute vapeur" de Casey Jones et sa réputée détermination à être à l'heure coûte que coûte y sont spirituellement évoquées, même si le film se termine par une "Happy end". La ballade de Casey Jones utilisée comme bande sonore et la voix "off" sont interprétées par un acteur-chanteur populaire de l'époque, Jerry Colonna.

Casey Jones House

Du coup, on trouve sur ce site la maison de Casey Jones

 

Casey Jones Village

et bien sûr un musée en son honneur…

 

Jackson locomotive

…avec devinez quoi ? Plein de trains, comme ici la réplique de la locomotive Cannonball 382...

 

Casey Jones Village

Mais pas que… à croire qu’ils sont tous ici !

 

Casey Jones Village country store

 

Casey Jones Village Old Country Store

On entre dans le Old Country Store

 

Casey Jones Village

A la fois musée, saloon, resto, gift shop…

 

Casey Jones Village

et station de radio en plein live !

 

Casey Jones Village

Avec des crachoirs plus western-que-ça-tu-meurs

 

Casey Jones Village

Ici, ça brillait tellement que l’appareil photo du téléphone n’a pas réussi à régler la netteté !

 

Casey Jones Village

Dehors, ce n’est guère mieux en terme d’étrangetés en tout genre... où on apprend avec intérêt que cette maison « est protégée par le sang de Jésus »…

 

Casey Jones Village

et là, il n’y a que les grenouilles qui ont le droit de se garer…

 

Casey Jones Village

La belle maison de maître

 

Casey Jones Village chapelle

et la chapelle

 

Casey Jones Village chapelle

Avec un officiant exalté qui me crie des « Hey men » à tout bout de champ… (ce malentendu nous a bien fait marrer, d’ailleurs maintenant, dès qu’on voit un office religieux dans un film américain doublé en français, on s’empresse de ponctuer le sermon avec des « Hey men » !)

 

Fairview Denny's

C’est à Fairview qu’on s’arrêtera manger dans le premier et le seul Denny’s de ce roadtrip

 

Fairview Denny's

Je prends mon habituel tilapia au citron parce que j’apprécie que le poisson ne soit pas pané (ce qui est souvent le cas aux USA et encore plus dans le sud)… mais il faudrait m’expliquer pourquoi ils noient la purée dans du jus de viande !

 

Fairview

A l’approche de Fairview, on a pu constater qu’on avait quitté les campagnes pauvres du Mississippi…

 

Fairview

On croise donc quelques ohlalas sur le trajet…

 

Rivière Tennessee

On traverse la rivière Tennessee

 

Franklin Tennessee

pour un petit détour / balade digestive dans la ville de Franklin.

 

 

Franklin Tennessee

Franklin, nommé ainsi en l’honneur de Benjamin Franklin, ami proche d’un des édiles de l’époque, a été fondée en 1799. D'abord ville prospère, son économie fut ensuite dévastée par la Guerre de Sécession : en 1864, la bataille de Franklin a été l'une des épisodes les plus sanglants de la guerre, faisant plus de 8000 victimes et transformant chaque maison et bâtiment de la ville en hôpital. Franklin a mis plus de 120 ans pour se relever de ce désastre.

 

Franklin Tennessee

De gros efforts ont été déployés pour rénover sa jolie "main street" au cachet authentique : aujourd'hui, Franklin se vante d’être l'une des villes les plus riches de l'un des comtés les plus riches des États-Unis.

 

Franklin Tennessee

On y trouve donc plein de petits commerces proprets aux vitrines décorées à la Flower Power

 

Franklin Tennessee

avec du rose bonbon partout...

 

Franklin Tennessee

limite chamallow !

 

Franklin Tennessee

Un cinéma d’époque

 

Franklin Tennessee

des églises en brique

 

Franklin Tennessee

Et plein de belles maisons antebellum et victoriennes rénovées...

 

Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin
Diaporama : maisons antebellum de Franklin

Diaporama : maisons antebellum de Franklin

Franklin Tennessee

Une très jolie petite ville, on s’est régalés !

 

 

Nashville skyline

Arrivée sur Nashville

 

Hotel Hutton Nashville

On loge dans l’hôtel Hutton qui est un peu excentré mais où nous sommes chaleureusement accueillis au comptoir du lobby par une dame parlant le français… ça fait plaisir !

 

Hutton Hotel Nashville

En plus, fin de journée avec un ciel sans nuage !

 

Hotel Hutton Analog Venue

L’employé qui apportait nos valises dans la chambre nous ayant vivement conseillé d’aller assister au concert live proposé gratuitement (enfin, le jeu c'est quand même de consommer au bar…) à partir de 19h dans un club/bar de l’hôtel en nous assurant que, ce soir, il y avait de très bons groupes, nous décidons de profiter de cette opportunité, surtout que nous sommes bien attirés par l’ambiance très cocooning du lieu…

 

Hotel Hutton Analog Venue

Dans cette petite salle, en plus d’un immense bar : une scène, des éclairages, plein d’instruments, un sonorisateur embauché par l’hôtel… rien n’est répété, 3 groupes s’enchaînent pour 3h de concert et tout est parfait !

 

Hotel Hutton concert

Et en plus il avait raison, notre porteur de bagages, les 3 prestations sont excellentes !

 

 

Hotel Hutton Seth Cook

D’abord le talentueux Seth Cook, jeune chanteur, auteur-compositeur et musicien âgé de 25 ans originaire de l’Indiana qui a commencé sa carrière musicale à 4 ans, en partageant la scène avec le groupe de tournée de ses parents. Après la batterie, il s’est mis à la guitare à l’âge de 15 ans : il a déjà participé à plus de 1000 concerts dans sa vie, ce qui se ressent dans sa présence scénique. Sa musique est un mélange multi-genres s'inspirant des styles musicaux de Justin Timberlake, Keith Urban, Prince et Michael Jackson, avec une base country pour les textes.

 

Ci-dessus ma vidéo à l'hotel Hutton, un extrait de « Slippin’ »

→ Pour écouter cette chanson en entier, cliquer ici

→ Pour d'autres chansons, de Seth Cook, c'est ici

 

 

Hotel Hutton Jenny Leigh

Ensuite la ravissante Jenny Leigh, qui a d’abord fait partie d’un groupe qui chantait a capella, puis d’un groupe Soul et Funk, avant d'opter pour une carrière solo dans la musique country. A noter qu'elle a également joué la doublure de Hayden Panettiere dans la série «Nashville».

Sur ma vidéo ci-dessous, vous pouvez voir que le musicien de gauche joue de sa guitare comme d’une guitare steel !

 

Un extrait de « Good men » / Jenny Leigh au chant - Buddy Speir à la guitare acoustique - Smith Curry à la Dobro.

→ Pour écouter cette chanson de Jenny Leigh en entier, cliquer ici

 

 

Hotel Hutton Canaan Cox

Et pour finir le très musclé Canaan Cox, originaire de Caroline du Nord, qui a baigné dans la " Mountain Music" depuis sa naissance, apprenant la mandoline, le violon et la guitare avant d'étudier le théâtre musical. Sur le site officiel, il est noté que sa musique a l’énergie de la pop, une touche de R&B et une solide base de country contemporaine.

 

Extrait du show de Canaan Cox à l'hôtel Hutton

→ Pour écouter la chanson "Long Way Home" de Canaan Cox en entier, cliquer ici

 

 

undefined

Nous finissons la soirée en discutant avec Jenny et ses musiciens… un moment très sympa. Pour cette première soirée à Nashville, nous sommes déjà conquis ! (et tout ça ne nous a coûté qu'une bière chacun... 🍺)

 

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 07:27

 

La photo du jour

Memphis Peabody Hotel lift

Donc... ascenseur actuellement interdit d'accès car utilisé par des... 

canards!

 

Ce  dimanche matin, nous nous prélassons un peu dans notre chambre d'hôtel car notre prochaine visite ne peut pas avoir lieu avant 11h... Je suis en effet sur le point d'accomplir le miracle du siècle... traîner Norbert dans une messe Gospel ! J'ai un mari musicien qui a de multiples goûts musicaux mais les chants gospels... ça le gonfle ! ("c'est la même chose pendant 3 plombes, c'est burin" etc etc...) Alors cette fois, il veut bien m'accompagner... mais c'est juste pour me faire plaisir !

 

Memphis Full Gospel Tabernacle

Sauf que je n'ai pas choisi l'église au hasard... Une toute petite chapelle située dans le sud de Memphis, dont l'extérieur ne paye pas de mine, mais qui est quand même exceptionnelle : elle appartient au révérend Al Green.

 

Memphis Full Gospel Tabernacle

Et Al Green, ce n'est pas n'importe qui : avec 21 nominations au Grammy Awards et 11 trophées (dont un Grammy pour l’ensemble de son œuvre en 2002), il est considéré comme le dernier des grands chanteurs de Soul ! Plus encore que ses prédécesseurs Sam Cooke et Otis Redding, il a incarné au début des années 70 le mélange de musiques sacrée et profane dont est composée la Soul et ses créations ont influencé des artistes chevronnés tels que Marvin Gaye (d'ailleurs je trouve que leurs voix sont un peu similaires...)

 

Sa chanson signature...

Memphis Reverend Al Green

Mais en 1974, au summum de sa popularité, un événement va orienter Al Green dans une nouvelle voie : son ex-petite amie Mary Woodson, avec laquelle il refuse de se marier, entre par effraction dans sa maison de Memphis et déverse du gruau de maïs brûlant sur le chanteur alors qu'il prend un bain. Il est brûlé au second degré sur le dos, le ventre et les bras. Pour couronner le tout, Mary se suicide dans la foulée devant ses yeux d’une balle dans la tête. Al Green interprète cet épisode comme un signe de dieu et décide d'entrer en religion.

 

Memphis Fulle Gospel Tabernacle

Je n'étais pas sûre qu'il soit présent pour l'office car il donne des concerts de temps à autres, mais nous arrivons en même temps que lui ! Nous sommes accueillis chaleureusement dans la salle, elle n'est pas remplie mais les fidèles présents sont déjà en ferveur et vu que l'office dure plusieurs heures, il y a des mouvements d'entrée et de sortie d'ouailles régulièrement...

 

Mezmphis Reverend Al Green

Alors c'est vrai que le révérend n'a plus la ligne de sa jeunesse, ni même le physique du programme qu'on nous a donné à notre arrivée... mais il assure toujours au niveau de la voix !

 

Memphis Full Gospel Tabernacle

Et surtout, les musiciens sont excellents ! Rien à voir avec de le style burin que craint Norbert, c'est soul, c'est rock, c'est super moderne ! Je vous mets d'ailleurs ci-dessous un extrait (j'ai volontairement enlevé les images de ma vidéo pour ne garder que le son à cause des problèmes éventuels de droit à l'image.)

 

 

 

Memphis Full Gospel Tabernacle

Entre les chansons, ce sont des sermons enflammés appuyés par les "Yes" fervents de fidèles presque en transe frappés soudainement par la découverte de vérités profondes... Le discours du révérend est bizarrement ponctué de très nombreux "Hey men", que je traduis mentalement par "Hé, les gars !", repris systématiquement en écho par l'assemblée...  Mon étonnement arrive à son comble lorsque, comme tous les autres participants, je vais mettre un billet dans l'escarbille tenue par le couple de la photo et que le monsieur me gratifie à son tour d'un "Hey men", expression que je trouve un peu inappropriée au regard des attributs évidents de ma féminité...

Bien plus tard, nous comprendrons notre erreur en faisant des recherches sur internet... il ne s'agissait pas bien sûr de "Hey men" mais de "Amen" avec l'accent anglais  !

 

Memphis Sun Studio

On s'éclipse au bout de 2h d'office... il est en effet déjà 13h40 et l'appel du ventre devient soudain plus fort que celui du Seigneur ! En rentrant à l'hôtel, on passe devant le Sun Studio, je reprends la photo parce qu'avec le ciel bleu, tout est vraiment plus beau !

 

Memphis Autozone Park

On rejoint à nouveau Beale Street à pied...

 

Memphis Ford Mustang

On y trouve la Ford Mustang assortie à la valise de Martine (son rêve ultime !)

 

Memphis Blues City Cafe

Sur les conseils des internautes, on va manger au Blues City Cafe dont la devise est "Come on in and put some South in your mouth!" (= Entrez et mettez du Sud dans votre bouche), renommé pour la qualité de ses "ribs" et fréquenté par tout un tas de beau monde comme Bill Clinton, Keanu Reeves, Tom Cruise, Samuel L. Jackson, Al Green, Carla Thomas ou Plastic Bertrand (vous pensiez y échapper ? Que nenni, je vérifie toujours si vous suivez !)

 

Memphis Blues City Cafe

On avait le choix : travers de porc tendres et juteux caramélisés par une sauce barbecue à l'érable et servis avec des haricots au lard, des frites, du chou et du pain grillé ou filet de poisson-chat pané à la semoule de maïs et aux épices accompagné de sauce tartare.... comme je n'arrivais pas à choisir, j'ai pris un combo des deux pour 21,95 $ ! Inutile de vous dire qu'il est rare qu'on prenne un dessert dans les restos américains !

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Ensuite, nous nous rendons au Rock'n'Soul Museum qui va regrouper toutes les infos que nous avons glanées lors de la visite de nos précédents musées : le B.B. King à Indianola, le Sun Studio, le Stax Museum et Graceland.

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Il retrace en effet les origines du rock'n'roll et de la soul avec des expositions documentées, des objets historiques, des instruments, des disques... Cerise sur le gâteau, on nous fournit un audio-guide où nous pouvons écouter une centaine de chansons en plus des informations (il suffit de taper le numéro de la vitrine ou celui des chansons des playlists affichées). Du coup, comme les autres visiteurs, on fait toute la visite en dansant !

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Le musée couvre la totalité de l'histoire musicale à Memphis en partant des ramasseurs de coton des années 1930 jusqu'à l'âge d'or des années 1970 et son influence sur toute la musique américaine.

On y trouve donc d'abord des reconstitutions montrant que les familles d'agriculteurs vivaient nombreux dans une toute petite maison et utilisaient souvent une même pièce comme chambre et salon combinés.

 

Diaporama : origines rurales de la musique soul
Diaporama : origines rurales de la musique soul
Diaporama : origines rurales de la musique soul

Diaporama : origines rurales de la musique soul

 

Memphis Rock'n'Soul Museum Victrola

Même si de nombreuses maisons manquaient d'électricité, les radios à batterie et le Victrola à ressort (marque de la Victor Talking Machine Company dont le nom est devenu générique) ont permis de diffuser la musique au cœur des foyers isolés.

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Les musiciens itinérants ont porté cette musique rurale dans la rue, les relais routiers, les juke joints et les honky tonks.

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Le juke-box est apparu dans les années 1930 : le mot "juke" vient d'une expression africaine qui signifiait  "désordonné". Les juke-box, boites à disques utilisées dans les juke-joints (tavernes tenues par les Afro-Américains) étaient des substituts peu coûteux à la musique live. Après la guerre, ils ont alimenté la popularité et le succès commercial du blues, de la country, du rock et de la soul.

En effet, étant donné que les opérateurs s'appuyaient sur les préférences des clients pour déterminer la sélection, les jukebox se sont référés aux goûts de la communauté noire ignorés ou mal desservis par les radios. En 1955, il en existaient 550 000 aux États-Unis et ils utilisaient 25% de tous les disques produits !

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Ensuite, c'est mise à l'honneur de tous les musiciens et des studios d'enregistrement qui ont fait la renommée du Son de Memphis :

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Le Sun avec Johnny Cash et Jerry Lee Lewis

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

La Stax avec Rufus et Carla Thomas, Otis Redding et le "Moïse noir" Isaac Hayes

 

Memphis Rock'n'Soul museum

La WDIA, première station de radio à diffuser exclusivement de la musique afro-américaine à partir de 1954.

 

Et un groupe de musiciens blancs originaire de Memphis, les Box Tops, qui s'est fait connaître internationalement en 1967 grâce au tube "The Letter" alors que le chanteur n'avait que 16 ans ! (mais si, vous connaissez... "Give me a ticket for an aeroplane"... même moi je connais, c'est dire !)

 

 

Comme dans les autres musées, les vitrines présentent moult instruments souvent signés de leur propriétaire (avec des Lucille, bien sûr !), des vêtements et tenues de scène, des appareils d'enregistrement vintage...

Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley
Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley

Diaporama : orgue Hammond ayant servi à la composition de "Suspicious minds", guitares Gibson Lucille, consoles des Sun et Ardent Studios, tenues de Isaac Hayes, Sputnik Monroe, Jerry Lee Lewis, Charlie Rich et Elvis Presley

Memphis Rock'n'Soul Museum

On y trouve même, au côté d'une tenue de scène, une robe pastorale et une bible appartenant au révérend Al Green !

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Ah oui, je confirme, on n'a pas vu tout à fait la même personne ce matin...

 

Memphis Rock and Soul Museum

Bien sûr, toute une salle est réservée à Elvis... Où on apprend que "Good Rockin' Tonight", chanson du louisianais Roy Brown sortie en 1947 et reprise ensuite par Elvis, fut le premier titre à utiliser le terme " rock ". Je remarque d'ailleurs à l'écoute de ce titre que le King s'est pas mal inspiré de la façon de chanter de ce pionner du rock...

 

Roy Brown, précuseur du Rock

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Ah oui, quand même...

 

Memphis Rock 'n' Roll Museum

Et ici, une star mondialement connue dont je vous laisse deviner le nom...

J'en profite pour vous mettre une reprise de Blue Suede Shoes où Norbert fait le batteur de choc... c'était dans son autre vie de musicien professionnel !

 

Hommage au Rock, 1978. Cassettes Lyon France JBP. Avec : Pierre TIBERI, clavier - Bernard CERVANTES, guitare et voix - Norbert PEILLON, batterie.

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

La visite se termine par le lien entre la musique de Memphis et les luttes raciales... il ne faut pas oublier que Memphis est l'endroit où a été assassiné Martin Luther King en 1968 alors qu'il était venu défendre ses compatriotes noirs en grève.

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

Au niveau musical, Isaac Hayes est l'icône de cette lutte pour les droits civiques : la photo, c'est pour vous, mesdames...

 

Memphis Rock'n'Soul Museum

...et la guitare du gift shop, je l'aurais bien voulue pour moi ! (j'ai un faible pour les clés...)

 

Memphis Peabody Hotel

Suite de notre balade avec le Peabody Hotel (bâti en 1869 puis reconstruit en 1925) qui est considéré comme le seul hôtel historique de Memphis : outre les hommes d'affaires ou les politiques, il a aussi accueilli les musiciens du Mississippi qui venaient jouer dans Beale Street et ses chambres ont souvent servi de studios d'enregistrement provisoires.

 

Memphis Peabody Hotel

Mais aujourd'hui, sa renommée vient surtout de ses... canards ! L’histoire a commencé en 1930 lorsque le directeur de l’époque a ramené d’un week-end de chasse 3 canards vivants qu’il avait utilisés comme appâts. Ayant abusé vraisemblablement du Jack Daniel's, il a trouvé drôle de les laisser barboter dans la fontaine du hall de l’hôtel, ce qui déchaîna l'enthousiasme inattendu des clients... Les canards devinrent une institution et un « Duck Master » fût nommé pour apprendre aux canards à prendre l’ascenseur qui relie le hall à la terrasse de leur habitat et à se rendre par un tapis rouge jusqu’à la fontaine du lobby où ils passent la journée... Encore aujourd’hui, cette attraction gratuite a lieu tous les jours à 11h et 17h... on ne pouvait pas rater ça !

 

Memphis Peabody Hotel

Comme il y a beaucoup de monde en bas qui attend le début de cette célèbre "marche des canards", nous décidons de monter sur la terrasse du dernier étage pour les voir sortir de l'ascenseur et rejoindre leur enclos...

 

Memphis Peabody Hotel

...enfin, je devrais plutôt dire leur palace !

 

Memphis Peabody Hotel

Cela nous permet de profiter de belles vues sur la ville

 

Memphis Peabody Hotel

l'Autozone Park et notre hôtel, 2 bâtiments après

 

Memphis Fresque

des fresques que nous n'avions pas vues d'en bas...

 

MeMphis peabody Hotel

et la Mississippi River.

 

Memphis Peabody Hotel Duck Palace

Voici donc le Palais des canards...

 

Memphis Peabody Hotel Duck Palace

avec tout le confort à l'intérieur.

 

Memphis Peabody Hotel enclos des canards

Ils ont même leur propre hôtel Peabody !

 

Memphis Peabody Hotel Ducks walk

Arrivée des stars palmées ... Vous faites quoi dans la vie ? Je suis groom pour canards !

 

Memphis Peabody Hotel canards

Retour au bercail... c'est quand même plus calme qu'en bas !

 

Memphis Peabody Hotel

Comme vous l'avez vu en début de l'article, les très beaux ascenseurs du Peabody sont privatisés au moment de la marche des canards !

 

 

Fin de notre visite de Memphis ... On aurait pu voir plein d'autres choses en restant une journée de plus : le Lorraine Motel et le Musée des Droits Civiques, le downtown historique et son vieux trolley, le musée du coton, le grand centre commercial "Brass Pro Shops Pyramid", le quartier des maisons victoriennes... (cliquez sur les liens si vous voulez avoir des infos sur un autre blog...) Il faudra revenir !

 

 

→ Pour voir toutes mes photos de Memphis en grand format cliquer ici :

ALBUM PHOTO DE MEMPHIS

 

 

BONUS : pour écouter d'autres titres d'Al Green

1) Tired Of Being Alone 0:00:00 2) Call Me 0:02:43 3) I'm Still In Love With You 0:05:47 4) Here I Am 0:09:02 5) Love And Happiness 0:13:17 6) Let's Stay Together 0:18:21 7) I Can't Get Next To You 0:21:40 8) You Ought To Be With Me 0:25:34 9) Look What You Done For Me 0:28:54 10) Let's Get Married 0:32:00

 

Et ci-dessous, une chanson qu'il a enregistrée en décembre 2020 (reprise de Freddy Fender)

C'est un joli cadeau de Noël pour tous les fans d’Al Green. Voilà longtemps que cette icône américaine de la soul des 70’s a raccroché le micro, son dernier album en date Lay It Down ayant clôturé voilà maintenant douze ans la longue série de succès et de virages artistiques qui ont ponctué sa carrière. Et si rien n’indique aujourd’hui que l’auteur du somptueux Let's Stay Together compte un jour retourner en studio, le chanteur de 74 ans vient tout de même de réapparaitre cette semaine en publiant une reprise vintage de la ballade "Before The Next Teardrop Falls".

Partager cet article
Repost0
11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 22:43

 

La photo du soir

Memphis moi

Un voyage qui me donne des ailes !

 

 

Après la visite de deux musées, nous avons envie de nous aérer un peu, aussi nous retournons sur Beale Street afin de prendre le pouls de la rue en fin de journée, en essayant d'éviter cette fois le rush nocturne...

 

Memphis American Queen

Nous rejoignons notre hôtel en longeant le Mississippi sur lequel on aperçoit l'American Queen, bateau de croisière à aubes qui descend jusqu'à la Nouvelle-Orléans... c'est vrai, on avait oublié que Memphis était construite en bordure du fleuve !

 

Carte de Beale Street

 

Memphis Beale Street Street Art

Nous repartons donc à pied pour re-découvrir Beale Street... à la faveur de la lumière du jour et sans l'aveuglement des néons, nous remarquons en effet des choses qui nous avaient échappé hier soir, comme les œuvres de street-art...

 

Diaporama : Memphis, street-art
Diaporama : Memphis, street-art
Diaporama : Memphis, street-art
Diaporama : Memphis, street-art
Diaporama : Memphis, street-art
Diaporama : Memphis, street-art
Diaporama : Memphis, street-art
Diaporama : Memphis, street-art
Diaporama : Memphis, street-art

Diaporama : Memphis, street-art

 

On s'extasie à nouveau sur les guitares qui se succèdent sur le trottoir, à l'image des bottes de Cheyenne ou des bisons de Custer...

Diaporama : Memphis, guitares
Diaporama : Memphis, guitares
Diaporama : Memphis, guitares
Diaporama : Memphis, guitares
Diaporama : Memphis, guitares

Diaporama : Memphis, guitares

 

Memphis Beale Street

Bien que Beale Street ne soit pas célèbre pour son architecture, nous avisons plusieurs bâtiments en brique dont les plus anciens datent de 1870... et toujours des devantures surchargées !

 

Memphis Old Daisy Theatre

Le Old Daisy Theater (329 Beale St), construit en 1912, est un petit théâtre de 600 places. Il a la particularité d’avoir la scène placée côté rue.

 

Memphis New Daisy Theatre

En face, son petit frère le New Daisy Theater date de 1941. C'est l’une des scènes les plus dynamiques de la ville, elle propose des concerts de groupes prometteurs et d’artistes autrefois célèbres.

 

Memphis Silky o’ Sullivan

Cette façade soutenue par des poutres métalliques est tout ce qui reste du Gallina Exchange Building (183 Beale Street) que le feu ravagea en 1980. C'était le plus beau bâtiment de Beale Street, résidence personnelle de la famille d'un juge qui en avait transformé une partie en hôtel de luxe.

 

Memphis Silky o’ Sullivan

Le feu a d'abord ravagé l'intérieur puis un coup de vent a fait tomber le toit et les murs !

 

Memphis Silky o’ Sullivan

Depuis 1990, le pub irlandais Silky O’Sullivan's a installé son patio derrière la façade en ruine. On y trouve aussi un « Walk of Fame » où plusieurs stars telles que Johnny Cash, Ella Fitzgerald, Bob Hop ou Carl Perkins ont laissé l’empreinte de leurs mains et leur signature.


 

Diaporama : Silky O’Sullivan's Walk of fame
Diaporama : Silky O’Sullivan's Walk of fame
Diaporama : Silky O’Sullivan's Walk of fame

Diaporama : Silky O’Sullivan's Walk of fame

 

Memphis Note de musique trotttoir

A noter que les trottoirs de Beale Street font aussi honneur aux stars de la musique avec 150 notes de musique en cuivre incrustées dans le ciment.

 

Memphis Silky o’ Sullivan chèvres

Mais chez Silky O’Sullivan, les vraies stars ce sont elles... Angelina et Xena, les chèvres amatrices de bière ! Et comme elles adorent grimper, on leur a même construit une tour/toboggan où elles adorent s'aventurer sans qu'on ait eu jusqu'ici à déplorer de chute, même lorsqu'elles sont imbibées de bière... on ne peut pas en dire autant de tous les clients du pub !

 

Memphis Rum Boogie Cafe

En face, le Rum Boogie Cafe (182 Beale Street) demande 5$ de droit d’entrée mais personne ne nous réclamera rien lorsque nous y rentrerons pour prendre des photos...

 

Memphis Rum Boogie Cafe

A l'intérieur, la déco est encore plus chargée qu'au Ground Zero Club de Clarksdale : 200 guitares signées des plus grandes stars, des pièces de musées, des disques d'or d'Elvis, des photos, des affiches......

 

Diaporama : Rum Boogie Cafe
Diaporama : Rum Boogie Cafe
Diaporama : Rum Boogie Cafe
Diaporama : Rum Boogie Cafe
Diaporama : Rum Boogie Cafe
Diaporama : Rum Boogie Cafe

Diaporama : Rum Boogie Cafe

MRum Boogie Cafe emphis

Et au fond de ce juke joint, un orchestre de la Stax Music Academy qui se prépare pour la soirée...

 

Memphis Jerry Lee Lewis Honky Tonk

Au 201 Beale Street, le Jerry Lee Lewis Cafe and Honky Tonk. Ce n’est qu’en 2013 que le grand nom de la musique Rock et Country a ouvert cet établissement qui regorge de souvenirs de sa longue carrière...

 

Memphis Jerry lee Lewis Honky Tonk

...dont son piano et sa moto.

 

Memphis Beale Street

On trouve aussi de beaux engins à l'extérieur...

 

Memphis Beale Street

et comme hier, des voitures de police à tous les coins de rue et des patrouilles qui font leurs rondes pour éviter que les esprits ne s’échauffent...

 

Memphis Beale Street

Faut dire que l'Hôtel de Police n'est pas bien loin ! (notez la discrète fresque en trompe-l’œil représentant le drapeau américain...)

 

Memphis A. Schwab

A. Schwab (163 Beale Street ), ouvert en 1878 par Abraham Schwab qui avait fui l’Alsace Lorraine pour ne pas être enrôlé dans l’armée, est le plus vieux bâtiment de la rue.

 

Memphis A. Schwab

A l’intérieur, on découvre un bar...

 

Memphis A. Schwab

et, sur 2 étages, tout un bric-à-brac hétéroclite (et pas toujours de bon goût !) ainsi qu’un mini musée dédié à Beale Street. Dans le diaporama ci-dessous, je vous laisse le soin de repérer " Le petit livre d'Or sur Dieu", le pyjama Elvis, les bougies aux formes évocatrices et le fameux "Erector", qui n'est pas un super-héros sexy mais l'équivalent de notre Meccano !

 

Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb
Diaporama : Memphis, A. Schwarb

Diaporama : Memphis, A. Schwarb

Memphis Music shop

La boutique de Memphis Music (149 Beale St) vend des œuvres en cuivre que j'adoooore... malheureusement un peu trop encombrantes dans l'avion...

 

Diaporama : Memphis Music shop
Diaporama : Memphis Music shop
Diaporama : Memphis Music shop

Diaporama : Memphis Music shop

Memphis  Beale Street

 

Memphis Beale Street

La nuit commence à tomber sur Beale Street...

 

Memphis statue d'Elvis

On se dirige vers le croisement de la rue avec Main Street, où trône une statue d'Elvis

 

Memphis Orpheum Theatre

et l’Orpheum Theatre, construit en 1928, autrefois palais du vaudeville et qui accueille aujourd’hui les tournées des shows de Broadway.

 

Mais Beale Street, ce n'est pas seulement des salles de spectacles, des bars, des restos, des night clubs, des œuvres d'art et de la musique... l'intérêt de la balade réside aussi dans la foule qui la fréquente, quand les gens dansent dans la rue de façon débridée, quand chacun sort sa plus belle tenue pour rivaliser d'élégance... enfin... pas tout à fait l'élégance à la française ! C'est aussi ce que j'aime chez les américains : le short minimal fréquente ouvertement la cellulite, le costard/cravate côtoie les grosses chaines de métal, les popotins rebondis sont moulés dans des pantalons à rayures, les poitrines généreuses sont très décolletées ou couvertes de gros motifs scintillants... et personne ne porte de regard dépréciateur sur les autres, aucun jugement sur les apparences, aucun complexe physique, aucune peur du ridicule, aucune crainte du "fashion faux-pas" ! (NB : trouvez l'intrus dans le diaporama ci-dessous !)

 

Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"
Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"

Bref, pour résumer, je me contenterai de citer la célèbre poétesse Martine-belle-sœur : "Aux États-Unis, on se promènerait à poil et avec une plume dans le..., personne ne ferait attention à nous !"

 

Memphis Beale Street

La fatigue nous rattrape, on se dirige donc vers notre hôtel.. mais je vous rassure, à pied, pas dans le carrosse de Cendrillon conduit par un chien !

 

Memphis Autozone Park

On passe devant l'Autozone Park, en pleine effervescence sportive... on découvre une entrée latérale ouverte, on monte les escaliers pour jeter un coup d’œil et là, on tombe sur un préposé à la sécurité qui s'approche de nous d'un air patibulaire... et nous invite à entrer pour y voir mieux !

 

Memphis Redbirds fan

Puis il appelle sa responsable Alette qui nous accueille avec une tonne de welcome, nous invite à nous asseoir...

 

Memphis Autozone Park

..et passe 20mn à tenter de nous expliquer les règles du baseball auxquelles je ne comprends absolument rien : je sais qu'il est question de première base, deuxième base et troisième base, mais moi je ne connais que la base 10, alors..

 

Memphis Autozone Park

Continuant son accueil style VIP, elle nous fait cadeau de 2 casquettes, et c'est à partir de ce moment-là que nous devenons des supporters inconditionnels des Redbirds de Memphis !

 

Memphis Autozone Park

Bon, là, ya un lanceur à droite et un frappeur/batteur à gauche... c'est la seule chose que j'ai comprise. Ensuite, il y en a qui partent en courant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre mais je ne sais pas quelle mouche les pique... ça ne nous empêche pas de les acclamer en même temps que le reste des spectateurs !

 

Memphis Autozone Park

Comme on prend poliment congé (on a faim !), Alette nous invite à revenir dans une heure pour les "Fireworks"... il suffit qu'on se présente à la même entrée, elle nous attendra ! Ils sont tellement accueillants, ces américains, qu'on a l'impression d'être des gens super importants !

 

Memphis Autozone Park

Pour clore cette journée bien remplie, nous reviendrons donc - la casquette de fan toujours vissée sur la tête - assister d'abord à la fanfare qui, tout en jouant, forme des figures géométriques différentes sur le terrain, puis au feu d'artifice... enfin, plutôt de gros pétards destinés à faire beaucoup de bruit et beaucoup de fumée !

 

Diaporama : feu d'artifice du samedi soir à l'Autozone Park
Diaporama : feu d'artifice du samedi soir à l'Autozone Park
Diaporama : feu d'artifice du samedi soir à l'Autozone Park
Diaporama : feu d'artifice du samedi soir à l'Autozone Park
Diaporama : feu d'artifice du samedi soir à l'Autozone Park

Diaporama : feu d'artifice du samedi soir à l'Autozone Park

Partager cet article
Repost0
11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 11:01

 

La photo de l'aprem

Stax Museum

Et on continue notre tournée des lieux de légende...

 

Vous pensiez peut-être qu'après avoir passé 4h dans Graceland, on serait lassés des musées pour la journée ? Que nenni ! A peine 10mn de voiture et nous voici dans Soulsville pour visiter le Stax Museum, temple de la Soul Music. Un petit tour que je vous propose en musique, à l'image de notre propre visite, puisque nous sommes baignés des sons du Rythm'n'Blues crachés par des haut-parleurs extérieurs dès le parking du musée !

Une vidéo qui met bien dans l'ambiance de la visite du musée... avec Sam § Dave, Otis Redding, Carla Thomas et Wilson Pickett.

Memphis Soulsville

Nous traversons Soulsville, ancien ghetto noir de Memphis qui n'est toujours pas un quartier vraiment reluisant aujourd'hui...

 

Memphis Soulsville

Heureusement, la Soulsville Foundation fait un gros travail de réhabilitation du quartier, c'est elle qui est à l'origine de la création du musée (en 2003) mais aussi de la Stax Music Academy et de la Soulsville Charter school, école préparatoire musicale gratuite qui accueille 700 lycéens et affiche 100% de réussite aux examens ! Tous les bénéfices du musée reviennent d'ailleurs à cette association.

 

Memphis Stax Museum parking

A notre arrivée sur le parking (où on n'est pas très nombreux), on a l'impression d'être toujours à Graceland dans le Hall d'exposition des voitures d'Elvis ! On se prend sur la tête une brusque averse mais, heureusement, le soleil sera revenu à notre sortie du musée... bien organisé ce voyage !

 

Memphis Stax Museum

Le Stax Museum of American Soul Music (926 East McLemore Avenue) est donc situé à l'emplacement de l'ancien siège de Stax Records. Il est consacré à l'histoire du label discographique et de ses artistes phares.

 

Stax Record est une maison de disques qui a fonctionné de 1958 à 1975, date de son dépôt de bilan pour cause de mauvaise gestion et de poursuites en justice (par des créanciers et des accusations de pots-de-vin envers des stations de radio...)

 

Stax logos label

D'abord nommé Satellite Records, le label a ensuite pris le nom de Stax avec la jonction des 2 premières lettres de ses fondateurs, Jim Steward, jeune blanc amateur de country music, et sa soeur Estelle Axton.

Ci-dessus, les deux logos utilisés par le label, à gauche le "Stax o' wax" (1962-1968) et à droite le "Snappin' fingers" (1968-1975) qui a été adopté après la mort de Martin Luther King..

 

Stax Records Capitol Theatre

A partir de 1960, Estelle et Jim louent pour 100$ par mois une vieille salle de spectacles à Memphis, l'ancien Capitol Theater, transformée en église puis abandonnée... Leur équipe la transforme en studio avec des équipements rudimentaires et des aménagements de fortune.

La porte du studio reste toujours ouverte à qui veut apporter quelque chose. C'est ainsi que la musique va rendre possible ce mélange racial que la société refuse.

 

Memphis Stax Museum

Estelle a eu l'excellente idée de transformer le stand de vente de bonbons et pop corns en un magasin de disques : le Records Satellite Shop. Pour faire la promotion de leur studio, elle sort les enceintes sur le trottoir. Il ne faut pas longtemps pour que le lieu devienne le QG de gamins qui viennent écouter et danser sur les nouveautés. Mais surtout un aimant qui va attirer les jeunes musiciens, noirs et blancs, parmi les plus doués de la ville et de leur génération.

 

Stax Record stars

Car malgré sa courte existence, Stax -puis sa filiale Volt- est devenu, au même titre que Motown à Detroit, un des labels les plus populaires de tous les temps. Dans les années de sa splendeur, Stax accompagna quantités d’artistes comme Otis Redding, Isaac Hayes, Booker T. & the MGs, Rufus et Carla Thomas, Johnnie Taylor, Sam & Dave, Albert King, les Staple Singers... intégrant de manière indélébile la soul et le rythm’n’blues dans le patrimoine musical de Memphis, le faisant connaître à toute la planète, en produisant plus de 800 singles et près de 300 albums dans les années 1960-1970, et faisant fi de la ségrégation alors en vigueur, blancs et noirs collaborant ensemble au studio.

En 15 ans, Stax a placé plus de 167 chansons à succès dans le Top 100 des charts pop, et 243 tubes dans le Top 100 des charts R&B.

 

Memphis Stax Museum film

Toute l'histoire du label nous est ainsi racontée dans un film primé qui précède la visite du musée.

 

Memphis Stax Museum

Ensuite, comme dans les autres musées visités sur cette route du blues, ce sera des expositions d'instruments, de costumes de scène, de disques, d'objets et souvenirs personnels des stars, de photos, d'affiches... tout ça accompagné de vidéos avec des écrans partout et des stations d'écoute pour se faire plaisir en musique.

 

Memphis Stax museum Eglise

Mais ce que j'ai trouvé le plus intéressant, c'est que le musée s'attache d'abord à mettre à l'honneur l'influence du Gospel sur la soul, avec une véritable église de 1906 amenée du Delta du Mississippi et re-assemblée ici...

 

Memphis Stax Museum

et surtout à ancrer l'histoire du label dans le contexte d'une époque mouvementée de combat pour les droits civiques en révélant que Stax va non seulement lancer la soul music dans les années 60 mais aussi devenir l'un des fers de lance du militantisme afro-américain. Par ses artistes politiquement engagés bien sûr...

 

memphis Stax Museum Booker T and the MG

mais aussi parce que la maison va accueillir en temps que groupe en résidence, un quatuor instrumental mixte, Booker T & the MGs, deux blancs et deux noirs qui collaboraient musicalement alors qu’ils ne pouvaient même pas aller ensemble au restaurant ! Avec le renfort des cuivres des Memphis Horns, ils vont accompagner l'enregistrement de la plupart des chanteurs stars du studio.

 

Memphis Stax Museum

Il faut dire que, comme nous le révèlent ces documents, c'était une époque où il y avaient une compagnie d'ambulances pour Blancs et une autre pour Noirs, et des heures d'ouverture des lieux publics ou récréatifs réservées au Noirs... Le révérend Dwight raconte même qu'il a vu mourir sur le trottoir une femme blanche alors qu'une ambulance pour Noirs était sur place mais ne pouvait pas la prendre...

 

memphis Stax Museum Tina et Ike Turner

Le musée met également à l'honneur plusieurs figures légendaires de la soul et du R§B, même s'ils avaient signé avec d'autres labels, comme ici Tina et Ike Turner, robe à sequins, blouson pailletté, guitare Fender Telecaster...

 

Memphis Stax Museum Aretha Franklin

Aretha Franklin, The Queen Of Soul, née dans ce quartier de Memphis ou Mary Wells, popularisée en Europe grâce au titre "My Guy".

 

Memphis Stax Museum Chicago Blues

Les labels de disques du Chicago Blues, avec les grands Ray Charles, James Brown ou Sam Cooke

 

Et bien sûr, ceux qui ont fait l'histoire de Stax Records... histoire que j'ai choisi de vous raconter à l'aide de 5 titres-clés qui ont fait la légende de ce label...

 

 

1/Rufus Thomas & Carla Thomas : « Cause I Love You » - 1960

Memphis Stax Museum Rufus et Carla Thomas

A l’époque, Rufus Thomas est une petite star de Memphis - à la fois musicien, chanteur, DJ, comique et danseur - qui se définit comme « le plus vieil adolescent du monde » et considéré comme un des fondateurs du rythm & blues moderne. Le patron de Stax, malin, se dit qu’enregistrer un disque avec Rufus sera le prétexte pour que ce dernier le diffuse dans son émission de radio et fasse connaître le label. Et il voit juste ! Enregistré avec la fille de Rufus, « Cause I Love You » est le premier titre vocal signé Stax à connaître un énorme succès. Au point que l’imposant label Atlantic Records va soudainement s’intéresser à Stax et le distribuer à travers toute l’Amérique, lui offrant un rayonnement précieux.

 

 

2/Mar-Keys : « Last Night » - 1961

Memphis Stax Museum Mar-Keys

Ce sont le guitariste Chips Moman et le claviériste Jerry Lee "Smoochy" Smith qui jettent les bases du morceau en improvisant pendant une pause lors d'un concert où ils jouaient ensemble. Chips Moman développe le morceau dans les studios du label Satellite avec plusieurs musiciens des Mar-Keys qui apportent leurs contributions à la composition. L'enregistrement se fait en plusieurs fois avec différents musiciens suivant les sessions.

A noter que les Mar-Keys étaient un groupe blanc qui jouait du Rythm'n'Blues, ce qui n'était pas forcément bien vu à l'époque...

 

Memphis Stax Museum

C'est le joueur de saxophone baryton Floyd Newman (le plus proche du micro !) qui prononce les mots "Oh Yeah", seul vocal du morceau !

 

 

3/Booker T & The MG’s : « Green Onions » - 1962

Memphis Stax Museum

Booker T. Jones, jeune noir de 19 ans habitué de la boutique de disques attenante au studio, est un prodige de la musique qui ose un jour passer la porte de chez Stax pour proposer son aide. Bassiste de formation, il sait jouer de tout, de la guitare au trombone, mais c’est son aisance aux claviers qui va le rendre célèbre. Entouré d’un autre musicien noir, Al Jackson à la batterie, et deux blancs, Steve Crooper à la guitare et Donald Dunn à la basse, ils décident, en attendant un chanteur qu’ils doivent enregistrer, de jammer. En sort un instrumental incroyable porté par le premier groupe vraiment mixte de l’histoire de la musique américaine qui résume pile-poil la philosophie de Stax : s’entourer des meilleurs musiciens sans considération de la couleur de peau.

 

 

4/Sam & Dave : « Hold On, I’m Coming » - 1966

Memphis Stax Museum Sam and Dave

Signé sur Atlantic Records, ce jeune duo prometteur voit d’un très mauvais œil le désir de leur maison de disque de les envoyer enregistrer à Memphis dans les studios de Stax, eux qui rêvaient d’un studio dernier cri à New York.

 

Mais avec Isaac Hayes au piano et David (Dave) Border aux paroles auxquels se rajoutent les musiciens réguliers du studio, ce grand mix va donner des merveilles. L’histoire raconte que Dave serait parti aux toilettes au moment où Isaac tenait aux claviers un "groove" qu’il ne voulait pas lâcher, et qu'il lui aurait crier de revenir vite derrière le micro. Ce à quoi Dave, revenant précipitamment avec les pantalons sur les genoux, aurait répondu « Hold on, I’m coming » qui deviendra le refrain d’un tube monstrueux et lancera la gloire de Sam & Dave, surnommés "The Double Dynamite".

 

 

5/Otis Redding : « The Dock Of The Bay » - 1968

Memphis Stax Museum Otis Redding

Arrivé par hasard aux studios Stax, accompagnant comme chauffeur Johnny Jenkins et les Pinetoppers venus de Géorgie enregistrer un instrumental dans la foulée du succès de «Green Onions», Otis, à peine 21 ans, supplie les ingénieurs du son de lui laisser sa chance et d’enregistrer un morceau. C’est le choc : sa voix inimitable et magique, son sens du rythme insaisissable laisse tout le monde bouche bée. Mais le destin n’est pas de cet avis, et Otis, une des plus belles voix de la soul music de tous les temps, meurt à 27 ans dans un accident d’avion, marquant une immense perte pour Stax et le monde de la musique. Sorti quelques temps après sa mort, « The Dock Of The Bay » est son plus gros succès à ce jour.

 

 

6/ Isaac Hayes : « Walk On By » - 1969

Memphis Stax Museum Isaac Hayes

Début 1968, Stax est au cœur d'émeutes qui transforment Memphis en poudrière, après la mort accidentelle de deux éboueurs noirs qui déclenche de vives protestations. Le 4 avril, l'assassinat de Martin Luther King, qui s’est rendu à Memphis pour soutenir le mouvement de contestation, met la ville à feu et à sang. Déjà dévasté par la disparition brutale d’Otis Redding, Stax transforme son logo en main noire qui claque des doigts, signe de son engagement politique. Isaac Hayes, perturbé, reclus dans le silence pendant un an, enregistre « Hot Butter Soul » son premier album solo, avec l’incroyable « Walk On By », titre ovni pour l’époque, long de 17 minutes, qui marquera l’ADN de la soul music à tout jamais.

 

Memphis Stax Museum The Bar Kays

Le groupe The Bar-Kays a accompagné Isaac sur son disque.

 

 

 

Memphis Stax Museum disques

La suite du musée nous présente sa collection de 800 disques 45 tours et de 300 albums 33 tours.

 

Memphis Stax Museum Galerie des disques

Du sol au plafond, une papier peint très psychédélique !

 

Memphis Stax Museum galerie des disques

Avec des stations d'écoute diffusant 300 tubes Stax.

 

Memphis Stax Museum Control Room Régie

Puis nous découvrons la reconstitution à l'identique de la "Control Room", régie située à l'emplacement de l'ancienne scène du théâtre...

 

Memphis Sun Studio Control room

...avec une console d'enregistrement utilisée par tous les artistes listées ci-dessus.

 

Memphis Stax Museum Bandes magnétiques

La bibliothèque des bandes magnétiques originales qui avaient été saisies par la justice au moment de la faillite... Jim Steward perdra d'ailleurs pratiquement tout ce qu'il aura gagné dans l'entreprise !

 

Memphis Stax Museum Studio A

Et le studio A, qui avait conservé la pente de la salle de spectacle, ce qui contribuait à amortir le son, une façon d'essayer de contrôler l'acoustique de la pièce à peu de frais qui deviendrait finalement une caractéristique du son Stax.

 

Memphis Stax Museum Orgue Hammond

Orgue, guitares, cuivres et batterie, instruments liés à la musique Soul, sont exposés dans cette salle. Ici, l'orgue Hammond de Booker T. Jones que l'on entend sur "Green Onion".

 

Memphis Stax Museum batterie

La batterie de Al jackson Jr, un des membres fondateurs du groupe Booker T. & the M.G.'s, surnommé « le métronome humain » dont le jeu, basé notamment sur le contretemps, a contribué à définir le son de la soul de Memphis. Après Stax, il rejoint le groupe du chanteur "Al Green" pour lequel il co-écrit la chanson "Let's Stay Together", avant de mourir assassiné en 1975.

 

Memphis Stax Museum Guitares

Toutes deux signées, la guitare de Steve Crooper et la basse de Duck Dunn, deux musiciens des MGs qui ont rejoint les Blues Brothers après la faillite de Stax.

 

Memphis Stax museum cuivres

La trompette de Wayne Jackson (qui fut guide privé dans la musée) et le saxophone baryton de Floyd Newman, musiciens des Bar Kays et des Memphis Horns.

 

Stax Museum Isaac Hayes

On termine la visite par un hommage à Isaac Hayes qui a permis à Stax de remonter la pente après la mort de son artiste phare, Otis Redding, en 1967.

 

Stax Museum Oscar de la musique de film Isaac Hayes

Isaac Hayes est un musicien surdoué qui, après la soul du sud, invente la soul symphonique, puis la bande-son urbaine de la "Blaxploitation" comme dans le film "Shaft" (pour laquelle il a reçu cet Oscar) et, enfin, la future imagerie du hip-hop - crâne chauve et corps musclé couvert d’or. Avec lui et ses camarades, les chaînes des esclaves sont devenues celles d’une libération symbolique...

 

Memphis Stax Museum Isaac Hayes bottes

Admirez les talons !

 

 

Memphis Stax Museum Cadillac Eldorado Isaac Hayes

Clou du spectacle, la Cadillac Eldorado bleu paon d'Isaac, qui tourne sur elle-même au son du thème de Shaft... Achetée pour 26 000 $ (environ 160 000 $ actuels !) dans le cadre de son accord renégocié avec Stax en 1972, luxueusement équipée d'un mini-bar et d'une télé, avec des garnitures extérieures plaquées or 24 carats et de la fourrure blanche en guise de tapis de sol... très pratique pour les balades à la campagne !

 

Diaporama : Cadillac Eldorado d'Isaac Hayes
Diaporama : Cadillac Eldorado d'Isaac Hayes
Diaporama : Cadillac Eldorado d'Isaac Hayes

Diaporama : Cadillac Eldorado d'Isaac Hayes

 

Memphis Stax Museum

Bref une visite passionnante baignée dans le fameux "son Stax" qu'on nomme aussi « Southern Soul », « Deep Soul », ou encore « Memphis Sound »... un mix de Blues et de Gospel, de Rythm'n'Blues avec une touche de country, "une musique brute qui sortait des tripes de nos églises au fin fond du Mississippi" comme le dira Al Bell, co-propriétaire de Stax dans les dernières années.

 

 

Booker T § the MGs étaient des fans absolus des Beatles. Il sont allés jusqu'à enregistrer une version instrumentale d'Abbey Road qu'ils ont intitulée "Mc Lemore Avenue" en mimant la pochette initiale! Les artistes Stax ont même sorti en 2008 une compilation de reprises "Stax Does The Beatles". Les Beatles étaient eux-mêmes fins connaisseurs des Stax Studios qu'ils avaient pensé louer pour leur album Revolver... mais cela ne se fit jamais.

 

 

Eddy Mitchell a rencontré Otis Redding à Paris en 1967 peu avant sa mort. Son titre "Otis" est une reprise d'une chanson de Redding "Hard to handle".

Ils avaient des projets ensemble dont un disque avec, sur la pochette, Otis tenant un tigre en laisse...

Otis devait produire la séance d'Eddy à Memphis, c'était un accord entre Barclay et Stax, puisque Barclay distribuait Stax en France. Mais cela n'a pas eu lieu parce qu'Otis était en tournée européenne quand Eddy est allé enregistrer aux USA...

 

Dick Rivers était un grand fan d'Elvis, il a même choisi son pseudo d'après le personnage que jouait Elvis dans son film "Loving You".

Il a aussi rendu hommage à Otis Redding en enregistrant le titre "M. Pitiful".

Il raconte : "J'ai enregistré à Memphis avec deux musiciens disparus ensuite dans l'accident avec lui. Une séance incroyable, un souvenir inoubliable. Je réalisai un vieux rêve. Mais je ne recommencerai pas : les musiciens de Stax sont de formidables artistes de R'n'B mais ils ne font que ça. Ils ne savent pas lire la musique. Il m'a fallu soixante‑neuf heures pour enregistrer cinq titres !"

Oups !

 

 

 

BONUS FAMILIAL

Diaporama : Lui au Stax Museum
Diaporama : Lui au Stax Museum
Diaporama : Lui au Stax Museum
Diaporama : Lui au Stax Museum

Diaporama : Lui au Stax Museum

Partager cet article
Repost0
10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 23:58

 

La photo du jour

Memphis Graceland

Pour éviter de vous inquiéter inutilement avec l'expression du visage de Norbert, j'ai préféré vous mettre la légende directement sur la photo...

 

 

En prologue, je dois vous avouer que nous aimons bien Elvis (voix chaude, jeu de jambe sexy, belle gueule et standards incontournables du Rock’n’roll) mais il serait exagéré de dire que nous sommes des fans énamourés venus ici en pèlerinage... Du coup, nous avions envisagé la visite de Graceland comme un passage obligé et kitch, avec curiosité et scepticisme... et finalement nous y sommes restés quatre heures !

 

Carte de Graceland

Plan 3D de la maison d'Elvis

 

Graceland panneau

 

Pour écouter un medley des standards d'Elvis pendant que vous lisez l'article, c'est ici !

 

Memphis Graceland

Il faut d'abord passer le cap douloureux d'un billet d'entrée à 61$ (55$ pour les seniors)...  avec des formules plus chères encore pour les VIP ! Malgré le prix, c'est la deuxième résidence privée la plus visitée des USA après la Maison Blanche (près de 700.000 visiteurs par an en 2019).

 

Graceland Elvis

Elvis a acquis cette propriété en 1957, à l'âge de 22 ans, pour y loger sa famille : ce petit gars né en 1935 dans un foyer pauvre à Tupelo (Misissippi) avait toujours promis à ses parents qu'il leur achèterait une belle maison !

C'est une demeure construite en 1939 dans le style néocolonial, qu'il a payée à l'époque 102 500$ avec les revenus de son premier disque d'or "Heartbreak Hotel" et de deux succès cinématographiques, et qui portait déjà le nom de Graceland. Il y vécut pendant 20 ans entouré des siens : sa femme Priscilla jusqu'à leur divorce, sa fille Lisa Marie, sa grand-mère Minnie, ses parents Vernon et Gladys (bien que sa mère en ait peu profité puisqu'elle est morte en 1958... remarié, son père continua à habiter la maison) mais aussi ses oncles et tantes, cousins, amis... il y avait toujours une quinzaine de personnes autour de lui à Graceland.

 

Graceland manoir

La visite de Graceland commence donc par un tour guidé du manoir, des jardins et du mémorial où on nous emmène en navette à partir de l'entrée du musée situé de l'autre côté de la rue. La demeure comprend 24 pièces au total, dont 8 chambres avec salle de bain, et 17 ha de jardin. Toutefois, on ne visite pas le premier étage qui reste le domaine privé de la famille Presley.

 

Graceland chambre d'Elvis

D'ailleurs il parait que dans la chambre du King, tout est resté en l'état après sa mort... (photo prise sur le net) Et vous pouvez déjà constater comme Elvis avait des goûts simples et austères en matière de déco !

 

Graceland tablette

On nous a distribué à chacun une tablette tactile interactive raccordée à des écouteurs, aussi notre visite est commentée pièce par pièce en français tandis que l'écran affiche l'endroit où l'on se trouve, comme ici, sur ma tablette, le hall d'entrée...

La visite se fait par groupes successifs mais on ne sent pas bousculés par le staff et on peut visiter à notre rythme, bien qu'on soit un samedi.

 

Graceland salon

Alors, c'est vrai que c'est kitchissime à souhait, que les couleurs sont parfois violentes et que les miroirs sont omniprésents... mais franchement, moi j'ai trouvé la déco plutôt belle (faut dire que j'adore le bleu et les vitraux art nouveau). En fait j'ai ressenti la même impression qu'à Las Vegas : Too Much mais magnifique ! Dans le salon, le canapé fait quand même plus de 4m de long... Au fond, dans la "Music room", on aperçoit le Knabe, piano blanc qu'Elvis avait acheté en 1958 : vendu en 1976, il est passé par plusieurs propriétaires avant que Graceland le rachète aux enchères en 2017 pour lui faire réintégrer sa place initiale.

 

Graceland salle-à-manger

Au rez de chaussée, on peut aussi voir la salle à manger (Elvis a eu des périodes rouges et des périodes bleues au niveau de la déco... comme Picasso !)

 

Graceland Chambre

et la chambre de Vernon et Gladys.

 

Graceland rez-de-chaussée

Comme dit plus haut, les miroirs sont partout, ce qui rajoute à l'impression de surcharge décorative.

 

Graceland cuisine

Ensuite on descend au sous-sol pour un tour du côté de la cuisine (identique à celle de mes beaux-parents, avec la même télé !) C'est là qu'Elvis devait préparer son diététique sandwich préféré composé de beurre de cacahuète, bacon frit, banane et margarine... A noter, à droite, le tout premier micro-onde vendu à Memphis.

 

Graceland salon télés

Puis on va s'abimer les yeux dans la rutilante salle " multimedia" jaune et bleue où Elvis avait installé 3 télés pour faire comme le président Johnson et regarder plusieurs émissions différentes en simultané tout en écoutant un vinyle et en lisant un bouquin... infatigable !

 

Graceland Salon TV

Cette fois les miroirs sont au plafond ! Super reposante cette pièce !

 

Graceland salle de billard

A côté, une salle de billard entièrement décorée de tentures plissées

 

Graceland salle de billard plafond

300 mètres de tissu quand même ! (moi je trouve ça superbe mais je me pose des questions sur les techniques de ménage à adopter pour entretenir tout ça !)

 

Graceland Jungle room

L'apothéose extravagante de la visite avec la Jungle room, bois rouge sculpté, rideaux or volantés, revêtements en peaux de bêtes, moquette verte partout, même au plafond... sa pièce favorite, où il recevait ses amis et qui lui a servi de studio d’enregistrement pour deux albums. L'escalier du fond la reliait directement à sa chambre. Bref, cette room-ci mérite bien un petit diaporama !

 

Diaporama : Graceland, la Jungle room
Diaporama : Graceland, la Jungle room
Diaporama : Graceland, la Jungle room

Diaporama : Graceland, la Jungle room

 

Graceland jardins

A l'arrière de la maison, on découvre les jardins

 

Graceland chevaux

et une des passions du King, les chevaux...

 

Graceland tablette interactive

avant de rejoindre d'autres bâtiments pour la visite du petit musée dédié à l'histoire de la famille Presley, avec plein de photos et d'objets personnels... Par contre, on se balade dans un conte de fée : aucune mention de ses addictions (malbouffe et médocs), de son douloureux divorce d'avec Priscilla, aucune image de sa période Sumo, même les véritables circonstances de sa mort sont enjolivées (on nous dit qu'il a été foudroyé par une crise cardiaque dans sa salle de bain... bon c'était un peu moins glamour en vrai... en France on pourrait dire " le King est mort sur son trône", ça resterait sexy mais je ne sais pas si ça marche en anglais !), bref tout est lisse, policé, rien ne doit ternir la légende de l'étoile du rock...

 

Diaporama : Graceland, photos d'Elvis
Diaporama : Graceland, photos d'Elvis
Diaporama : Graceland, photos d'Elvis
Diaporama : Graceland, photos d'Elvis
Diaporama : Graceland, photos d'Elvis
Diaporama : Graceland, photos d'Elvis
Diaporama : Graceland, photos d'Elvis
Diaporama : Graceland, photos d'Elvis

Diaporama : Graceland, photos d'Elvis

 

Elvis Rising Sun

Rising Sun était le cheval préféré d'Elvis, un palomino à la robe dorée acheté en 1967.

 

Graceland revolver

Une autre de ses passions, les armes à feu.

 

Graceland tenues de mariage

Les tenues de son mariage avec son unique épouse, Priscilla Beaulieu, qu'il a rencontrée lorsqu'elle avait 14 ans et épousé 7 ans après... là aussi, on ne nous dit pas qu'il avait déclaré à un copain “Elle est assez jeune pour que je puisse en faire ce que je veux”... Il l'a même fait teindre en brun corbeau et coiffer avec une choucroute sur la tête comme lui ! D'ailleurs elle se surnommait elle-même "la poupée vivante d'Elvis" ! (Bon, allez, j'arrête d'écorner le mythe !)
 

Graceland gourmette or

Parmi les objets personnels de la famille, la gourmette de la petite Lisa Marie

 

Graceland Lisa Marie

que voici...

C'est bien la même qui a fait semblant ensuite de former un couple normal avec Michael Jackson, dont certains disent qu'il l'aurait épousée pour éloigner de vils soupçons et mettre la main sur l'héritage d'Elvis... (ah non, je ne vais pas me mettre à écorner un deuxième King maintenant ! Mais ça va être quoi, ensuite ? Que la guitare de B.B. King ne s'appelait pas vraiment Lucille mais Georgette ? Ou que Plastic Bertrand ne s'appelait pas vraiment Plastic ? Allons, un peu de retenue quand même !) Bon, tout ça pour dire que dans le monde artistique, il est souvent préférable de dissocier l’œuvre de la personne, et de ne s'attacher qu'au génie et au talent...

 

Graceland canapé rouge

Graceland a subi... euh bénéficié de plusieurs décorations différentes en 20 ans : ici la période rouge et or des années 70.

 

Graceland chandelier

 

Graceland décoration rouge

La preuve !

 

Graceland salle de racket ball

On visite aussi sa salle de Racket Ball, attenante à une salle de musique où étaient accrochés ses disques d'or. C'est d'ailleurs à la suite d'une séance de ce sport similaire au squash qu'Elvis a trouvé la mort à l'âge de 42 ans, décès prématuré dû vraisemblablement à la conjugaison d'une mauvaise hygiène de vie, d'un abus de médicaments et d'une maladie chronique induisant des problèmes cardiaques et digestifs...

 

Graceland piscine

Une piscine pas vraiment très grande... Finalement on se dit que dans cette propriété, on a vu de l'extravagance mais pas de la démesure... en tous cas, moins qu'on ne l'imaginait. Et on ressort de la visite avec le sentiment qu'Elvis était en fait un bon petit gars généreux qui aimait beaucoup sa famille et qui n'a jamais pu se remettre vraiment du décès de sa mère disparue à 46 ans et avec laquelle il entretenait une relation fusionnelle...

 

Graceland Jardin de la Méditation

On termine le tour de cette demeure par le Jardin de la Méditation où Elvis repose en compagnie de sa famille...

 

Graceland Jardin de la Meditation

Au premier plan, on découvre avec surprise qu'Elvis avait un frère jumeau, Jessie, arrivé mort-né avant lui...

 

Graceland tombe d'Elvis

Sur la tombe d'Elvis un texte rend hommage à une "légende vivante qui a révolutionné la musique", et c'est vrai qu'Elvis a connu la gloire internationale de son vivant sans jamais avoir fait de concert hors des USA...

 

Graceland Stèle

Ici aussi, on ne donne pas vraiment dans la simplicité...

(la stèle se trouvait préalablement dans un cimetière mais les tombes ont été rapatriées à Graceland par crainte de vandalisme)

 

Graceland Jardin de la Méditation vitraux

...mais j'aime bien à nouveau la déco en vitraux...

 

Graceland jet privé

Pour continuer la visite, nous rejoignons l'autre côté du boulevard en longeant les deux jets privés d'Elvis, un quadriréacteur Convair 880 luxueusement aménagé et portant le nom de sa fille, et le Lockheed Jet Star surnommé "the Hound Dog II".

 

Graceland Automobile Museum

Et voilà le hall d'exposition où nous avons passé le plus de temps, le "Elvis Presley Automobile Museum" qui présente aux visiteurs extasiés dont nous faisons partie une vingtaine de ohlalas motorisées ayant appartenu au King... et en plus c'est midi alors on est tout seuls !

 

Graceland Automobile museum

Se contenter de dire qu'Elvis aimait les voitures serait en-dessous de la réalité... il en a possédé des centaines ! Et nous qui ne sommes pas particulièrement passionnés par les véhicules d'aujourd'hui, par contre on adooooore les anciens modèles... du coup cette visite est un régal pour nos yeux. Donc voici un extrait des merveilles exposées ici, avec parfois de petits diaporamas parce que c'est comme pour les maisons, quand j'aime, je prends des photos sous tous les angles !

 

La Lincoln Continental Mark II de 1956 qu'Elvis affectionnait particulièrement. Il l'a achetée à Miami pour remplacer une autre Lincoln qui avait été décorée de numéros de téléphone et de traces de rouge-à-lèvres par des admiratrices un peu trop ferventes... Il l'a utilisée pour le tournage du film "King Creole".
La Lincoln Continental Mark II de 1956 qu'Elvis affectionnait particulièrement. Il l'a achetée à Miami pour remplacer une autre Lincoln qui avait été décorée de numéros de téléphone et de traces de rouge-à-lèvres par des admiratrices un peu trop ferventes... Il l'a utilisée pour le tournage du film "King Creole".

La Lincoln Continental Mark II de 1956 qu'Elvis affectionnait particulièrement. Il l'a achetée à Miami pour remplacer une autre Lincoln qui avait été décorée de numéros de téléphone et de traces de rouge-à-lèvres par des admiratrices un peu trop ferventes... Il l'a utilisée pour le tournage du film "King Creole".

Cadillac Eldorado Biarritz de 1956. Toute blanche à l'origine, Elvis l'a fait customiser à son goût, avec air conditionné et sièges en cuir blanc. Pour la couleur de la carrosserie, la légende raconte que le King a demandé de la repeindre de la couleur de la grappe de raisin qu’il tenait dans sa main !
Cadillac Eldorado Biarritz de 1956. Toute blanche à l'origine, Elvis l'a fait customiser à son goût, avec air conditionné et sièges en cuir blanc. Pour la couleur de la carrosserie, la légende raconte que le King a demandé de la repeindre de la couleur de la grappe de raisin qu’il tenait dans sa main !
Cadillac Eldorado Biarritz de 1956. Toute blanche à l'origine, Elvis l'a fait customiser à son goût, avec air conditionné et sièges en cuir blanc. Pour la couleur de la carrosserie, la légende raconte que le King a demandé de la repeindre de la couleur de la grappe de raisin qu’il tenait dans sa main !

Cadillac Eldorado Biarritz de 1956. Toute blanche à l'origine, Elvis l'a fait customiser à son goût, avec air conditionné et sièges en cuir blanc. Pour la couleur de la carrosserie, la légende raconte que le King a demandé de la repeindre de la couleur de la grappe de raisin qu’il tenait dans sa main !

MGA 1600 Mkl de 1961, petit roadster décapotable du film "Blue Hawaï" qu'Elvis a acheté à la fin du tournage. Par la suite, il l'a donné à sa secrétaire !

MGA 1600 Mkl de 1961, petit roadster décapotable du film "Blue Hawaï" qu'Elvis a acheté à la fin du tournage. Par la suite, il l'a donné à sa secrétaire !

La Rolls-Royce Silver Cloud III de 1966 qu'Elvis a achetée à l'acteur Michael Landon et qu'il donnera au chanteur Charlie Rich.
La Rolls-Royce Silver Cloud III de 1966 qu'Elvis a achetée à l'acteur Michael Landon et qu'il donnera au chanteur Charlie Rich.

La Rolls-Royce Silver Cloud III de 1966 qu'Elvis a achetée à l'acteur Michael Landon et qu'il donnera au chanteur Charlie Rich.

Deux Mercedez Benz Pullman 600 dont la limousine "Midnight Blue" de 1969 munie d'une TV et d'un téléphone.
Deux Mercedez Benz Pullman 600 dont la limousine "Midnight Blue" de 1969 munie d'une TV et d'un téléphone.
Deux Mercedez Benz Pullman 600 dont la limousine "Midnight Blue" de 1969 munie d'une TV et d'un téléphone.

Deux Mercedez Benz Pullman 600 dont la limousine "Midnight Blue" de 1969 munie d'une TV et d'un téléphone.

La Lincoln Mark IV de 1975 avec ses initiales sur les portières.
La Lincoln Mark IV de 1975 avec ses initiales sur les portières.
La Lincoln Mark IV de 1975 avec ses initiales sur les portières.
La Lincoln Mark IV de 1975 avec ses initiales sur les portières.

La Lincoln Mark IV de 1975 avec ses initiales sur les portières.

La Dino Ferrari 308 GT4 achetée d'occasion en octobre 1976 pour 20 583 $.  Ce sera la dernière voiture que le King s'offrira, puisqu'il décèdera moins d'un an après.
La Dino Ferrari 308 GT4 achetée d'occasion en octobre 1976 pour 20 583 $.  Ce sera la dernière voiture que le King s'offrira, puisqu'il décèdera moins d'un an après.

La Dino Ferrari 308 GT4 achetée d'occasion en octobre 1976 pour 20 583 $. Ce sera la dernière voiture que le King s'offrira, puisqu'il décèdera moins d'un an après.

Graceland Cadillac rose

Mais le clou de l'expo, c'est la fameuse Cadillac rose qu'il acheta en 1956 et donna à sa mère... qui n'avait pas le permis !

Une Fleetwood Sixty Special de 1955 dont il ne s'est jamais séparé...
Une Fleetwood Sixty Special de 1955 dont il ne s'est jamais séparé...
Une Fleetwood Sixty Special de 1955 dont il ne s'est jamais séparé...

Une Fleetwood Sixty Special de 1955 dont il ne s'est jamais séparé...

 

Graceland Harley

Dans une pièce adjacente, d'autres très belles mécaniques possédées par le King nous font de l’œil... Sont exposés ici des Harley, des motos 3-roues, des buggys, des snowmobiles (vu qu'il neige très souvent dans le Tennessee comme chacun sait !), des voiturettes de golf, une voiture à pédale, une Jeep rose pour circuler sur sa propriété... si vous êtes bien attentifs, vous verrez même sa première luge !

 

Diaporama : Elvis' cycles
Diaporama : Elvis' cycles
Diaporama : Elvis' cycles
Diaporama : Elvis' cycles
Diaporama : Elvis' cycles

Diaporama : Elvis' cycles

 

Graceland expos costumes

Nous continuons avec les salles d'expos qui retracent sa vie et sa carrière : ses 2 ans de service militaire en Allemagne, ses extravagants costumes de scènes, des objets personnels, des vidéos de concerts ou de films, des documents d'archives...

 

Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...
Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...

Diaporama : tenues d'Elvis dont la fameuse combi "Eagles" et une autre avec le calendrier Aztèque ! On n'a vu toutefois aucune tenue de fin de carrière, la période Sumo de sa vie est ici aussi totalement occultée...

 

Graceland affiches de films

Ici les affiches des 30 films qu'il a tournés et qui donnent tout son sens au mot "navet"...

 

Graceland chansons des films

Il faut dire que le seul objectif de ces bluettes était de promouvoir de nouvelles chansons et de vendre des disques... Beaucoup ont toutefois connu un succès faramineux : en 1956, "Love Me Tender" (le premier film d'Elvis, un western) est présenté à New York ou il rembourse en 3 jours les coûts de production et pulvérise tous les records d'audience !

 

Graceland disque d'or Love me tender

Plus un disque d'or dans la foulée !

 

A noter que Love Me Tender est une reprise d'une vieille chanson de la guerre de Sécession composée par W. W. Fosdick & George R. Poulton's : "Aura Lee" (ou "Aura Lea"). Chanson qui deviendra également, avant Elvis, un hymne en fanfare de l'armée américaine sous le titre "Army Blue" !

 

 

Graceland affiche film Blue Hawaï

Elvis adorait tourner les films à Hawaï, il a d'ailleurs décoré sa Jungle room en souvenir de l'archipel (notez la "romance extatique" quand même !)

 

Graceland guitare

Une guitare de ses débuts dont le bois affiche l'usure causée par les frappés... Sa toute première lui avait été offerte par sa mère à l'occasion de ses 11 ans, elle l'avait acquise pour la modique somme de 12,95 $. Grosse déception pour Petit Elvis qui avait demandé soit une bicyclette, soit une carabine 22 Long Rifle... mais c'était trop cher pour les Presley... on l'a échappé belle !

 

Graceland John Lennon piano

Une autre exposition est dédiée aux stars "icônes" de la musique qui ont révélé avoir été influencées par le King, comme John Lennon qui a quand même déclaré : "Rien ne m'avait vraiment touché avant que j'entende Elvis. S'il n'y avait pas eu Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles". Le piano exposé est un des derniers pianos de John.

Diaporama : Graceland, quelques stars influencées par Elvis (Jennifer Lopez, Dwayne Johnson "The Rock", les Kiss..)
Diaporama : Graceland, quelques stars influencées par Elvis (Jennifer Lopez, Dwayne Johnson "The Rock", les Kiss..)
Diaporama : Graceland, quelques stars influencées par Elvis (Jennifer Lopez, Dwayne Johnson "The Rock", les Kiss..)
Diaporama : Graceland, quelques stars influencées par Elvis (Jennifer Lopez, Dwayne Johnson "The Rock", les Kiss..)

Diaporama : Graceland, quelques stars influencées par Elvis (Jennifer Lopez, Dwayne Johnson "The Rock", les Kiss..)

Graceland salle des Trophées

La salle des trophées expose une prodigieuse collection de disques d'or et de platine !

 

Graceland Gold Records

En effet, 91 albums et 53 singles du King ont reçu des distinctions : or (500 000 exemplaires), platine (1 million), double-platine ou diamant (l'album où Elvis chante Noël aurait vendu jusqu'à 18 millions d'exemplaires !) 

 

Graceland disque d'or Heartbreak Hotel

Voici son premier disque d'Or.

Heartbreak Hotel est une chanson inspirée par un fait divers rapporté par un journal de Miami : un jeune homme s’est suicidé, laissant derrière lui une note disant « I walk a lonely street ». Vous remarquerez que le disque n'a pas été édité sous le label Sun... et oui, en 1956, Phillips a accepté de vendre le contrat d'exclusivité qui le liait à Elvis à la maison de disques RCA pour 40 000 $, argent qui lui permettait de continuer à promouvoir des artistes de blues issus de la communauté noire... Mais rassurez-vous, la visite du studio RCA est prévue dans notre roadtrip !

 

Pour écouter Heartbreak Hotel, c'est ici !

 

Graceland gift shop

Chaque fois qu'on sort d'une salle d'expo, passage obligé par un gift shop !

 

Graceland gift shop

Alors là, ce sont des horloges et les jambes d'Elvis bougent en guise de balancier... la classe !

 

Graceland Gladys Dinner

On termine notre Elvis Experience avec un hamburger au Gladys' Diner, déco vintage sympa !

 

Elvis gift shop

Ah ben si, on a fini par le trouver notre Elvis période Sumo ! Mais pas dans Graceland... dans un gift shop situé à l'extérieur du complexe, de l'autre côté du boulevard, où tout est bien moins cher... (on avait garé gratuitement notre voiture sur son parking)

 

Du coup on y a fait des achats !

 

 

BONUS FAMILIAL

Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland
Diaporama : Nous à Graceland

Diaporama : Nous à Graceland

Partager cet article
Repost0
10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 22:30

 

La photo de l'après-midi

Memphis Sun Studio

A peine arrivés à Memphis, pèlerinage urgent obligatoire !

 

 

Première ville à attirer les noirs du Delta chassés des plantations par la mécanisation de la culture du coton et cherchant à gagner leur vie en jouant leur musique, Memphis fut le foyer initial du blues urbain. Plus tard, grâce au développement de l'industrie du disque, elle va gagner différents surnoms : "Home of the Blues", "Soul City" , "Birthplace of Rock'n’roll"... bref, la ville a pour reine la musique et pour palais ses studios d'enregistrement ! 

De Clarksdale à Memphis, le ciel continue de nous tomber sur la tête, à tel point que nous passons dans l’État du Tennessee sans repérer le panneau !

Nous rejoignons Memphis à 16h : juste le temps de faire le check-in et de poser nos valises, nous profitons d'une accalmie pour repartir à pied.

 

Carte de Memphis

 

Memphis poster Quinta Inn and Suites Downtown

Exceptionnellement, nous avons fait une réservation par nous-mêmes au "Quinta Inn and Suites Downtown" afin de profiter d'un hôtel bien placé avec un parking gratuit... les parkings des hôtels de centre-ville sont en effet hors de prix aux USA (40 à 45$ par jour + le tip au voiturier), on est contents de pouvoir faire cette économie sur 3 nuits ! Et déjà on apprécie le poster de l'accueil !

 

D'ailleurs tous les murs des couloirs de l'entrée sont décorés de posters de Memphis, c'est super beau.

 

Memphis Quinta Inn and Suites Downtown chambre

On trouve notre chambre très classe...

 

 

Memphis Sun Studio

L'hôtel offre aussi l'avantage de se situer à 800m de Sun Studio (706 Union avenue), endroit de légende où le blues, le gospel et la country ont fusionné pour donner naissance au Rock'n'roll, seul studio d'enregistrement classé au registre national des lieux historiques... Grâce à cette proximité, nous pouvons faire la dernière visite guidée de la journée à 17h.

 

Memphis Sun Studio

L'entrée est un bar-gift shop qui nous met tout de suite dans l'ambiance...

 

Sun Studio

 

Memphis Sun Studio

On peut se restaurer en attendant le départ du tour guidé...

 

Sun Studio

...où l'on va tout apprendre sur l'histoire du studio, initialement dénommé le Memphis Recording Service et fondé en 1950 par Sam Phillips, un jeune ingénieur du son de 27 ans désargenté qui nourrissait une passion pour la musique noire du Sud des États-Unis et souhaitait donner leur chance aux artistes méconnus, comme B.B. King ou Howlin' Wolf.

 

Trois événements vont faire de ce studio une légende en marquant l'histoire de la musique américaine : le premier en 1951, quand Jackie Brenston accompagné de ses Delta Cats -avec Ike Turner au piano- gravent ici "Rocket 88", considéré comme le premier morceau de rock'n'roll de tous les temps. Le succès de la chanson (que vous pouvez écouter ci-dessous) permit à Sam Phillips de lancer en 1952 le label Sun Records qui se démarquait de ses concurrents en proposant un tout nouveau style musical.

 

 

 

Sun Studio

Pour connaître les deux autres anecdotes, passez la porte et suivez-nous dans notre visite du musée...

 

Sun Studio

A l'étage, une grande salle garnie de vitrines où sont exposés divers objets racontant l'histoire du studio : disques vinyles, micros vintage, instruments de musique, graveurs, néons, magnétophones-à-bandes, affiches, photos... 

 

Sun Studio

Ici Rosco Gordon Jr dont la façon unique de jouer du piano, en mettant l'accent sur les contretemps, a inspiré les rythmes du reggae jamaïcain.

 

Sun Studio

Là, un groupe de prisonniers d'un pénitencier de l'Etat du Tennessee dont le succès du disque " Just Walkin' in The Rain" leur a permis d'obtenir la grâce du Gouverneur !

 

Sun Studio

Une Lucille car c'est ici que B.B. King a commencé à se faire connaître

 

Sun Studio

Bien sûr, Jackie Brenston et Ike Turner sont à l'honneur... La visite est d'ailleurs musicale : à chaque fois que le guide explique un pan d'histoire, il lance l'enregistrement qui s'y réfère.

 

Sun Studio

Un graveur de 1950

 

Sun Studio

Mais la star du studio, c'est ce jeune inconnu de 18 ans qui, un jour de juillet 1953 (deuxième événement !), a poussé la porte et demandé à Marion Keisker, l’assistante de Phillips, une session personnalisée tarifée à 3,25$ pour enregistrer deux chansons en guise de cadeau d’anniversaire à sa mère, Gladys. Suivait alors un dialogue devenu célèbre où Keisker demande au jeune homme : « Quel type de chanteur êtes-vous ? ». Réponse : « Je chante tout ». Keisker insiste : « Comme qui chantez-vous ? » Et Elvis Aaron Presley, le futur King, de répondre : « Je ne chante comme personne d’autre ». Phillips n'est pas particulièrement conquis par Presley mais Keisker, elle, croit en lui...

 

Sun Studio

Un an après, Bébé Elvis enregistrait « That’s All Right (Mama) ». Trois jours plus tard, à la radio, le DJ Dewey Phillips jouait la chanson lors de son émission « Red, Hot & Blue ». Assailli de coups de téléphone d’auditeurs enthousiastes, il passait le titre à 14 reprises ! Le succès d’Elvis était fait. En moins de deux ans, Sam Phillips fit d'un parfait inconnu qui ne s'était jamais produit en public l'artiste le plus recherché des USA.

 

 

 

 

Sun Studio

Du coup, le roi du rock'n'roll est partout : photos,

 

Sun Studio

disques,

 

Sun Studio

même sa guitare dans un bel étui en cuir

 

Memphis Sun Studio

et la régie de la station de radio qui a passé pour la première "That's all right".

 

Memphis Sun Studio

Ensuite on redescend au rez-de-chaussée pour rejoindre le Saint des Saints (je n'exagère pas, le slogan du Sun Studio est : "Si la musique était une religion, Memphis serait Jérusalem et le Sun studio son principal sanctuaire" !) : la salle d'enregistrement proprement dite, sol en lino, murs en plaquage formica, tapis élimé...

 

Memphis Sun Studio Million Dollar Quartet

Ici trône la photo que nous avons vue un peu partout dans le musée et qui immortalise le troisième événement lié à la renommée du studio .. En effet, la bonne intuition de Sam Phillips lui a fait découvrir d'autres stars qui ont enregistré des titres de renommée mondiale. Le 4 décembre 1956, Carl Perkins (Blue Suede Shoes) répétait au sein du studio en compagnie d’un jeune pianiste encore inconnu, Jerry Lee Lewis (Great Balls of Fire). Elvis, de passage dans les parages, venait alors les saluer, bientôt rejoint par Johnny Cash (Walk the Line)​​​. Les quatre musiciens débutèrent alors un « bœuf » improvisé de plus de trois heures, immortalisé sur bande-son, mais aussi sur une photo devenue célèbre et vite baptisée le « Million dollar quartet  » (pour écouter cet enregistrement improvisé, cliquer sur la photo ci-dessus.)

 

Sun Studio

Pas facile de voir la régie derrière la vitre.

 

Memphis Sun Studio

Tout autour de la salle, des instruments de légende ayant été utilisés par les stars du studio... en fait, on se croirait dans la pièce à musique de notre garage ! Cliquez ici et ici et vous verrez que je n'exagère pas !

 

Memphis Sun Studio

Ah ben oui, tout pareil !

 

Memphis Sun Studio

Il y a même la batterie, comme chez nous ! (sauf que celle-ci, elle a été utilisée par U2...)

 

Memphis Sun Studio

Comme on peut le voir sur cette photo, des stars actuelles viennent en effet régulièrement enregistrer au Sun pour se faire une piqûre de lieu de légende.

 

Memphis Sun Studio

ça aussi, on a... (si, si je vous assure !)

 

Memphis Sun Studio

Le guide nous présente le premier micro dynamique utilisé par Elvis et par bien d'autres stars (bonjour les microbes !), et nous montre comment Johnny Cash transformait sa guitare en instrument de percussion à l'aide d'un billet coincé derrière les cordes (la batterie n'étant pas utilisée, à l'époque, dans la musique Country)

 

Sun Studio

Le moment le plus rigolo, c'est quand les visiteurs s'approprient le fameux micro vintage (plein de microbes, donc) pour singer Elvis avec force grimaces et jeu de jambes... on se moque copieusement et puis... on fait exactement pareil !

 

Diaporama : même pas honte ! (et même pas peur des microbes...)
Diaporama : même pas honte ! (et même pas peur des microbes...)

Diaporama : même pas honte ! (et même pas peur des microbes...)

 

Memphis Quinta Inn and Suites Downtown

Retour à l'hôtel pour trier les photos et, après le pique-nique du soir, nous repartons pour une petite balade nocturne sur Beale Street.

 

(Pour écouter "Just Walkin' in the Rain" des Prisonaires pendant notre balade dans Beale Street...)

 

 

 

Memphis by night

Nous logeons à proximité du stade de baseball des Redbirds, d'ailleurs on s'inquiétait un peu des nuisances sonores nocturnes pour ce week-end mais en fait, les festivités aux USA commencent et se finissent toujours très tôt en soirée.

 

Memphis Beale Street

En plus, on va constater rapidement que la police est partout dans le centre-ville : les accès à Beale Street sont même filtrés avec ouverture des sacs... On croise par ailleurs beaucoup de homeless... Finalement, on va se sentir moins en sécurité qu'à la Nouvelle-Orléans.

 

Memphis Beale Street

Donc Las Vegas a le "Strip", La Nouvelle-Orléans a "Bourbon Street" et Memphis a "Beale Street", la grande rue de 2.5 km où tout a commencé en 1841... Elle a été baptisée ainsi en hommage à un soldat héros de la guerre civile longtemps oublié depuis… Au départ, elle servait essentiellement à relier les commerces du downtown aux navires chargés de marchandises qui arrivaient par le Mississippi.

 

Memphis Beale Street

A partir des années 1900, les afro-américains libres investissent Beale Street en y ouvrant restaurants, bars et commerces, et de nombreux artistes noirs viendront y tenter leur chance jusqu'en 1960. Nombre d’entre eux fermeront ensuite boutique malgré une loi proclamant la rue « berceau du Blues » en 1966. Mais ce n’est qu'en 1980 que la célèbre rue (re)deviendra une des attractions principales de Memphis.

 

Memphis Beale Street

Donc, comme sur Bourbon street, succession de bars et de restaurants avec musique live partout et population "cocktailisée"... mais la rue est quand même moins bruyante que celle de la Nouvelle-Orléans.

 

Memphis Beale Street

Par contre, beaucoup plus bling bling ! Les néons des enseignes rivalisent de couleurs et de clignotements, on retrouve ici un côté Las Vegas dans la débauche de lumières !

 

Diaporama : Beale Street
Diaporama : Beale Street
Diaporama : Beale Street
Diaporama : Beale Street
Diaporama : Beale Street
Diaporama : Beale Street

Diaporama : Beale Street

 

Memphis Beale Street

Le B.B. King Blues Club (143 Beale Street), ouvert en 1991, est devenu une véritable institution avec, tous les soirs, des concerts de blues, soul et rock'n'roll et une piste de danse où on peut guincher jusqu'à 1h du matin (quand je vous disais que les américains se couchaient tôt...)

 

Memphis Beale Street

Lui n'est jamais bien loin !

 

Memphis Beale Street

Trop beaux les abattants de WC !

 

Memphis Beale Street

Je veux ! 

La guitare est d'ailleurs présente partout...

 

Memphis : guitares dans Beale Street
Memphis : guitares dans Beale Street
Memphis : guitares dans Beale Street
Memphis : guitares dans Beale Street

Memphis : guitares dans Beale Street

 

Memphis Beale Street

Non mais... bling bling et kitch en plus ! 

 

BONUS FAMILIAL

Diaporama : Lui à Memphis
Diaporama : Lui à Memphis
Diaporama : Lui à Memphis
Diaporama : Lui à Memphis
Diaporama : Lui à Memphis

Diaporama : Lui à Memphis

Partager cet article
Repost0
10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 09:36

 

La devinette du jour !

Cleveland Grammy Awards Museum

De quoi s'agit-il ?  Un indice : Plastic Bertrand ne l'a pas obtenu mais Milli Vanilli (duo germano-français), oui ! Et pourtant aussi menteurs l'un que l'autre puisque dans les deux cas... personne ne chantait !

 

 

Pas de tornade prévue aujourd'hui mais la pluie est toujours au rendez-vous... Cela va réduire nos balades en extérieur et nous précipiter dans les musées ! Cela tombe bien car, sur la route qui nous mène à Memphis, nous allons nous arrêter à Cleveland, sur les conseils de notre charmante commerçante d'hier, pour visiter le Grammy Museum du Mississippi.

 

 

Carte des intérêts touristiques du trajet du jour.

 

 

 

La journée commence forcément bien quand la salle du petit-déjeuner de l'hôtel met un gaufrier à notre disposition... mais du coup, qui dit breakfast inclus, dit départ plus tardif le matin !

 

Greenville Mississippi river

Le Blues Trail continue de suivre le Mississippi dont la hauteur d'eau affleure déjà le niveau de la route...

 

Grammy Museum de Cleveland, Mississippi

Petit frère de celui de Los Angeles, le Grammy Museum de Cleveland célèbre depuis 2016 tous les métiers de l'industrie de la musique en braquant le projecteur sur les racines musicales du Mississippi.

 

Les Grammy Awards ou Grammies, créés en 1958, sont l'équivalent de nos Victoires de la Musique. Les trophées sont décernés chaque année par la "National Academy of Recording Arts and Sciences" afin d'honorer les meilleurs artistes et les meilleurs techniciens dans le domaine de la musique. De nombreux artistes du Mississippi ont été récompensés, comme B.B. King qui a reçu 16 récompenses, Muddy Waters (7), Charley Patton (considéré comme le Père du Blues, il avait du sang Choctaw...) ou Elvis (14 nominations mais seulement 3 prix !)

 

Grammy Museum Mississippi

Le trophée est une élégante statuette représentant un gramophone (vous avez pu voir les Grammies de B.B. King dans l'article d'hier...), sa représentation géante trône bien sûr à l'entrée du musée.

 

Cleveland Grammy Museum

Dans la première salle, une exposition présente affiches, photos, costumes et instruments utilisés lors des diverses cérémonies des Grammy Awards.

J'adore les affiches très pop et colorées des différentes éditions, et les photos noir et blanc du photographe officiel Danny Clinch (lui aussi récompensé...)

 

Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland

Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland

A noter que pour reconnaître Stevie Wonder , il suffit de la silhouette de son profil...

 

Cleveland Grammy Museum

Le très beau Grammy utilisé dans l'une des affiches est bien sûr la réponse à la devinette du début de l'article...

 

Cleveland Grammy Museum

Une merveille d'art cinétique

 

Cleveland Grammy Museum

Les tenues rivalisent de paillettes, plumes, bling-bling et mauvais goût : le show-bizz américain dans toute sa démesure ! (de gauche à droite : Charli XCX, Cee Lo Green, Pharrell Williams et Mile Rogers, Katy Perry)

 

Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),
Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),
Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),
Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),
Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),

Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),

Cleveland Grammy Museum

Un Grammy Award de 1961 pour la chanson Moon River que vous pouvez écouter ci-dessous :

 

 

Cleveland Grammy Museum

Dans la section "Iconic Instruments", exposition de plusieurs instruments de musique ayant appartenu à des artistes célèbres comme B.B. King, Miles Davies, Bob Dylan ou Bruno Mars...

 

Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments
Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments
Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments
Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments

Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments

Cleveland Grammy Museum

Une autre section nous raconte l'histoire de la guitare électrique, où Fender (avec sa Telecaster d'abord puis sa Stratocaster 3 ans après) et Gibson (avec sa Les Paul) ont joué un rôle primordial.

 

Cleveland Grammy Museum

Puis on entre dans les salles interactives avec moult consoles, "bars" et tableaux tactiles nous permettant d'écouter des œuvres primées en recherchant par titre, par interprète, par auteur, par compositeur, par année, par récompense... on pourrait y passer des journées entières !

 

Cleveland Grammy Museum

Moi j'ai choisi d'écouter les Beatles : entre 1964 et 1996 (si on ne compte pas le trophée du couronnement de leur carrière en 2014), 23 nominations dont "Album de l'année" et "Meilleure performance vocale contemporaine par un groupe " pour presque tous leurs disques... et 7 trophées seulement ! (ok, ils ne sont pas américains...)

 

Cleveland Grammy Museum

Ici une table à écran tactile longue de 5,5 mètres, surnommée "Crossroads Table", nous permet de découvrir l'histoire de la musique populaire et donne accès à des informations sur 160 genres musicaux.

 

Cleveland Grammy Museum

Voilà ce que ça donne quand on clique dessus...

Ah ben oui, moi je n'écoute pas B.B. King (ni Plastic Bertrand, je vous rassure...) Il faut dire que Bruno Mars, qui a fait ses débuts dans le divertissement à l'âge de 4 ans en tant qu'imitateur d'Elvis Presley pour l'émission de variétés de son père, a déjà été nominé 27 fois (donc plus que les Beatles...) et a obtenu 7 prix depuis 2010.

 

Bruno Mars Grammy Awards

La preuve !

 

Cleveland Grammy Museum

Voici la section "studios de production"

 

Cleveland Grammy Museum

Dans les mini-cabines, nous sommes accueillis par Keb 'Mo' qui nous aide à écrire, mixer, enregistrer et produire notre propre chanson de blues. Avec des capacités de mixage variées, on peut créer un hit et le stocker dans les archives du musée ! Bon, au moment du stockage, il faut donner plein d'infos persos... du coup, on a arrêté : tant pis pour la célébrité !

 

Cleveland Grammy Museum

La salle Roland permet aux visiteurs de participer au processus de création musicale : en jouant des instruments de musique électroniques, on peut appréhender la façon dont la musique d'aujourd'hui est élaborée. De gauche à droite, j'ai reconnu toute seule Keith Urban, Kurt Cobain et Stevie Wonder... je ne suis pas aussi nulle que je le pensais !

 

Cleveland Grammy Museum

Pour finir, on peut apprendre de nouveaux mouvements de danse avec Ne-Yo en suivant les cases qui s'éclairent sur une piste de danse colorée... Norbert est un peu circonspect sur ce coup-là !

 

Cleveland Grammy Museum

C'est l'occasion de (re)découvrir la chronologie des styles de danse inspirés par la musique de leur époque...

D'ailleurs j'en profite pour boucler la boucle en vous proposant ce montage génial mettant à l'honneur des extraits chorégraphiques issus de l'âge d'or des comédies musicales et un titre de... Bruno Mars ! J'adore !

 

 

 

Cleveland Grammy Museum

Il est déjà midi et nous assistons au repas de 2 écoles qui pique-niquent chacune à deux extrémités du vaste hall d'entrée... donc, ici, l'école des enfants blancs avec les profs blancs...

 

Cleveland Grammy Museum

...et là, l'école des enfants noirs avec les profs noirs.. quand je vous disais qu'il y avait encore du boulot !

 

Cleveland Grammy Museum

A l'extérieur, un jardin de sculptures qui font honneur à la musique : à gauche, Ramblin' Return de John Ellis et à droite Tribute to Stradivarius de Bryan Massey

 

Cleveland, Mississippi

Et en face, une Ohlala comme en Louisiane... mais sans la mousse espagnole !

 

 

Plan touristique de Clarksdale

 

Clarksdale

60km plus loin, nous arrivons, toujours sous la pluie, à Clarksdale, autre ville mythique du Blues.

 

Clarksdale, Crossroads

Clarksdale est notamment célèbre pour son panneau Crossroads qui marque le croisement des Highway 49 et 61, le lieu légendaire où le bluesman Robert Johnson aurait vendu son âme au diable en échange de son extraordinaire talent de guitariste, comme il le raconte dans sa chanson intitulée -vous l'auriez deviné- "Crossroads" (oui je sais, sur le lien, c'est la reprise de Clapton... je préfère !)

 

Clarksdale, Delta Blues Museum

On y trouve également le Delta Blues Museum... qui est fermé, on ne sait pas pourquoi! (et puis de toutes façons, photos interdites à l'intérieur...)

 

Clarksdale, Ground Zero Blues Club

Et surtout, le mythique Ground Zero Blues Club (387 Delta Avenue), juke joint pur jus, à la façade décrépie bien peu engageante, et pourtant listé dans le "top 100 des bars et night clubs d'Amérique" ... c'est là, bien sûr, que nous avons l'intention de manger !

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Ground Zero parce que Clarksdale est considéré comme l'endroit où le blues a commencé : c'est le point zéro de l'émergence de la musique de Muddy Waters, pionnier du blues et originaire du coin...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Dès l'entrée, on en prend plein les mirettes

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

C'est une débauche de couleurs et de décorations hétéroclites couvertes de graffitis ! Les clients ont en effet le droit de barbouiller murs, affiches, tables, chaises, comptoir etc... de leur nom et de petits messages... D'ailleurs, à peine arrivés et la serveuse nous apporte un feutre indélébile pour nous permettre de jouer nous aussi !

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Du coup, on ne s'en est pas privé !

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Moi, j'écris le mien sur la scène... Malheureusement pas de prestation le midi : pour profiter de la musique live, il aurait fallu venir un soir, entre le mercredi et le vendredi...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Le bar est une merveille dans le style destroy...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Originaire de Clarksdale, guitariste à ses heures, l'acteur Morgan Freeman, qui est à l'honneur ici, est en fait l'un des co-propriétaires du club qu'il a ouvert en 2001 afin d'avoir "un bon endroit où manger et écouter de la musique quand il revient chez lui" !

 

Diaporama : les guitares déco du Ground Zero Blues Club
Diaporama : les guitares déco du Ground Zero Blues Club
Diaporama : les guitares déco du Ground Zero Blues Club

Diaporama : les guitares déco du Ground Zero Blues Club

Clarksdale Ground Zero Blues Club menu

On nous apporte le menu et les prix modiques nous étonnent... on est un peu inquiets quant à la qualité des plats que l'on va nous servir ! Je choisis le Real Deal Sammich et Norbert le Fried Catfish...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club Pulled Pork

Et en fait on va se régaler ! Les effilochés de porc lentement grillés au barbecue sont hyper fondants, les accompagnements sont originaux, la bière excellente...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

...même la panure du catfish de Norbert est croustillante et savoureuse ! Bref, on prend notre temps parce qu'on passe un excellent moment !

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

L'extérieur est tout aussi extravagant. En principe, il y a plein de canapés déglingués sous le porche mais là, avec la pluie, ils ont dû les rentrer...

 

Clarksdale

Le mauvais temps ne nous permet pas non plus de faire une balade à pied dans Clarksdale pour voir ses quelques fresques... on va se contenter de passer en voiture à côté de celle-ci...

 

Clarksdale

et de ce snack original...

 

Lyon, Mississippi

On pourrait facilement rentrer chez nous en tournant à gauche mais non... Memphis nous attend et la journée n'est pas terminée !

 

BONUS FAMILIAL

Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale
Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale
Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale
Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale
Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale

Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale

 

Pour voir toutes mes photos du Mississippi en grand format, cliquer ici

ALBUM PHOTO D'INDIANOLA ET CLARKSDALE

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Carnets de Voyages aux USA et au Canada
  • : 12 périples en Amérique du Nord, des infos, des conseils, des liens pour aider d'autres routards à préparer leur propre voyage
  • Contact

Mon autre blog

Sabyplanete
(Lyon, Corse, Bretagne, Châteaux de la Loire, Jordanie, Kenya, Mexique et Pérou)

Pages Infos