Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 09:36

 

La devinette du jour !

Cleveland Grammy Awards Museum

De quoi s'agit-il ?  Un indice : Plastic Bertrand ne l'a pas obtenu mais Milli Vanilli (duo germano-français), oui ! Et pourtant aussi menteurs l'un que l'autre puisque dans les deux cas... personne ne chantait !

 

 

Pas de tornade prévue aujourd'hui mais la pluie est toujours au rendez-vous... Cela va réduire nos balades en extérieur et nous précipiter dans les musées ! Cela tombe bien car, sur la route qui nous mène à Memphis, nous allons nous arrêter à Cleveland, sur les conseils de notre charmante commerçante d'hier, pour visiter le Grammy Museum du Mississippi.

 

 

Carte des intérêts touristiques du trajet du jour.

 

 

 

La journée commence forcément bien quand la salle du petit-déjeuner de l'hôtel met un gaufrier à notre disposition... mais du coup, qui dit breakfast inclus, dit départ plus tardif le matin !

 

Greenville Mississippi river

Le Blues Trail continue de suivre le Mississippi dont la hauteur d'eau affleure déjà le niveau de la route...

 

Grammy Museum de Cleveland, Mississippi

Petit frère de celui de Los Angeles, le Grammy Museum de Cleveland célèbre depuis 2016 tous les métiers de l'industrie de la musique en braquant le projecteur sur les racines musicales du Mississippi.

 

Les Grammy Awards ou Grammies, créés en 1958, sont l'équivalent de nos Victoires de la Musique. Les trophées sont décernés chaque année par la "National Academy of Recording Arts and Sciences" afin d'honorer les meilleurs artistes et les meilleurs techniciens dans le domaine de la musique. De nombreux artistes du Mississippi ont été récompensés, comme B.B. King qui a reçu 16 récompenses, Muddy Waters (7), Charley Patton (considéré comme le Père du Blues, il avait du sang Choctaw...) ou Elvis (14 nominations mais seulement 3 prix !)

 

Grammy Museum Mississippi

Le trophée est une élégante statuette représentant un gramophone (vous avez pu voir les Grammies de B.B. King dans l'article d'hier...), sa représentation géante trône bien sûr à l'entrée du musée.

 

Cleveland Grammy Museum

Dans la première salle, une exposition présente affiches, photos, costumes et instruments utilisés lors des diverses cérémonies des Grammy Awards.

J'adore les affiches très pop et colorées des différentes éditions, et les photos noir et blanc du photographe officiel Danny Clinch (lui aussi récompensé...)

 

Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland
Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland

Diaporama : Affiches et photos du Grammy Museum de Cleveland

A noter que pour reconnaître Stevie Wonder , il suffit de la silhouette de son profil...

 

Cleveland Grammy Museum

Le très beau Grammy utilisé dans l'une des affiches est bien sûr la réponse à la devinette du début de l'article...

 

Cleveland Grammy Museum

Une merveille d'art cinétique

 

Cleveland Grammy Museum

Les tenues rivalisent de paillettes, plumes, bling-bling et mauvais goût : le show-bizz américain dans toute sa démesure ! (de gauche à droite : Charli XCX, Cee Lo Green, Pharrell Williams et Mile Rogers, Katy Perry)

 

Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),
Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),
Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),
Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),
Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),

Diaporama : Tenues du show-bizz américain (Beyoncé, Kanye West, Elvis, Michael Jackson...),

Cleveland Grammy Museum

Un Grammy Award de 1961 pour la chanson Moon River que vous pouvez écouter ci-dessous :

 

 

Cleveland Grammy Museum

Dans la section "Iconic Instruments", exposition de plusieurs instruments de musique ayant appartenu à des artistes célèbres comme B.B. King, Miles Davies, Bob Dylan ou Bruno Mars...

 

Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments
Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments
Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments
Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments

Diaporama : Grammy Museum Iconic Instruments

Cleveland Grammy Museum

Une autre section nous raconte l'histoire de la guitare électrique, où Fender (avec sa Telecaster d'abord puis sa Stratocaster 3 ans après) et Gibson (avec sa Les Paul) ont joué un rôle primordial.

 

Cleveland Grammy Museum

Puis on entre dans les salles interactives avec moult consoles, "bars" et tableaux tactiles nous permettant d'écouter des œuvres primées en recherchant par titre, par interprète, par auteur, par compositeur, par année, par récompense... on pourrait y passer des journées entières !

 

Cleveland Grammy Museum

Moi j'ai choisi d'écouter les Beatles : entre 1964 et 1996 (si on ne compte pas le trophée du couronnement de leur carrière en 2014), 23 nominations dont "Album de l'année" et "Meilleure performance vocale contemporaine par un groupe " pour presque tous leurs disques... et 7 trophées seulement ! (ok, ils ne sont pas américains...)

 

Cleveland Grammy Museum

Ici une table à écran tactile longue de 5,5 mètres, surnommée "Crossroads Table", nous permet de découvrir l'histoire de la musique populaire et donne accès à des informations sur 160 genres musicaux.

 

Cleveland Grammy Museum

Voilà ce que ça donne quand on clique dessus...

Ah ben oui, moi je n'écoute pas B.B. King (ni Plastic Bertrand, je vous rassure...) Il faut dire que Bruno Mars, qui a fait ses débuts dans le divertissement à l'âge de 4 ans en tant qu'imitateur d'Elvis Presley pour l'émission de variétés de son père, a déjà été nominé 27 fois (donc plus que les Beatles...) et a obtenu 7 prix depuis 2010.

 

Bruno Mars Grammy Awards

La preuve !

 

Cleveland Grammy Museum

Voici la section "studios de production"

 

Cleveland Grammy Museum

Dans les mini-cabines, nous sommes accueillis par Keb 'Mo' qui nous aide à écrire, mixer, enregistrer et produire notre propre chanson de blues. Avec des capacités de mixage variées, on peut créer un hit et le stocker dans les archives du musée ! Bon, au moment du stockage, il faut donner plein d'infos persos... du coup, on a arrêté : tant pis pour la célébrité !

 

Cleveland Grammy Museum

La salle Roland permet aux visiteurs de participer au processus de création musicale : en jouant des instruments de musique électroniques, on peut appréhender la façon dont la musique d'aujourd'hui est élaborée. De gauche à droite, j'ai reconnu toute seule Keith Urban, Kurt Cobain et Stevie Wonder... je ne suis pas aussi nulle que je le pensais !

 

Cleveland Grammy Museum

Pour finir, on peut apprendre de nouveaux mouvements de danse avec Ne-Yo en suivant les cases qui s'éclairent sur une piste de danse colorée... Norbert est un peu circonspect sur ce coup-là !

 

Cleveland Grammy Museum

C'est l'occasion de (re)découvrir la chronologie des styles de danse inspirés par la musique de leur époque...

D'ailleurs j'en profite pour boucler la boucle en vous proposant ce montage génial mettant à l'honneur des extraits chorégraphiques issus de l'âge d'or des comédies musicales et un titre de... Bruno Mars ! J'adore !

 

 

 

Cleveland Grammy Museum

Il est déjà midi et nous assistons au repas de 2 écoles qui pique-niquent chacune à deux extrémités du vaste hall d'entrée... donc, ici, l'école des enfants blancs avec les profs blancs...

 

Cleveland Grammy Museum

...et là, l'école des enfants noirs avec les profs noirs.. quand je vous disais qu'il y avait encore du boulot !

 

Cleveland Grammy Museum

A l'extérieur, un jardin de sculptures qui font honneur à la musique : à gauche, Ramblin' Return de John Ellis et à droite Tribute to Stradivarius de Bryan Massey

 

Cleveland, Mississippi

Et en face, une Ohlala comme en Louisiane... mais sans la mousse espagnole !

 

 

Plan touristique de Clarksdale

 

Clarksdale

60km plus loin, nous arrivons, toujours sous la pluie, à Clarksdale, autre ville mythique du Blues.

 

Clarksdale, Crossroads

Clarksdale est notamment célèbre pour son panneau Crossroads qui marque le croisement des Highway 49 et 61, le lieu légendaire où le bluesman Robert Johnson aurait vendu son âme au diable en échange de son extraordinaire talent de guitariste, comme il le raconte dans sa chanson intitulée -vous l'auriez deviné- "Crossroads" (oui je sais, sur le lien, c'est la reprise de Clapton... je préfère !)

 

Clarksdale, Delta Blues Museum

On y trouve également le Delta Blues Museum... qui est fermé, on ne sait pas pourquoi! (et puis de toutes façons, photos interdites à l'intérieur...)

 

Clarksdale, Ground Zero Blues Club

Et surtout, le mythique Ground Zero Blues Club (387 Delta Avenue), juke joint pur jus, à la façade décrépie bien peu engageante, et pourtant listé dans le "top 100 des bars et night clubs d'Amérique" ... c'est là, bien sûr, que nous avons l'intention de manger !

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Ground Zero parce que Clarksdale est considéré comme l'endroit où le blues a commencé : c'est le point zéro de l'émergence de la musique de Muddy Waters, pionnier du blues et originaire du coin...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Dès l'entrée, on en prend plein les mirettes

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

C'est une débauche de couleurs et de décorations hétéroclites couvertes de graffitis ! Les clients ont en effet le droit de barbouiller murs, affiches, tables, chaises, comptoir etc... de leur nom et de petits messages... D'ailleurs, à peine arrivés et la serveuse nous apporte un feutre indélébile pour nous permettre de jouer nous aussi !

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Du coup, on ne s'en est pas privé !

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Moi, j'écris le mien sur la scène... Malheureusement pas de prestation le midi : pour profiter de la musique live, il aurait fallu venir un soir, entre le mercredi et le vendredi...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Le bar est une merveille dans le style destroy...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

Originaire de Clarksdale, guitariste à ses heures, l'acteur Morgan Freeman, qui est à l'honneur ici, est en fait l'un des co-propriétaires du club qu'il a ouvert en 2001 afin d'avoir "un bon endroit où manger et écouter de la musique quand il revient chez lui" !

 

Diaporama : les guitares déco du Ground Zero Blues Club
Diaporama : les guitares déco du Ground Zero Blues Club
Diaporama : les guitares déco du Ground Zero Blues Club

Diaporama : les guitares déco du Ground Zero Blues Club

Clarksdale Ground Zero Blues Club menu

On nous apporte le menu et les prix modiques nous étonnent... on est un peu inquiets quant à la qualité des plats que l'on va nous servir ! Je choisis le Real Deal Sammich et Norbert le Fried Catfish...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club Pulled Pork

Et en fait on va se régaler ! Les effilochés de porc lentement grillés au barbecue sont hyper fondants, les accompagnements sont originaux, la bière excellente...

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

...même la panure du catfish de Norbert est croustillante et savoureuse ! Bref, on prend notre temps parce qu'on passe un excellent moment !

 

Clarksdale Ground Zero Blues Club

L'extérieur est tout aussi extravagant. En principe, il y a plein de canapés déglingués sous le porche mais là, avec la pluie, ils ont dû les rentrer...

 

Clarksdale

Le mauvais temps ne nous permet pas non plus de faire une balade à pied dans Clarksdale pour voir ses quelques fresques... on va se contenter de passer en voiture à côté de celle-ci...

 

Clarksdale

et de ce snack original...

 

Lyon, Mississippi

On pourrait facilement rentrer chez nous en tournant à gauche mais non... Memphis nous attend et la journée n'est pas terminée !

 

BONUS FAMILIAL

Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale
Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale
Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale
Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale
Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale

Diaporama : Nous à Cleveland et Clarksdale

 

Pour voir toutes les photos du Mississippi en grand format, cliquer ici

 

Partager cet article
Repost0
9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 16:37

 

 

Pour lire cet article en écoutant B.B. King, cliquer ci-dessous

 

La photo du Jour

Indianola

A Indianola, pour se rappeler où ils habitent, les gens sont obligés de le graver sur les murs !

 

 

Pour notre premier jour sur la Route du Blues dans l’État du Mississippi, nous avons choisi... de ne pas l'emprunter ! Un petit détour sur la Natchez Trace Parkway (jalonnée de sites archéologiques, marais et villes fantômes) pour découvrir Jackson, capitale du Mississippi, flâner sur le marché artisanal de Canton et admirer les maisons colorées de Yazoo City avant de rejoindre notre prochaine étape, Indianola. Mais c'est sans compter sur les aléas des voyages... Nous nous apprêtons en effet à quitter l'hôtel de bonne heure quand un bruit étrange se manifeste dans mon sac... c'est mon téléphone qui nous gratifie d'une sonnerie de message inédite et lorsque je le consulte...

 

Oups ! ça nous rabat illico dans notre chambre avec armes et bagages ! (enfin, surtout bagages...)

 

Obéissants, on se branche sur la chaine météo qui nous montre que la dangereuse-tempête-avec-risque-de-tornade... suit exactement le trajet que nous comptions emprunter, en se déplaçant vers l'est !

 

Natchez vue sur Mississippi orage

Ah ben oui, ça ne donne pas vraiment envie de sortir...

 

Nous ne souhaitons pas nous retrouver au beau milieu d'une tornade avant la fin de notre roadtrip, aussi, en considérant les 3 trajets possibles pour monter à Indianola, il nous apparait plus raisonnable d'emprunter la route la plus à l'ouest, ce qui nous oblige à modifier encore notre programme...

 

Natchez Bridge

Disciplinés jusqu'au bout, nous attendons 10h avant de prendre la route... partir par la gauche de Natchez nous fait donc emprunter le pont Meccano où nous nous sentons un peu seuls !

 

Etat du Mississippi route 65

Après le passage des "severe storms", l'eau est partout... mais nous n'aurons plus la pluie pendant tout notre trajet.

 

Mississippi route 65
Lake Providence

Emprunter cette route moins touristique va nous permettre d'appréhender l'arrière-pays de l’État du Mississippi, et ce sera une succession de villages peu reluisants...

 

Mississippi route 65

voire même fantômes...

 

Alors comment dire... oui mais non !

 

Mississippi route 65

Avec des ouille-ouille-ouille inondées

 

Mississippi route 65

très inondées !

 

Mississippi route 65

Mais bon, ce n'est pas grave car, visiblement, ils peuvent déménager facilement !

 

Lake Providence

Les vitrines des commerces ne laissent pas de doute sur la population qui habite ces villages sinistrés...

 

Misssissippi route 65

Il y a bien quelques maisons plus cossues de temps en temps...

 

Mississippi route 65

...mais les plus jolies Ohlalas sont les funérariums !

 

Mississippi river

On continue de longer la Mississippi river où les bayous ne sont jamais vraiment bien loin...

 

Mississippi pont

et parfois on la traverse (ah tiens, pour une fois, ce n'est pas un pont Meccano !)

 

Greenville Cypress Preserve Trust

Il est déjà midi, nous nous arrêtons pour pique-niquer à 40mn d'Indianola, au Greenwood Cypress Preserve Trust parce que nous sommes déjà en manque de bayous !

 

Greenville Cypress Preserve Trails carte

L'endroit propose en effet plusieurs courtes balades et nous avons l'intention de les faire toutes avant le repas pour nous consoler des visites annulées...

 

Greenville Cypress Preserve

Mais à peine quelques pas et voilà l'état du sentier ! Bon, on a encore l'espoir de pouvoir emprunter une autre partie de la boucle...

 

Greenville Cypress Preserve

Ah ben non... pas mieux !

 

Greenwood Cypress Preserve

On se contentera donc d'une petite promenade sur la route principale, le long du "swamp" bien inondé... c'est beau !

 

Greenville Cypress Preserve

Les couleurs du marécage sont extraordinaires...

 

Greenwood Cypress Preserve

Par contre, les habitants de cette coquette maison doivent être moins extasiés que nous !

 

Greenwood Cypress Preserve

On entraperçoit avec frustration le pont en bois du trail...

 

Greenwood Cypress Preserve

Bye bye les bayous !

 

Greenwood Visitor Center

Nous reprenons la route en passant à côté de l'original Visitor Center de Greenville... nous avons l'intention d'aller visiter les Winterville Mounds, un site archéologique amérindien présentant une vingtaine de tumulus (dont un tertre haut de 17m) ainsi qu'un musée avec plein d'artefacts... ça promet d'être intéressant parce que jusqu'à maintenant, nous avons vu peu de vestiges des cultures précolombiennes aux USA...

 

Greenville inondations

Mais les orages, là aussi, ont fait des ravages et toutes les voies que nous essayons d'emprunter pour nous rendre sur le site sont fermées à la circulation ! Pfff.... c'est la journée de la loose ! Plus qu'une solution : oublier les visites et balades en extérieur et se rabattre dans un musée bien au sec...

 

Indianola horloge

ça tombe bien parce que nous arrivons à Indianola où il y en a justement un que nous n'aurions pas eu le temps de faire si nous avions pu respecter notre programme initial (et finalement, ça aurait été bien dommage) :

 

B.B. King Museum logo

De son vrai nom Riley B. King, B.B. King (pour Blues Boy) est considéré comme l'un des précurseurs du blues et un guitariste de génie à la renommée mondiale... Beaucoup de guitaristes célèbres, comme Eric Clapton, Jimi Hendrix ou Bob Dylan, ont d'ailleurs déclaré avoir été influencés par son jeu et sa musique. Il a popularisé le blues, l'a fait rentrer dans tous les foyers américains avant de le faire voyager dans le monde entier. Musicien-chanteur-compositeur, performer acharné, il a multiplié les disques, les concerts (entre 200 et 300 par an !), les tournées jusqu'à ses 89 ans !

Pour résumer, il a été le King du blues comme Elvis était le King du rock, Kenny Rogers le King de la country, Michael Jackson le King de la pop et Plastic Bertrand le King du n'importe quoi (ah ben oui, il revient de temps en temps pour vérifier que vous suivez bien !)

 

Site officiel du B.B. King Museum

 

Un beau BB nous accueille dès l'entrée ! (15$)

 

B.B. King

Né en 1929 pas loin d'Indianola où il a vécu 3 ans de son adolescence, le roi du blues commence sa vie professionnelle dans les champs de coton où il conduit un tracteur, bercé par la musique gospel et les work-songs (voir l'article précédent). Il se produit d'abord le samedi soir au coin des rues ou dans les "juke-joints" de la ville (terme du Delta désignant un local au confort sommaire et à la façade peu engageante généralement sans fenêtre, à l'origine fréquenté uniquement par les afro-américains et qui proposait des concerts live ou diffusait de la musique sur un juke-box), fait une première tentative infructueuse à Memphis en 1947, revient travailler dans les champs, retente sa chance à Memphis et finit par devenir la légende du blues !

 

B.B. King Museum vélo

Le musée retrace donc sa vie au travers d'objets lui ayant appartenu ou similaires à ceux qu'il utilisait, comme ce vélo avec lequel il se rendait sur la plantation de coton,

 

B.B. King Museum guitares

 bien sûr, les guitares du King...

 

B.B. King Museum guitares

ou d'autres musiciens de blues

 

BB.B. King Museum veston

des costumes de scènes

 

B.B. King Museum carnet de chants

son carnet de chants annoté de sa main

 

B.B. King Museum Lucille

sans oublier l'amour de sa vie, avec qui il passait toutes ses journées et une partie de ses nuits : la belle Lucille...

 

B.B. King Lucille paroles

Pour vous expliquer qui est Lucille, rien de plus facile : il me suffit de vous traduire une partie de la chanson éponyme ! Cette guitare à la découpe caractéristique est en fait une Gibson ES-355 fabriquée avec quelques variantes exclusivement pour B.B. King à partir de 1980 (c'est donc le modèle "B.B. King Lucille"). Celle pour laquelle il a risqué sa vie à 24 ans dans l'Arkansas lui avait coûté 30 dollars ! 

 

B.B. King Museum Lucille

On trouve donc des Lucille partout dans le musée... pour nous, elle a une valeur particulière parce que... Norbert en possède une ! (pas une de B.B., je vous rassure...)

 

Plus d'infos sur la Gibson "B.B. King Lucille" ici.

 

 

B. B. King Museum

Documents et objets personnels, archives de presse et présentations multimédias... ce sont plus de 60 ans de carrière qui sont retracés ici.

 

B.B. King Museum Grammy Awards

Plein de Grammy Awards !

 

B.B. King Museum Studio

Dans la section "Artist to Icon, 1960's" les expositions mettent également en lumière la lutte de la vie sur le delta du Mississippi avant, pendant et après le mouvement des droits civiques dans le grand sud, ainsi que le rôle joué par les musiciens de blues dans la transformation du sentiment du public à l'égard des Afro-Américains .

 

B.B. King Museum graveur

Un super graveur !

 

B.B. King Museum Studio d'enregistrement

C'est dans cette section que Norbert a reçu son premier choc du voyage : il a pris la mesure du temps écoulé en constatant que, dans les musées, sont présentés tels des vestiges... les studios d'enregistrement comme il les a connus pendant sa vie de musicien ! (et encore celui-ci, il est récent : on voit un ordinateur et pas de magnétophone à bandes !)

 

Heureusement, il se console (de mixage) avec son petit enregistrement perso...

 

B.B. King Lucille

Au gift shop, une Lucille pour Martine... couverte de capsules de bières !

 

Carte touristique du downtown d'Indianola

 

Indianola fresque B.B. King

Aux abords du musée et dans le downtown d'Indianola, des fresques, des panneaux et des sculptures égrènent pour les visiteurs les lieux qui ont marqué la vie du roi du blues.

 

MAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à Indianola
MAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à IndianolaMAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à Indianola

Par exemple, au coin de l'église et de la 2ème rue, l'endroit où B.B. King a joué au début des années 40 et a laissé ses empreintes dans le trottoir.

 

MAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à Indianola
MAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à Indianola
MAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à Indianola

ça et là, de jolies Lucille...

 

Indianola Club Ebony

et le mythique Club Ebony, un des plus anciens jukes-joints connus, qui a offert à des futurs grands du blues comme B.B. King l'opportunité de jouer pour des foules diverses et de gagner en visibilité dans l'industrie du disque. D'ailleurs le King a tellement aimé le lieu qu'il l'a acheté en 2008 ! Il continue d'être un endroit apprécié des musiciens de blues (depuis 1945, il a accueilli des icônes musicales telles que Count Basie, Ray Charles, James Brown, Ike Turner, Little Milton, Willie Clayton...) et un lieu de pèlerinage pour les fans.

 

Indianola

On continue notre balade dans Indianola.

 

Indianola, Mississippi

En 1882, la ville s'appelait " Bayou Indien " car les berges de la rivière étaient auparavant occupées par un village choctaw. Elle changea ensuite de nom à plusieurs reprises avant que celui d'Indianola ne soit retenu en 1886, en l'honneur d'une princesse indienne nommée Ola.

 

Indianola Ugly Mugs

Nous sommes gracieusement invités par des commerçants d'élégance très british dans une boutique d'artisanat très british également, à participer au "tea-time" organisé à l'intérieur, avec dégustation de produits locaux et exposition d'artistes du coin... le moment est très sympa, nous prenons le temps de discuter, et nous faisons bien rire Josh Vincent, l'artiste de ces "mugs moches", en lui disant que certains nous font penser au Prince Charles et d'autres à Camilla...

 

Indianola Josh Vincent, pottery

D'ailleurs, il joue le jeu de la photo pour nous !

En fait on adore ses mugs moches mais rapporter des objets en céramique quand on a déjà les valises pleines de colliers moches de carnaval... bon, maintenant, je regrette, évidemment !

 

Je pense en plus que notre remarque a dû lui donner des idées car voici ses dernières réalisations trouvées sur le net !

 

Indianola Hotel Hampton Inn

Nous finissons par rejoindre notre hôtel où, visiblement nous ne serons pas trop dérangés par les voisins...

 

Ci-dessous un diaporama des petites ohlalas sur le trajet...

MAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à Indianola
MAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à Indianola
MAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à Indianola
MAI 2019 : Jour 8 / De Natchez à Indianola
Indianola coucher du soleil

Ce soir, pas la jolie vue que nous avions à Natchez mais toujours un beau coucher de soleil...

 

 

BONUS FAMILIAL

Diaporama : Nous à Indianola... enfin, en l'occurrence, juste lui !
Diaporama : Nous à Indianola... enfin, en l'occurrence, juste lui !
Diaporama : Nous à Indianola... enfin, en l'occurrence, juste lui !

Diaporama : Nous à Indianola... enfin, en l'occurrence, juste lui !

 

Partager cet article
Repost0
9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 09:00

 

Carte de la route du Blues
De la Nouvelle Orléans à Memphis : "l'Historic Blues Highway"

 

Natchez Historic Music Marker
Un Historic Marker à Natchez

Sillonnant les États du Sud, l'Highway 61, à l'instar de la route 66, fait partie des routes historiques des USA. Dans le Delta du Mississipi (zone en forme de triangle située dans l’État éponyme), le Mississipi Blues Trail est jalonné de plus de 140 "Markers", panneaux didactiques en lien avec l'histoire de la musique et qui honorent tous les artistes originaires du Delta, des plus célèbres comme Charley Patton, Robert Johnson, Muddy Waters, B.B. King ou même Elvis... à d'autres moins connus du grand public.

 

J'aborde cette partie du road-trip avec des yeux et des oreilles de néophyte : élevée à coup de Beatles, Pink Floyd, Bowie, Mozart et Beethoven, amatrice de pop et de musique classique, adolescente dans les années 70... le Blues, la Soul et le Jazz ne font pas vraiment partie de mon histoire personnelle. Bien sûr, je connais quelques grands noms comme B.B. King, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin, Otis Redding, les Blues Brothers ou Plastic Bertrand... (c'est pour voir si vous suivez !), mais je serais bien incapable d'entonner une de leur chanson ! (par contre, je peux vous chanter "Le Duo des fleurs" de l'opéra Lakmé ou "Gali l'Alligator"... mais vous n'aimeriez pas !)

 

Champs de coton

Le blues est né vers la fin du 19e siècle, il évoquait initialement les dures conditions de vie des afro-américains employés dans les plantations de canne à sucre, de coton ou de riz. Bien que l'esclavagisme ait été aboli en 1865 aux USA, les afro-américains subissaient encore une forte discrimination d’où la naissance de ce style initialement chanté a capella dans ce que l’on appelle aujourd’hui des work-songs dont voici 2 exemples ci dessous :

 

Un extrait de la série "Racines"

 

Un extrait du film O'Brothers

Ces chants de travail sont le versant profane des chants Gospel, spirituals nés de la rencontre entre la culture musicale africaine des esclaves et les chants religieux de leurs propriétaires. Le rythme du chant s'associait aux gestes répétitif du labeur, ce qui entrainera le mouvement rythmique du balancement que l'on nommera plus tard le "swing" ou le "groove"... Il faudra attendre le milieu des années 1950 pour parler de "rythm'n'blues", forme plus évoluée où se sont joints au chant divers instruments : guitare, trompette et batterie...

 

Pour vous parler de musique, le spécialiste dans notre couple, c'est Norbert (ici, devant la fresque de B.B. King ), lui-même musicien... mais voilà, ce n'est pas lui qui rédige le blog donc il faudra vous contenter de mon regard moins connaisseur !

Au gré des musées visités, j'ai quand même appris 2 ou 3 choses :

- Le mot "blues" vient de l'expression "to get the blue devils" qu'on peut traduire par "avoir le cafard".

- Le blues est un rythme ternaire : en anglais, ternaire peut se dire "shuffle", ce qui signifie "traîner des pieds". Une image qui colle tout à fait à ce style musical !

- Le blues se distingue aussi par une forte utilisation des accords 7, ce qui l'a amené à développer sa propre harmonie (un accord 7 est un accord majeur sur lequel on rajoute une note : la 7e mineure). A cette époque, rester sur des accords de 7 était plutôt mal vu : c’est un accord plutôt dissonant mais les premiers bluesmen ont transgressé cette règle, apportant un changement radical.

 

L'intro de "Lucille" de B.B. King

De nos jours, les accords 7 sont fréquemment usités ; la musique pop-rock contemporaine doit tout au blues et à ses cousins ou dérivés : jazz à la Nouvelle-Orléans, soul et rock'n'roll à Memphis et même la country à Nashville qui n'est en fait qu'un mélange de folklore britannique et d'accents de rythm'n'blues né dans les work-songs des cow-boys blancs...

 

Aussi, à tout ceux pour qui un tel voyage ne serait pas un pèlerinage sur la terre de leurs idoles, je précise ceci : visiter tous ces musées consacrés à la musique-phare des débuts du 20e siècle n'apporte pas que le plaisir du mélomane... c'est également une passionnante façon d'appréhender l'histoire des afro-américains et de leur émancipation par la musique... car la reconnaissance du talent de la population noire a participé grandement au combat contre l'obscurantisme et le racisme, et c'est ce long chemin difficile (et pas encore terminé...) que racontent musées et Historics Markers consacrés à la musique sur la route du Blues... à tel point que lorsque nous visiterons le Musée des Droits Civiques à Atlanta, nous aurons l'impression de déjà tout savoir !

Partager cet article
Repost0
8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 13:49

 

La photo du jour

Natchez Ours dans le parc de The Towers

A Natchez, il y a aussi de la wildlife !

 

Natchez est une des plus anciennes colonies d'Amérique du Nord. Des débuts de la navigation à vapeur sur le fleuve Mississippi (dans les années 1810) jusqu'à la Guerre de Sécession (1861-1865), Natchez prospéra grâce au commerce du coton, au point de devenir une des villes les plus riches des USA. La ville possède ainsi le plus grand ensemble de maisons antérieures à la guerre de Sécession, à savoir environ 500 églises et manoirs ! 

En cette journée pluvieuse, nous poursuivons donc le Ohlala Trail... Aucune visite intérieure* toutefois, je sens que Norbert est en train de saturer... après l'overdose d'arbres en 2017, c'est le burn out des "mansions" qui le guette ! La grisaille ambiante et les rues désertes du downtown ne vont pas nous aider non plus à apprécier cette ville à sa juste valeur... il faudra revenir !

 

* pour info : 20$ l'entrée par maison antebellum mais il est possible d'en visiter 3 pour un forfait de 45$ (tarifs 2019)

 

 

 

Natchez Walking Tour

Aujourd'hui, c'est à pied que nous allons faire le tour des maisons historiques classées : en effet, les propriétés des planteurs sont ici très proches les unes des autres et non séparées par plusieurs kilomètres comme en Louisiane, les riches colons préférant la vie mondaine de la ville à l'isolement des plantations de coton... Un grand nombre de manoirs est d'ailleurs rassemblé dans le centre-ville, proche du Mississippi, au sein d'un rectangle délimité au nord par Madison Street, au sud par Orleans Street, à l'ouest par Broadway et à l'est par Pine Street.

 

Natchez Vue Hotel vue sur le Mississippi

Nous commençons donc par un copieux petit-déjeuner pour nous donner des forces, on apprécie la vue et le gospel que chante (joliment) notre serveuse à la demande d'un couple de touristes...

 

Carte touristique de Natchez

Les maisons historiques de Natchez

 

Nachez Rosalie Mansion

Après une brève étape au Visitor Center, nous voilà devant notre premier domaine, Rosalie Mansion § Gardens (100 Orleans St).

 

Natchez Rosalie Mansion

Cet imposant manoir en briques fut construit en 1823 par un négociant de coton, à proximité du lieu d'implantation du premier fort français en 1716, sur la colline surplombant la Mississippi river. L'armée de l'Union en a fait ses quartiers généraux pendant toute la durée de la guerre de Sécession, plantant ses tentes dans les jardins... La visite permet de découvrir le mobilier importé d'Europe mais aucune photo n'est autorisée à l'intérieur.

 

Natchez Rosalie mansion

La demeure est belle sous toutes ses façades... Ici l'arrière.

 

Natchez Rosalie Mansion

Là, le côté.

 

Natchez-Under-The-Hill

En plus, elle propose une superbe vue sur le pont Meccano (oui, bon, en vrai il s'agit du Natchez-Vidalia Bridge) et sur Nachez-Under-The-Hill, vestige de l'ancien port commercial qui, construit au bord du Mississippi, fut détruit par le déplacement du lit du fleuve... Silver street est la seule rue qui subsiste aujourd'hui et, comme on se la joue fainéants, on ne prendra pas la peine d'y descendre car rien que la perspective de devoir remonter nous décourage !

 

Natchez Downtown

Quelques pas nous emmènent ensuite dans le centre-ville... où on ne croise personne !

 

Natchez Downtown

Bon, ok, il tombe quelques gouttes par moment... mais on ne s'attendait quand même pas à une ville fantôme !

 

Natchez Council Chamber et First Presbyterian church

Council Chamber et First Presbyterian Church

 

Natchez Guest House

The Guest House (401 Franklin St), comme son nom l'indique, est une maison d'hôtes... De toutes façons, les maisons historiques de Natchez sont soit des musées, soit des B§B, soit en vente... parfois les 3 en même temps !

 

Natchez The Guest House chambre

Si ça vous tente...

 

Natchez Magnolia Hall

Magnolia Hall (215 South Pearl St), bâti en 1858, est le plus récent des grands manoirs de Natchez. Comme la plupart des autres demeures historiques de la ville, c'est un bel exemple d'architecture d'inspiration grecque mais son "total look brique" le distingue des autres...

 

Magnolia Hall robes

A l'étage, on peut notamment admirer une exposition de robes antebellum

 

NB : je me permets dans cet article de rajouter en bonus quelques photos de l'intérieur des maisons piochées sur le web, soit sur les sites des agences immobilières, soit sur des blogs privés dont vous trouverez le nom en bas des photos.

 

Natchez Prentiss Club

Prentiss Club (211 N Pearl St), dont le toit a été rénové après avoir brûlé en septembre 2018... A noter que l'architecture des maisons de Natchez, qui a privilégié la brique plutôt que le bois, a permis de préserver toutes ces belles demeures des incendies, de la guerre et du passage du temps...

 

Ci-dessous un diaporama de la déco intérieure toute en simplicité et modestie...

Diaporama : Prentiss Club
Diaporama : Prentiss Club
Diaporama : Prentiss Club

Diaporama : Prentiss Club

 

Natchez William Harris House

Pour ceux qui ont de l'argent à placer, William Harris House (311 Jefferson St), est en vente au prix de 475 000$, avec 5 chambres...

 

Natchez William Harris House

Aussi beau dedans que dehors avec son plancher acajou et ses tapisseries anciennes...

 

Natchez Jefferson Street

En fait, de nombreuses maisons historiques sont en vente, on voit des panneaux d'agences immobilières partout : 211 698$ celle-ci, mais 4 chambres... seulement !

 

Natchez Myrtle Terrace

Myrtle Terrace (1844) avec une belle grille ouvragée.

 

Natchez Stanton Hall

Magnifique et imposante Stanton Hall (401 High Street), maison d'un riche planteur de coton considérée comme la plus belle maison de Natchez. Frederick Stanton, qui l'avait conçue en 1857 comme une réplique de sa maison ancestrale en Irlande, l’appela «Belfast» mais il n’y vécut que peu de temps, environ neuf mois, avant de mourir de la fièvre jaune (c’est ballot !)

 

Natchez Stanton Hall

On peut visiter ce superbe exemple d'architecture néo-grecque mâtinée d'influences victoriennes, fait de brique recouverte de plâtre. Il a été préservé pendant la guerre civile par les troupes nordistes qui l'ont occupé lui aussi.

 

Natchez Stanton Hall chambre

Un exemple de chambre...

 

Natchez The Towers

Nous montons jusqu'au 801 Myrtle avenue pour voir le très beau (et un peu excentré) Bed and Breakfast "The Towers" (qui a donc des ours dans ses jardins... voir la photo du jour !), construit en 3 étapes entre 1798 et 1858, année où fut rajoutée la façade italianisante. Étant donné sa situation stratégique en hauteur, la propriété fut à l'instar de Rosalie Mansion et Stanton Hall réquisitionnée par les soldats de l'Union (on a retrouvé des balles nordistes dans les jardins !)

 

Natchez Mobil Home

Pour rejoindre ce manoir, nous traversons un quartier très différent... plein de mobil-homes plantés à proximité des majestueuses maisons antebellum... c'est étonnant !

 

Natchez Mobil Home

Nous ne voyons pas âme qui vive jusqu'à ce qu'une grosse voiture s'arrête à notre hauteur et qu'un monsieur blanc et bien nourri nous apostrophe pour nous conseiller de ne pas nous attarder ici parce que " ce n'est pas un bon quartier" !

Toutefois vous constaterez ici aussi que même les mobil-homes ont des vérandas avec colonnes...

 

Natchez Choctaw Hall

Choctaw Hall (310 North Wall St), construit vers 1836 par un architecte écossais, est un manoir très élégant qui présente un mélange de style néo-grec et fédéral avec des porches doubles et des colonnes blanches sur les façades avant et arrière.

Son nom provient d'une tribu amérindienne qui a aidé les colons français en 1973 dans leur guerre contre la tribu des Natchez...

 

Natchez Choctaw hall

La maison a servi tour à tour de résidence pour riches hommes d'affaires, d'école pour jeunes-filles de bonne famille, de bureaux pour l'auditorium voisin, de galerie d'art... avant d'être la proie d'un incendie en 1978. Le propriétaire actuel, qui l'a rénovée, a créé 4 chambres d'hôtes et il fait visiter personnellement les 3 autres étages trois fois par jour.

 

Choctaw hall chambre

Ce manoir est tellement beau à l'intérieur que cela mérite bien un diaporama ! (Là, pour le coup, je regrette vraiment la visite... il faudra revenir !) On peut y voir notamment 4 collections complètes de vaisselle en porcelaine de France utilisées sur 7 générations (il n’était pas inhabituel pour les familles d’organiser 17 plats qui duraient des heures...) On y trouve même une immense chambre divisée en deux parties, avec d'un côté le grand lit pour madame et en face celui de monsieur, tout aussi grand ! (Photo ci-dessus trouvée sur le site officiel)

 

Diaporama : Choctaw Hall
Diaporama : Choctaw Hall
Diaporama : Choctaw Hall
Diaporama : Choctaw Hall
Diaporama : Choctaw Hall

Diaporama : Choctaw Hall

Natchez City Auditorium

Juste à côté, le Natchez City Auditorium avec son portique d'inspiration dorique (pas tout a fait la même architecture que celui de Lyon !)

 

Natchez St Mary Basilique

Basilique catholique St Mary (1842) de style néogothique, seule cathédrale du Mississippi

 

Natchez St Mary Basilique

Moi j'adore les décos intérieures bleues... dans les maisons comme dans les églises !

 

Natchez Mississippi river

On rejoint le Bluff Park pour regarder passer, sur le Mississippi, plusieurs très longues barges, preuves que le fleuve est toujours aujourd'hui une voie commerciale. A noter que de l'autre côté... c'est la Louisiane !

 

Natchez Pearl street

ça, c'est Norbert qui attend patiemment pendant que je tire mes 500 000 photos... En voici un extrait ci-dessous avec d'autres belles maisons dont vous pourrez voir que beaucoup sont en vente...

 

Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez
Diaporama : maisons de Natchez

Diaporama : maisons de Natchez

 

Natchez Gâteau du Visitor Center

Une brusque ondée nous précipite en urgence dans le Visitor Center où nous en profitons pour goûter le gâteau entrevu ce matin, depuis le temps que je voulais tester ces "magnifiques" gâteaux américains... en fait, de la génoise et du sucre... pas terrible ! Mais cette petite attention envers les touristes est sympa...

On en profite pour discuter avec une petite dame de 79 ans, française expatriée et fan inconditionnelle de Paul Anka, qui fait une courte étape dans sa descente en voiture vers la Nouvelle-Orléans au grand dam de ses enfants qui insistent à chaque fois pour qu'elle prenne l'avion... mais non, même pas peur !

 

Natchez poteries

Bon, on s'intéresse aussi aux expositions qui retracent l'histoire des premiers habitants de la région, les indiens Natchez adorateurs du soleil dont on trouve des traces depuis 700 après JC. Lorsque les colons français se sont installés en 1716, les Natchez d'abord accueillants ont fini par se rebeller contre une énième tentative d'appropriation de leurs terres et ont attaqué le fort Rosalie, tuant en un seul jour 250 Français. Pour venger la mort des colons et la destruction du fort, l'armée française écrasa la tribu Natchez en 1730, avec l'aide des Indiens Choctaw. Cet acte ne leur a pas porté chance puisqu'ils se sont fait ensuite déloger par les anglais, eux-mêmes chassés par les espagnols qui ont fini par céder la ville au tout nouveau territoire américain du Mississippi...

 

Natchez Tumulus

Natchez propose un site historique à la périphérie de la ville, "le Grand village des indiens Natchez" (400 Jefferson Davis Boulevard) mais nous sommes passés à côté en voiture hier soir et il n'y a pas grand chose à voir à part quelques tertres, dont le tumulus sur lequel était construite la demeure du Grand Chef.

Pour l'anedocte, à la mort du Grand Soleil (ainsi qu'on l'appelait, Louis XIV n'ayant rien inventé...), ses épouses et serviteurs étaient étranglés, la demeure brûlée, et le tertre surélevé afin de construire, sur l'emplacement de l'ancienne demeure, celle de son successeur...
 

Natchez Melrose

Aujourd'hui, nous devons faire des courses pour nos pique-niques et sur la route qui nous mène au supermarché, nous en profitons pour nous arrêter à Melrose (1842) qui fait partie aujourd'hui du National Park Service. Nous trouvons la maison fort belle, d'autant plus qu'elle est entourée de mousse espagnole...  ça me manquait dans nos visites du jour !

 

Natchez Melrose

La visite est ici moins chère (10$) mais là, c'est déjà fermé ! (ah ben oui, 16h : trop tard !)

 

Natchez Melrose

On peut quand même y voir des expositions dans les bâtiments adjacents car le parc est ouvert jusqu'à 17h : ici, tous les différents conforts des bolides de l'époque !

 

 

Pour finir, les USA préparant la Fête des Mères, c'est débauche de pâtisseries de toutes les couleurs dans les supermarchés... heureusement, ça ne nous tente pas : maintenant, on sait que ce n'est pas bon !

Diaporama : La Fête des mères au rayon pâtisserie...
Diaporama : La Fête des mères au rayon pâtisserie...
Diaporama : La Fête des mères au rayon pâtisserie...
Diaporama : La Fête des mères au rayon pâtisserie...

Diaporama : La Fête des mères au rayon pâtisserie...

Voilà, je pense que nous en avons fini avec les belles Ohlalas du Sud... demain départ pour Indianola sur la route de la musique !

 

 

Pour revoir toutes les photos des maisons antebellum sur les routes des plantations, cliquer ici :

Album mai 2019 : Route des Plantations / St Francisville / Natchez

 

 

Partager cet article
Repost0
7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 19:38

 

La photo du soir

Natchez Mississippi River

Autant vous dire qu'on apprécie la vue de notre hôtel !

 

Arrivés à Natchez, nous prenons possession de notre chambre et profitons un peu de la piscine avant de repartir en voiture... voir des maisons Antebellum ! Il faut dire que Natchez, au 19e siècle, était une des villes américaines comptant le plus de milliardaires, grâce au commerce du coton et des esclaves... toutes ses rues sont donc des Ohlalas trails !

Par contre, j'oublie mon appareil-photo à l'hôtel, du coup il faudra se contenter des photos prises avec le téléphone...

 

Natchez Hotel Vue

L'Hôtel Vue porte bien son nom...

 

En effet, pour voir la Mississippi River et le pont Meccano local, il suffit de sortir sur la pelouse devant notre chambre...

 

Natchez carte du circuit des manoirs en voiture

Et c'est parti pour l'orgie des Ohlalas, manoirs de plantations construits au 19 siècle, pour la plupart dans le style néo-classique : grandes colonnes blanches, balcons ouvragés, frontons avec lucarnes ovales... En cette fin de journée, nous privilégions les demeures éloignées du centre-ville en suivant un circuit en voiture sur les hauteurs de Natchez, avec des arrêts-photos.

 

Natchez Auburn House

Auburn (400 Duncan ave) est un imposant manoir de brique rouge construit en 1812, avec des colonnes corinthiennes surmontées d'un fronton triangulaire. Après 17h, tous les musées sont fermés aux USA, nous ne pouvons donc pas visiter l'intérieur qui est meublé avec du mobilier français et présente, parait-il, un très bel escalier en spirale.

 

Natchez Dunleith

Dunleith (84 Homochitto St), bâtie en 1855, est entourée de 26 colonnes. Au premier étage, une galerie fait le tour de la maison. Seul le rez-de-chaussée se visite, les étages et les dépendances servant de B&B de luxe. Plusieurs films y ont été tournés comme "Les aventures de Huckleberry Finn" ou "Nord et Sud".

 

Monmouth Inn Natchez

Monmouth (1358 John A Quitman Blvd) date de 1818. Le manoir fut la maison du général John A. Quitman, un des 1er gouverneurs du Mississippi et héros de la guerre du Mexique.

 

Monmouth Inn Natchez

Transformé lui aussi en hôtel de luxe, voici un exemple de chambre...

 

Linden Natchez

Linden (1 Corner Circle) est un... Bed and Breakfast ! Construite en 1800 sur un domaine de plus de 10 hectares, la maison fut le domicile du premier sénateur des États-Unis, qui la fit agrandir. Elle est entourée d'un vaste balcon qui surplombe une galerie où fut tournée une scène de "Autant en emporte le vent".

 

D'Evereux Natchez

D'Evereux (160 D'Evereux Drive), comme la plupart des autres manoirs, a été bâti en haut d'une colline, histoire d'être bien visible... C'est toujours aujourd'hui une maison privée, non visitable.

 

The Elms Natchez

The Elms (801 Washington St), nichée dans un beau cadre de verdure, est une des plus anciennes demeures de Natchez. Elle est restée dans la même famille pendant plus de 130 ans. C'est aussi un Bed and Breakfast.

 

The Elms B$B Natchez

Ah oui, ça fait envie... bon on va dire que la vue n'est pas aussi belle que dans notre hôtel !

 

Byrnes/Pansano House Natchez

Nous parcourons le quartier au hasard pour admirer d'autres belles maisons dont je ne trouve des infos nulle part, comme Byrnes /Pansano House...

 

Natchez Maison historique

ou celle-ci qui n'a même pas de nom... et qui est à vendre ! (comme beaucoup d'autres d'ailleurs...)

 

Diaporama : Belles maisons résidentielles des hauteurs de Natchez
Diaporama : Belles maisons résidentielles des hauteurs de Natchez
Diaporama : Belles maisons résidentielles des hauteurs de Natchez
Diaporama : Belles maisons résidentielles des hauteurs de Natchez
Diaporama : Belles maisons résidentielles des hauteurs de Natchez
Diaporama : Belles maisons résidentielles des hauteurs de Natchez
Diaporama : Belles maisons résidentielles des hauteurs de Natchez
Diaporama : Belles maisons résidentielles des hauteurs de Natchez

Diaporama : Belles maisons résidentielles des hauteurs de Natchez

Natchez Mississippi River

On finit la journée avec un coucher de soleil plus-beau-que-ça-tu-meurs

 

Natchez coucher de soleil

It's amazing-oh-my-god !

 

Natchez coucher de soleil

Sur ce, bonne nuit !

 

 

Partager cet article
Repost0
7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 17:15

 

La photo du jour

Greenwood Plantation

🎵  Poussez, poussez l’escarpolette... 🎶

A force d'être les seuls à visiter, on finit par se croire chez nous !

 

Départ pour Natchez, État du Mississipi... nous prenons le chemin des écoliers pour découvrir à St Francisville de nouvelles plantations parmi les plus belles de la Louisiane. Oui, je sais, ce voyage, ça devait être la route du Blues mais pour l'instant, c'est plutôt la route des Ohlalas ! La faute au changement de programme qui nous oblige à visiter les plantations sur deux jours consécutifs... cela dit, nous nous sommes bien débrouillés dans nos choix car entre Laura, Houmas House et aujourd'hui Rosedown et Greenwood, nous aurons visité des lieux très différents et tous très intéressants.

 

Lafayette Route sur les bayous

Donc c'est reparti sur l'autoroute qui surplombe les bayous...

 

Lafayette convoi exceptionnel

...où on est effarés de voir les convois exceptionnels nous dépasser à fond la caisse sur la voie de gauche ! En fait, les routiers sont les rois aux USA, ils ont tous les droits... Conduire ne va d'ailleurs pas être de tout repos au cours de ce roadtrip, les habitants du sud n'étant pas vraiment très disciplinés sur la route... on aura souvent l'impression d'être les seuls à respecter les limitations de vitesse... Heureusement on a une voiture qui, en mode régulateur de vitesse, a un détecteur de mouvement sur les côtés... mais en contre-partie impossible pour moi de sommeiller un peu pendant les trajets, ça bipe non-stop ! (vu qu'on se fait aussi dépasser par la droite, ce qui est autorisé aux USA...)

 

Route LA-415 N vers St Francsiville

Même lorsqu'on quitte la zone du Delta du Mississippi et qu'on redescend sur terre, l'eau n'est jamais bien loin (et la rivière non plus, mais toujours cachée derrière les digues...)

 

Route LA-415 N vers St Francisville

ça fait de jolis paysages

 

 

Cette route nous étonne par le voisinage des ohlala et des ouilleouilleouille qui se succèdent (NB : expressions toute personnelles et surtout très Martiniennes pour "belle maison" et "mobil-home")

LA-415N, mobile home

Donc ouilleouilleouille

 

mignonne ohlala

 

re-ouilleouilleouille

 

Très mignonne ohlala

 

Vous remarquerez que les ouilleouilleouille de Louisiane sont quand même agrémentées d'une véranda avec colonnes...

 

Glynwood Plantation

Très très mignonne ohlala !

 

Glynwood Plantation

Il s'agit en fait de la Plantation Glynwood qui fait partie des sites historiques classés.

 

Pont Audubon

Puis nous passons sur le très beau pont Audubon... assorti à la valise de Martine ! (pour ceux qui n'auraient pas lu mes autres reportages, la valise orange dite "Bouygues" de Martine est devenue célèbre sur ce blog...)

 

Carte de Rosedown Plantation

Légende de la carte

 

Carte des Plantations de St Francisville

Dans le secteur de St Francisville, les plantations sont le témoignage de l'âge d'or de la culture du coton en Louisiane. Nous n'allons pas nous arrêter pour visiter la ville, ce qui est bien dommage car j'ai pu voir après coup que son centre historique n'était pas dénué d'intérêt, même si cet ancien "plus grand port sur le Mississippi" est aujourd'hui une petite bourgade peu endormie... il nous faudra revenir !

 

Rosedown Plantation

Pour se rendre à Rosedown Plantation (12501 Hwy 10,St Francisville), on doit emprunter en voiture une longue allée magnifiquement bordée de chênes

 

Rosedown Plantation

pour la plupart envahis de chevelure végétale... j'adoooore !

 

Rosedown Plantation

Rien que l'arrivée est donc déjà spectaculaire dans cette plantation...

 

Rosedown Plantation

La maison, faite de bois de cyprès et de cèdres locaux, n'est pas mal non plus...

 

Rosedown Plantation

mais j'avoue que ce que je préfère, c'est l'écrin de mousse espagnole...

La plantation a été bâtie par la famille Turnbull en 1834, son nom vient du titre d'une pièce de théâtre que les propriétaires ont vue pendant leur voyage de noces en Europe. La construction du manoir a duré moins de 6 mois et n'a coûté que 13 000 dollars ! Le coton a été cultivé ici jusqu'à 1909 quand un insecte a détruit toute la récolte mettant fin à l'exploitation... En 1955, bien abîmée par le temps et le passage des troupes de l'Union, elle a été vendue à la famille Underwood qui a restauré la maison et les jardins pour un montant de 10 millions de dollars (!), l'a ouverte au public en 1964 puis l'a revendue à l’État de Louisiane en 2000. C'est donc un State Historic Site, du coup l'entrée (12$) est moitié prix par rapport aux plantations visitées hier...

 

Rosedown Plantation

Une plantation de Louisiane n'en serait pas vraiment une sans son allée de chênes bicentenaires...

 

Rosedown Plantation

Celle-ci est toute aussi belle que Oak Alley, j'ai l'impression que les chênes y sont encore plus chevelus, c'est superbe !

 

Rosedown Plantation

44 "live oaks", ça fait vraiment une longue allée...

 

Rosedown Plantation

une TRES longue allée !

 

Rosedown Plantation

Lorsqu'on regarde sur les côtés, on découvre des petites surprises, comme ce pavillon d'été et ses 2 fontaines...

 

Rosedown Plantation

En fait Rosedown est réputée pour la beauté de ses jardins à l'italienne... mais moi, je ne vois que les arbres !

 

Rosedown Plantation

Ce coup de foudre végétal est bien visible sur mes photos...

 

Rosedown Plantation

D'ailleurs, un peu plus et on ne voyait même pas sur ce cliché la 'Chambre des dames", petite dépendance habitée par les filles de la famille...

 

Rosedown Plantation

Et puis franchement, les parterres délimités par les haies basses sont un peu déplumés... ce n'est peut-être pas la bonne période : trop tard pour les azalées et les camélias, trop tôt pour les roses...

 

Rosedown Plantation

Donc, pour changer un peu, l'allée de chênes vue de la maison !

 

Rosedown Plantation

Nous aller visitons l'intérieur avec un groupe d'élèves d'une middle school de Bâton-Rouge (nous ne comptons qu'un seul élève de couleur...) On nous souhaite la bienvenue "dans la chaleur de la Louisiane" ! C'est vrai qu'on a un peu de mal avec les 32°C ressentis 35 !

 

Rosedown Plantation

Voici Scarlett O'Hara, qui briffe tous les gamins d'une voix sévère en leur expliquant que nous venons de très loin et qu'il faut nous montrer du respect en gardant silence et retenue pendant la visite... oups, même moi je suis impressionnée ! Cette fois encore, on nous donne un dépliant en français et la guide va parler très lentement, juste pour nous... c'est vraiment agréable de tout comprendre !

 

Rosedown Plantation

Dans le hall d'entrée, on ne peut pas louper le sol en toile cirée peinte à la main (en anglais, Scarlett a dit "oiled several times" mais c'est écrit comme ça dans le dépliant en français !)

 

Rosedown Plantation

Comme la plupart du mobilier de la maison, l'escalier en acajou est d'origine. Quant au papier peint, il est originaire de France : ce sont des petits carrés de lin assemblés, une prouesse décorative très bien rénovée.

 

Rosedown Plantation

L'association des couleurs est toutefois un peu audacieuse...

 

Rosedown Plantation

Dans la salle-à-manger, on peut voir un chasse-mouche au-dessus de la table : il était actionné par un esclave pendant le repas pour garder la salle fraîche et chasser les insectes.

 

Rosedown Plantation

Visiblement, les "pupils" ont été impressionnés comme moi par Scarlett parce qu'ils se montrent très attentifs et ne bougent pas une oreille !

 

Rosedown Plantation

Dans le petit salon...

 

Rosedown Plantation canevas de Martha Washington

...on trouve un pare-feu décoré d'un canevas brodé par Martha Washington, la première Première Dame des États-Unis.

 

Rosedown Plantation

Les chambres sont très belles, avec les meubles d'origine. Ici, le dépliant nous dit que le plancher est couvert en essuie-herbe pour le protéger mais là, je cale un peu niveau compréhension ! (la seule chose que je sais c'est qu'aux USA, le switchgrass est une fibre végétale...)

 

Rosedown Plantation

La Grande chambre était celle des parents, le berceau a été utilisé par tous les enfants de la famille.

 

Rosedown Plantation

Tous les lits ont un ciel-de-lit auquel on rajoutait une moustiquaire

 

Rosedown Plantation

La nursery, avec des objets personnels de la famille.

 

Je vous fais grâce du cellier, du fumoir, du bureau... mais je vous propose ci-dessous un petit diaporama avec quelques exemples de la richesse décorative de cette maison, tant au niveau des tissus que du mobilier..

Diaporama : Rosedown Plantation
Diaporama : Rosedown Plantation
Diaporama : Rosedown Plantation
Diaporama : Rosedown Plantation
Diaporama : Rosedown Plantation
Diaporama : Rosedown Plantation
Diaporama : Rosedown Plantation
Diaporama : Rosedown Plantation
Diaporama : Rosedown Plantation
Diaporama : Rosedown Plantation

Diaporama : Rosedown Plantation

Rosedown Plantation

Et comble du luxe, une douche attenante à la chambre du bas, très rare pour l'époque !

 

Rosedown Plantation

Je sens que ça vous manquait déjà... donc voici l'allée de chênes vue du premier étage ! En plus, elle est de façon notoire hantée par deux fils de la famille Turnbull, morts prématurément... donc peut-être qu'en regardant bien...

 

Rosedwon plantation Sarah Turnbull

Aucun propriétaire n'ayant écrit ses mémoires, la visite nous régale moins d'anecdotes qu'à Laura Plantation, mais elle reste historiquement intéressante et on peut y voir de jolis portraits de ses habitants, comme celui de Sarah Turnbull

 

Rosedown Plantation

ou des photos de famille : ici quatre générations.

 

Rosedown Plantation

Par contre, la visite guidée fait peu de place à la question de l'esclavage, la guide nous montre juste sans s’appesantir l'escalier étroit et dérobé qu'ils utilisaient dans la maison et, à l'extérieur, on trouve ce document affiché sur le mur d'un bâtiment annexe (à côté, un papier nous explique que "griffe" correspond à un métissage mulâtre+amérindien, "sambo" c'est mulâtre+ noir, "yellow" c'est "presque blanc " et "noir" ça signifie Africain !) Pas de vestige du quartier des esclaves où résidaient quand même 250 personnes, comme le mentionne le dépliant qui nous a été donné à l'accueil.

 

Roszdown Plantation

A l'arrière de la maison, on peut voir la cuisine, toujours située à l'extérieur des maisons de maître (si vous avez bien suivi mes précédents articles, vous savez que chaleur+incendies sont les pires ennemis des habitants du sud... avec les moustiques, les tempêtes et les inondations !)

 

Rosedown Plantation

C'est un des rares bâtiments extérieurs dans lequel on peut entrer...

 

Rosedown Plantation

Encore un pavillon, qui a servi notamment de résidence aux premiers propriétaires car leur fille avait envahi la maison principale avec ses 10 enfants !

 

Rosedown Plantation

Un petit tour dans les jardins qui, malgré leur valeur historique et leur authenticité, ne nous émerveillent pas autant que ceux de Houmas House...

 

Rosedown Plantation

...par contre, ça oui ! Si vous avez le courage d'arriver jusqu'au bonus familial, vous pourrez voir à quel point j'ai craqué pour cette photogénique mousse espagnole... même pas peur du ridicule !

 

Rosedown Plantation

Le côté de la maison principale  : les esclaves n'avaient le droit d'entrer que par l'escalier de la façade arrière...

 

Rosedown Plantation

Après un repas dans l'aire de pique-nique située à l'entrée de la Plantation, où nous oublions notre mini toile cirée comme souvent au cours de nos roadtrips mais on persiste à en emporter une...),

 

Myrtles Plantation

nous quittons Rosedown avec un arrêt/photo au niveau du portail de Myrtles Plantation (7747 US-61, St Francisville), qui est la plus hantée de toutes les plantations hantées du monde, l'esclave Chloé ayant empoisonné sa maîtresse avec un gâteau contenant de l'arsenic (pouah, faut aimer !)

 

Greenwood Plantation

Nous nous rendons maintenant à Greenwood Plantation (6838 Highland rd, St Francisville), accessible par une voie plus ou moins bien entretenue...

 

Greenwood Plantation

Nous ne payons que la visite des jardins (7$), il n'y a pas ici de parterres de fleurs luxuriants ou de potager, mais une forêt de chênes de Virginie digne d'un conte de fée !

 

Rosedown Plantation

On s'attend à tout moment à voir sortir un elfe ou une sorcière de derrière les arbres, l'ambiance est magique, et en plus...

 

Greenwood Plantation

...on est tout seuls !

 

Greenwood Plantation

La preuve !

(si on excepte les petites mouches chatouilleuses qui nous attaquent sous les chênes...)

 

Greenwood Plantation

La maison, de style néoclassique imposant, est un carré de 30m de côté et elle est entourée de 28 colonnes de 12m de haut, en brique recouvertes de stuc. Son architecture est vraiment originale : contrairement aux maisons de cette époque, elle n'a pas de balcon au premier étage et son toit plat est surmonté d'un belvédère.

 

Greenwood Plantation

Si les soldats nordistes ont fait sauter beaucoup de bâtiments de la plantation pendant la guerre, la maison principale a été épargnée car elle a servi d'hôpital.

Sauf qu'en 1960, frappée par la foudre, elle est totalement détruite par un incendie ! (excepté les cheminées et les 28 colonnes en brique...) En 1968, les ruines et le terrain sont rachetés pour 30 000$ puis tout est reconstruit à l'identique. De nos jours, seul le rez-de-chaussée est ouvert à la visite, les propriétaires actuels habitant le premier étage.

 

Greenwood Plantation

Comme son parc possède un bassin (créé par l'extraction à cet endroit de l'argile  destinée à fabriquer la brique des colonnes), ça rajoute de la photogénie au décor...

 

Greenwood Plantation

Greenwood est notamment le lieu de tournage du film Bagatelle et de la série Nord et Sud qui date déjà de 1985, ce qui ne nous rajeunit pas !

 

Greenwood Plantation

Les anciens propriétaires (ceux qui ont tout reconstruit après l'incendie) sont inhumés dans le parc.

 

Greenwood Plantation Bed and Breakfast

La plantation est aussi un Bed and Breakfast où on nous propose de dormir et quand je me plains des "crazy flies", on me répond que les meilleures périodes pour visiter la Louisiane sont mars et octobre... il faudra revenir !

 

US-61 panneau Mississippi

Nous reprenons la route pour entrer dans l'état du Mississippi, "lieu de naissance de la musique américaine".

 

US-61 N vers Natchez

On a privatisé la belle US-61, du coup je prends le volant jusqu'à Natchez... une grande première ! (Oui parce qu'en principe, je laisse Norbert ou Martine s'y coller... moi je gère le GPS et les photos !)

 

 

BONUS FAMILAL

Nous à Rosedown et Greenwood
Nous à Rosedown et Greenwood
Nous à Rosedown et Greenwood
Nous à Rosedown et Greenwood
Nous à Rosedown et Greenwood
Nous à Rosedown et Greenwood
Nous à Rosedown et Greenwood

Nous à Rosedown et Greenwood

Pour voir toutes les photos des diaporamas de cet article en grand format c'est ici !

(rappel : pour les autres photos, il suffit de cliquer dessus)

Partager cet article
Repost0
6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 13:51

 

La photo du matin

Oak Alley

En fait, je pense que vous m'en auriez voulu si je n'avais pas choisi celle-ci !

 

Impossible de visiter la Louisiane sans aller voir les plantations de canne à sucre qui en ont fait la richesse... avant que l'industrie pétrolière ne pointe le bout de son nez en défigurant légèrement le paysage !

Modifiant notre programme en abandonnant la visite d'Iberia et de ses jardins botaniques, nous revenons donc sur nos pas pour aller admirer les beaux domaines situés entre Baton Rouge et la Nouvelle-Orléans, stratégiquement situés le long de la Mississippi River dans le but de faciliter l'irrigation ainsi que le transport du matériel et des récoltes.

 

Carte de la Route des Plantations Louisiane

Hélas, ce changement de programme nous oblige à faire un aller-retour sur la journée, nous n'aurons donc pas le temps de visiter autant de plantations que prévu... surtout qu'avec les visites guidées, on n'est pas assurés de pouvoir entrer à l'heure à laquelle on se pointe, il faut parfois attendre la fin de la visite en cours...

La question du jour est donc : si on ne paye pas l'entrée dans une plantation (25 à 30$ à chaque fois), peut-on quand même au moins voir la maison de l'extérieur ? J'ai eu beaucoup de mal à trouver cette réponse sur internet et même dans mon groupe d'amoureux des USA...

Et bien grâce à moi, vous aurez la réponse dans cet article !

 

Mais d'abord, voici la deuxième photo du jour... Un avant/après où j'ai eu l'impression de singer les actrices dans les films, quand elles essayent de cacher leurs traces de coups avec du maquillage... sauf qu'en principe, elles n'y arrivent pas et moi si !

 

Nous reprenons l'autoroute sur pilotis jusqu'à Baton Rouge.

 

Autoroute sur Bayous

Un autre aperçu qu'il y a deux jours avec le soleil (mais en contre-partie, reflets sur les vitres...)

 

Sunshine Bridge, Baton Rouge

Puis nous prenons la US-61 après avoir traversé le Mississippi sur le pont Meccano (en vrai, le Sunshine Bridge) et c'est le festival...

 

Baton Rouge raffinerie Pétrole

...non pas des ohlalas mais des raffineries !

 

Baton Rouge Raffinerie petrole Usine de Polymère

Dans celle-ci,  ils fabriquent des polymères...

 

Baton Rouge raffinerie pétrole

Très jolie skyline !

 

Vacherie, digue Mississippi

On rejoint la LA-18 qui longe le Mississippi, bien caché derrière une haute digue végétale érigée pour protéger les plantations des crues de la rivière.

 

Vacherie St Joseph Plantation

Voici une première maison visible de la route : Saint-Joseph Plantation (3535 LA-18, à Vacherie) a été construite par des forçats pour une famille française en 1830. Ouverte à la visite, c'est une des dernières plantations de canne à sucre restantes dans le sud.

 

Vacherie, Felicity Plantation

Un peu plus loin et en retrait, sa consœur, Felicity Plantation, où ont été tournées des scènes du film "12 Years a Slave".

 

 

Oak Alley

On ne s'y arrête pas car, quelques kilomètres plus loin, voici notre destination prioritaire ... sachant qu'il s'agit de la plantation la plus célèbre et donc la plus fréquentée, nous avons souhaité commencer par Oak Alley (3645 LA-18, Vacherie) que nous n'avons toutefois pas l'intention de visiter : sa notoriété tient en effet surtout de sa magnifique allée de chênes, située à l'arrière de la maison, et nous espérons bien parvenir à la voir de l'extérieur grâce aux repérages que j'ai effectués sur la vision satellite de Google Maps...

 

Carte du domaine de Oak Alley Plantation

 

Oak Alley, parking le long de la River Road

On est rassurés de constater qu'il est possible de se garer le long de la digue, un petit parking a même été aménagé...

 

Oak Alley River Road

Ensuite, il suffit d'une petite marche de 400m sur la River road le long des grilles de la propriété (qui possède quand même 30 hectares de jardin, 182 hectares de forêt et 243 hectares consacrés à la culture de la canne à sucre)...

 

Oak Alley

...et c'est le jackpot ! 28 chênes tricentenaires qui créent une allée voutée semblable à une nef de cathédrale, avec le manoir en fond à la place de l'autel...

Je prends bien sûr 50 000 photos...  parce qu'en plus, comme on est arrivés de bonne heure, personne dans l'allée ! On entraperçoit un groupe en train de visiter la maison mais pas encore de cars de touristes... et finalement le hasard a bien fait les choses qui nous a obligés à repousser cette virée prévue initialement samedi (oups !)

 

Oak Alley

Donc, plan éloigné...

 

Oak Alley

 plan rapproché...

 

Oak Alley

 format portrait...

 

Oak Alley

vue latérale...

 

Oak Alley

du haut de la digue....

 

... et bien sûr avec nous devant !

Diaporama : Nous devant Oak Alley
Diaporama : Nous devant Oak Alley
Diaporama : Nous devant Oak Alley
Diaporama : Nous devant Oak Alley

Diaporama : Nous devant Oak Alley

Oak Alley Mississippi River

Comme on est montés sur la digue, on peut aussi voir le Mississippi, toujours utilisé comme voie fluviale...

 

 

Laura Plantation

En poursuivant sur la River Road, nous rejoignons Laura Plantation  (2247 LA-18, Vacherie) dont tous nos amis roadtrippers nous ont conseillé la visite... nous devons attendre 45mn le départ du prochain "tour" aussi nous en profitons pour pique-niquer même s'il n'est pas encore midi, le parking proposant des aménagements couverts.

 

Laura Plantation

En plus les alentours sont sympas.. et tout est écrit en français !

Les raisons pour privilégier cette visite ?

 

Laura Plantation façade avant

1/La maison principale est vraiment très belle et son architecture créole originale,  toute en brique, plâtre et bois de cyprès peint avec des couleurs flashy... cela nous change des autres manoirs tout blancs de style néoclassique !

Au début des années 1800, la maison, en forme de U, était d’une superficie de 2230m² (y compris les greniers) avec une cuisine séparée de 232m². Le domaine comprenait 10 bâtiments, dont les logements des esclaves, la maison du contremaître et de sa famille, une grange, des entrepôts et une petite sucrerie.

 

Laura Plantation Désirée mère de Laura
Laura Plantation

2/La plantation de canne à sucre a été principalement gérée par des femmes à la longévité étonnante, leurs maris et frères étant soit morts, soit partis vivre en France, soit plutôt intéressés par la politique ou par l'importation des vins de Bordeaux...

 

Laura Plantation Nanette

... car cette plantation est avant tout française, fondé en 1805 par un certain Commandant Duparc, exilé de France pour avoir tué un ami de la famille lors d'un duel, et qui décède 3 ans après en laissant la gestion du domaine à son épouse Nanette Prudhomme, la matriarche de la dynastie Duparc/Locoul (je n'ose pas dire "la belle matriarche"...)

 

Laura Plantation cahier en français

3/ Du coup, à l'entrée on propose aux touristes francophones un cahier rédigé en français qui traduit exactement les informations données par notre guide (y compris les "suivez-moi maintenant" ou  les "que vous voyez au-dessus de moi" ! ) ; des visites en français sont même proposées 2 fois par jour.

 

Laura Plantation quartier des esclaves

4/La visite inclut le quartier des esclaves et fournit beaucoup d'informations sur leurs conditions de vie, les relations complexes avec les maîtres, nous parle de résistance et de marronnage, présente des actes d'achats, ne fait pas l'impasse sur les naissances métissées...

 

Laura Plantation arbre généalogique

5/Si les guides sont si bien renseignés, c'est que la fameuse Laura Locoul, qui a laissé son nom à la plantation, a écrit ses mémoires en 1936 en démythifiant la vie des planteurs et des esclaves telles qu'elles ont été romancées dans des livres comme "Autant en emporte le vent"... le manuscrit que Laura avait rédigé pour ses enfants n'a été redécouvert qu'en 1993 ! Du coup, le tour d'1h30 est très vivant, avec beaucoup de photos de la dynastie sur 4 générations, et nous donne un bon aperçu du mode de vie créole avec plein d'anecdotes: par exemple, quand Élisabeth, trouvant son fils Émile trop sensible, le traitant même de "gâcheur de nègres" à cause de ses idées libérales, l'envoie dare dare à l'Académie Militaire Royale de Bordeaux où il se lit d'amitié avec toute la jeunesse avant-gardiste française et en revient encore plus libéral qu'avant ! Ou le fait que Laura est né sous Abraham Lincoln et morte à 101 ans sous John F. Kennedy...

 

Et ces deux là qui, "très déçus d'avoir une fille qui n'était pas parfaite puisque elle était couverte d'acné, et n'ayant pas confiance dans les médecins américains, l'ont envoyée en France pour la faire soigner par un médecin qui l'a tuée à coup d'arsenic mal dosé" ! (Je vous retranscris l'histoire exactement comme la guide nous l'a racontée !) Je l'ai échappée belle, moi dans mon adolescence !

 

Laura Plantation extérieur avant

Les extérieurs ne sont pas spectaculaires (il n'y a que 4 chênes devant la maison pour apporter la fraîcheur en canalisant la brise du fleuve... on est loin de l'ostentatoire allée d'Oak Alley)

 

Laura Plantation jardin français

mais on y trouve une très joli jardin dit "français"

 

Laura Plantation jardin français

Oui, bon, français créole, quoi !

 

Laura Plantation bananeraie

et même une bananeraie !

 

Laura Plantation Maison de Maître

Suivez-nous donc dans notre visite guidée...

 

Laura Plantation ancêtres

...qui commence par la cave où nous accueillent les anciens propriétaires prêts à nous faire goûter les bons vins importés de Mérignac...

 

Laura Plantation cave

...ah ben non, les bouteilles sont vides ! A noter qu'à l'époque, on enterrait les jarres dans la glaise jusqu'au col afin de garder fraîcheur et humidité : un réfrigérateur naturel !

 

Laura Plantation escalier et poteaux en brique

C'est aussi pour permettre à l'air frais de circuler que la maison est montée sur des pilotis en brique car la porosité du matériau permettait d'absorber l'humidité du sol.  On dit que c'est une "maison de trente" car elle a été construite (par des esclaves bâtisseurs hautement qualifiés...) sur 30 poteaux, tous numérotés.

 

Laura Plantation véranda

Nous montons ensuite sur la véranda qui, pour tout vous dire, est la plus belle partie de cette maison... impossible pour moi de ne choisir qu'une seule photo, aussi vous avez droit au diaporama !

 

Diaporama : Laura Plantation véranda
Diaporama : Laura Plantation véranda
Diaporama : Laura Plantation véranda
Diaporama : Laura Plantation véranda

Diaporama : Laura Plantation véranda

Laura Plantation parloir

Par contre, l'intérieur n'est pas très différent de ce que nous avons pu voir au musée de Vermilionville...

 

Laura Plantation chambre enfants

On visite les chambres, dont celle des enfants

 

Laura Plantation Chambre de Laura

 et bien sûr la "chambre de Laura", décorée avec ses photos...

 

Laura Plantation photos de Laura

Il faut savoir que Laura n'a pas longtemps habitée ici. La famille passait les mois d'hiver dans ses hôtels particuliers de la Nouvelle Orléans et, à 14 ans, Laura a réclamé d'aller en pension parce qu'elle voulait apprendre l'anglais pour devenir "une fille moderne et américaine" ! A la mort de son père, elle a refusé de s'occuper de la plantation qu'elle a vendue avant d'aller s'installer à St Louis...

 

Laura Plantation salle à manger

Comme hier, nous retrouvons la salle-à-manger de mes beaux-parents...

 

Laura Plantation garde-manger

avec le garde-manger attenant.

 

Laura Plantation façade arrière

En fait, la maison a brûlé en 2004 et elle est encore en rénovation comme on peut le voir sur la façade arrière.

 

Laura Plantation emplacement de la cuisine

Il ne reste plus rien de l'ancienne superbe cuisine...

 

Laura Plantation Maison de Reprise

Quant à la Maison dite "de Reprise" (c'était le logement particulier de la belle Nanette qui avait pris sa retraite mais ne voulait pas trop s'éloigner afin de pouvoir surveiller les agissements de ses enfants... et puis, pas question d'aller vivre à la Nouvelle-Orléans, ville pleine "d’Américains maladroits et socialement inférieurs" !) , elle a perdu toute sa splendeur initiale...

 

Laura Plantation ancienne photo de la Maison de Reprise

...comme on peut le voir sur cette photo montrée par notre guide.

 

Laura Plantation quartier des esclaves

Il reste aujourd'hui 4 cases d'esclaves (c'est ainsi qu'est traduit sur place le mot "cabin"...) sur les 60 d'avant la guerre de Sécession. Elles proposent une exposition qui retrace la vie des travailleurs asservis. A noter qu'à Laura, la majorité des esclaves ont choisi de rester dans la plantation après leur affranchissement et d'y travailler comme ouvriers : leurs descendants ont habité ici jusqu'en 1977 !

 

Laura Plantation jardin potager

Chaque case hébergeait une famille (voire parfois deux) qui cultivait un petit potager et élevait des poules ou des porcs pour son propre usage.

 

Laura Plantation bananiers

Les extérieurs de l'arrière de la maison de maître sont très beaux.

 

Laura Plantation Indigo

J'en profite pour vous présenter l'indigo qui comme son nom ne l'indique pas, produit des fleurs...  roses !

 

Laura Plantation registre des esclaves et acte d'achats

Voici un extrait des actes d'achat des premiers esclaves dont le prix variait en fonction de l'âge, de la condition physique, des qualités professionnelles et personnelles... ces preuves de l'asservissement humain font froid dans le dos... (remarque : les valeurs ont été indiquées en dollars d'aujourd'hui)

En 1850, le domaine a eu jusqu'à 190 esclaves en tout, ils représentaient 80% de la population de la plantation. Les esclaves de la maison partageaient l'intimité de leurs maîtres dont ils connaissaient souvent tous les secrets... Laura avait d'ailleurs développé une relation très forte avec sa domestique Anna qu'elle avait invitée à son mariage en l'inscrivant sur la liste des membres de la famille...

 

Laura Plantation arbre généalogique métissage

Elle n'était d'ailleurs pas la seule de la dynastie à avoir eu des relations particulières... son grand tonton Flagy s'est en effet appliqué à engendrer une double et prolifique descendance métissée... (dont certains ont vécu dans la Maison de Reprise)

 

Contes Cajun

Fin de la visite avec l'incontournable gift shop... ah ben oui, collectors ! Avec Blanchette qui se paume dans les bayous et qui, je suppose, va faire le ménage de la maison des 7 petits Cajuns avec l'aide des tortues et des alligators... Il y avait aussi "Petite Rouge", qui se rend en pirogue chez sa grand-mère et rencontre le grand méchant alligator... je regrette encore de ne pas les avoir achetés !

 

 

A suivre : San Francisco, Evergreen et Houmas Plantations

 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 22:51

 

La photo du soir

Lac Martin Swamp Tour

Alors, en fait, je ne suis pas sûre que ce genre de photo ait besoin qu'on mette des mots dessus...

 

Vous l'avez compris dans l'article précédent, nous avons été totalement séduits par l'atmosphère des bayous : silhouettes fantomatiques des hauts cyprès drapés de mousse espagnole, semblables à de vieux personnages barbus, calme de l'eau stagnante, tantôt claire comme un miroir, tantôt cachée sous une couverture végétale d'un vert presque fluo, une ambiance ouatée à peine troublée par de sporadiques grognements d'alligators ou les cris des échassiers... nous avons eu le privilège de découvrir tout cela grâce à une excursion dans un bateau à fond plat au cours de laquelle notre Capitaine n'hésitait pas à souvent couper le moteur pour laisser glisser silencieusement l'embarcation à travers les marais...

 

Carte du Lake Martin (Cypress Island Preserve)

 

Route 353 vers Lake St Martin

Nous rejoignons le Lake Martin par la route 353 qui suit les bayous où nous apercevons régulièrement des aigrettes et des hérons blancs

 

sans parler des magnifiques maisons !

 

Lake St Martin

Nous avons rendez-vous avec Cajun Swamp Tour à 17h45 pour un départ à 18h : nous arrivons un peu en avance, ce qui nous permet de profiter des environs qui sont déjà très beaux.

 

Lake St Martin

Alors... en canoé dans un bayou infesté d'alligators, je ne suis pas sûre que j'aimerais... Quand on sait que 2 millions d'alligators peuplent la Louisiane (la plus grande concentration du monde), je pense que les chances de croiser au moins un spécimen ici doivent être proches du 100% ! (Bon, il parait que les 1800 du Lake Martin sont timides et qu'ils ne s'attaquent qu'à plus petit qu'eux : insectes, écrevisses, petits poissons, grenouilles... rats, petits oiseaux, tortues, castors pour les plus gros.)

Diaporama : alentours du Lac Martin, Louisiane
Diaporama : alentours du Lac Martin, Louisiane
Diaporama : alentours du Lac Martin, Louisiane
Diaporama : alentours du Lac Martin, Louisiane
Diaporama : alentours du Lac Martin, Louisiane

Diaporama : alentours du Lac Martin, Louisiane

Lake Martin Cajun Country Swamp Tour Shawn

Notre capitaine Shawn nous accueille, nous sommes une quinzaine dans la barque à moteur. La compagnie a de bons avis et lors de la réservation, j'ai été renseignée au téléphone par une dame qui s'est gentiment efforcée de me parler en français... La promenade ne coûte que 20$ pour 2h, ce n'est pas vraiment le coup de bambou !

 

Lake Martin Cajun Country Swamp tour

Ne vous moquez pas de la couleur du cou du monsieur à gauche, j'aurai exactement la même ce soir malgré mon foulard !

 

Lake St Martin

Nous voilà partis sur le Lake Martin, réserve naturelle dont nous allons explorer les alentours constitués de bayous, mais aussi le centre qui nous éloigne de la canopée mais nous permet de mieux voir les oiseaux en vol.

 

Lake St Martin Cyprès chauves

Quand je vous parlais de silhouettes spectrales...

 

Lake St Martin

Les bayous se distinguent des mangroves (telles que les Everglades) par le fait qu'ils sont majoritairement constitués d'eau douce. Ici, au Lake Martin, on parle même plutôt de "swamp", qui désigne une zone inondée peu profonde alimentée par les eaux de pluies ou souterraines, alors que les bayous sont des bras de rivière au faible courant.

 

Lake St Martin Cyprès chauves

On y trouve des chênes d'eau, des érables rouges, des gommiers, des palétuviers... mais l'arbre roi du bayou est sans conteste l'iconique cyprès chauve...

 

Lake St Martin Cyprès chauves

...reconnaissable au bas de son tronc en forme de pied d'éléphant.

 

Lake St Martin Cyprès chauves

Il survit dans l'eau grâce à son système racinaire aérien.

 

Lake St Martin Cyprès chauves

C'est magnifique !

 

Qu'il soit en groupe ou isolé au milieu du lac, le géant barbu est vraiment de toute beauté...

Diaporama : cypress et mousse espagnole
Diaporama : cypress et mousse espagnole
Diaporama : cypress et mousse espagnole
Diaporama : cypress et mousse espagnole
Diaporama : cypress et mousse espagnole
Diaporama : cypress et mousse espagnole
Diaporama : cypress et mousse espagnole

Diaporama : cypress et mousse espagnole

Lake St Martin

Notre promenade alterne les endroits où l'eau est claire comme un miroir

 

Lake St Martin

et les marécages couverts de jacinthes et lentilles d'eau,

 

Lake St Martin lentilles d'eau

 

Lake St Martin

par endroit envahis par les spartines.

 

Lake St Martin

On se demande comment la barque arrive à se frayer un chemin !

 

Lake St Martin héron de nuit

La biodiversité animale y est très riche : écrevisses, crevettes, catfish (barbue), lamantins, alligators... et de nombreux oiseaux comme l'aigrette, le héron, le cormoran, le pygargue à tête blanche, la buse...

 

Lake St Martin héron Bihoreau

Ici, un héron Bihoreau nommé en anglais "Black-crowned Night heron".

 

Lake St Martin

Les bayous sont généralement infestés de moustiques mais pas en cette saison  : nous ne serons absolument pas piqués pendant tout notre roadtrip ! (bon, je vous parlerai des "crazy flies" plus tard...)

 

Lake St Martin

Je me doutais bien que je serais conquise... j'ai toujours été attirée par l'ambiance des films tournés dans ces paysages, comme l'excellent polar "Dans la brume électrique" de Bertrand Tavernier ou la non moins excellente première saison de la série "True Detective"... mais l'expérience dépasse toutes mes espérances !

 

Lake St Martin cyprès chauves et mousse espagnole

D'ailleurs, tous les touristes sur le bateau s'expriment en chuchotant et cela pendant les 2h de la balade... par respect pour la quiétude des lieux, pour les animaux -que notre présence n'a pas l'air de troubler outre mesure !- mais aussi je pense parce que nous sommes tous sensibles à l'atmosphère mystique qui se dégage du lieu...

 

Lake St Martin Cyprès et mousse espagnole

On a l'impression de se promener dans une cathédrale végétale...

 

Lake St Martin Cyprès et mousse espagnole

Le drapé de ses statues est particulièrement réussi !

 

Lake St Martin

La catastrophe, c'est que les 12000 km2 de bayous se réduisent de 77 km2 chaque année... Ce chiffre est d’autant plus alarmant que la Louisiane abrite la moitié des zones humides américaines et que ces zones constituent le meilleur rempart contre les ouragans. En effet, les marécages fonctionnent comme des éponges géantes : au lieu de laisser les vagues submerger la côte soudainement, ils absorbent l’eau apportée par les cyclones, puis la libèrent progressivement, évitant ainsi l’inondation de l’intérieur des terres.

 

Lake St Martin

Les causes de cette réduction ? Le réchauffement climatique, bien sûr, responsable de la montée du niveau des océans, mais aussi les barrages et les canaux creusés pour l'exploitation pétrolière, canaux nécessaires pour les appareils de forages mais qui laissent entrer l'eau de mer en détruisant l'écosystème... Bref, hâtez-vous de venir voir ça !

 

Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin
Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin

Diaporama : Cajun Swamp Tour sur le Lake Martin

Lake St Martin

Ok, tout cela est super beau mais vous commencez à vous demander où sont les alligators... des milliers de "cocodries" (comme les appellent les cajuns) dans ce sanctuaire et on en aurait vu aucun ? En fait, il faut savoir que les alligators hibernent dès que les températures descendent, donc la meilleure période pour les voir, c'est d'avril à septembre....

 

Lake St Martin alligator

...et ça tombe bien, on est en mai ! D'ailleurs, regardez, là, un joli Gali qui nous a à l’œil derrière la mousse espagnole...

 

A ce stade du reportage, et pour vous faire partager mon quotidien, je ne résiste pas à l'envie de vous remettre le lien vers la chanson que j'ai dans la tête en permanence en triant les photos et en rédigeant cet article... pas de raison que je sois la seule à subir !

 

Lake St Martin alligator

Des gators, on en a vu des dizaines et de toutes les dimensions !

 

Lake St Martin alligator

des petits

 

Lake St Martin alligator

des moyens

 

Lake St Martin alligator

des gros

 

Lake St Martin alligator

des énormes !

 

Lake St Martin alligator

des affamés à notre passage

 

Lake St Martin alligator

des qui aèrent leur cerveau...

 

Lake St Martin alligator

(en vrai, comme ce sont des animaux à sang froid, ils ont besoin de réguler leur chaleur corporelle et ils trouvent un équilibre en chauffant leur dos au soleil, tout en ouvrant la gueule et en laissant le bout de la queue dans l'eau pour se rafraichir... ils sont en mode AUTO, comme la clim !)

 

Lake St Martin alligator

des souriants

 

Lake St Martin alligator

des qui roupillent

 

Lake St Martin alligator

des fainéants répandus

 

Lake St Martin alligator

des qui se faufilent au loin

 

Lake St Martin alligator

des qui se faufilent très près !!!

 

Lake St Martin alligator

Mieux vaut ne pas laisser trainer ses mains... même pas eu le temps de dégainer l'appareil photo, faudra se contenter de celles du téléphone ! Je ne suis pas particulièrement trouillarde mais là, ça m'a fait le même effet que le requin des Universal Studios !

 

Lake St Martin alligator

Autrefois, on a chassé les Gali jusqu’à les mener au bord de l’extinction, pour leur viande, leur cuir, leur huile. Depuis 1962, l'espèce est protégée et la chasse strictement réglementée, tout comme la collecte d’œufs. Chaque automne, les œufs d’alligator sont ramassés par des professionnels agréés et mis en couveuse afin de les faire éclore en sécurité. Une partie des jeunes est relâchée dans le bayou (12%), l’autre partie utilisée pour la viande et le cuir en ferme d’élevage.

 

Lake St Martin alligator

L’alligator se chasse en septembre, dès que les petits sont devenus autonomes : on place un hameçon garni de poulet ou d’un morceau de poisson à quelques dizaines de centimètres de l’eau... plus on veut attraper un gros gator et plus il faut élever l’hameçon dans les airs !

 

Lake St Martin alligator

Ici, au Lake Martin, il s'agit d'un sanctuaire alors ils ne sont pas vraiment chassés... ni nourris par la main de l'homme d'ailleurs, comme ça peut être le cas dans d'autres bayous de Louisiane ou en Floride, et c'est très appréciable de les voir dans ces conditions.

 

Lake St Martin alligator

De toutes façons, ils n'ont pas l'air de craindre vraiment les cabanes des pêcheurs installées ça et là dans le lac peu profond...

 

Lake St Martin tortue

On a pu apercevoir aussi des tortues, surnommées ici "pop corn à alligators", ce qui veut tout dire...

 

Lake St Martin oiseau rouge

...et surtout beaucoup d'oiseaux car le lac est aussi une réserve ornithologique, avec plus de 200 espèces.

 

Lake St Martin héron

Donc, héron

 

Lake St Martin héron

héron

 

Lake St Martin héron

héron

 

Lake St Martin héron

et non, je sais que vous l'attendez tous bien sûr, mais je ne cèderai pas à la facilité et je ne dirai pas "petit patapon" !

 

Lake St Martin héron

Notre passage les effraie davantage que les alligators, on a droit à de très beaux envols...

 

Lake St Martin héron

 

Lake St Martin héron

 

Lake St Martin héron

Cela dit, je n'ai pas le matériel photographique adapté pour un reportage animalier...

 

Lake St Martin spatules rosées

Du coup, là, si je vous dis que ce sont des spatules rosées, il va falloir me faire confiance...

 

Lake St Martin cormoran

Idem pour ce cormoran !

 

Lake St Martin oiseaux

Au milieu du lac, les arbres sont envahis d'oiseaux mais ils sont tellement hauts que mon zoom est insuffisant...

 

Lake St Martin

Le soleil est en train de décliner et l'eau du lac se transforme en miroir, c'est super beau...

 

Lake St Martin

 

Lake St Martin

Les ondes qui se forment au passage de notre barque créent des œuvres d'art...

 

Diaporama : Lake Martin réflexions
Diaporama : Lake Martin réflexions
Diaporama : Lake Martin réflexions
Diaporama : Lake Martin réflexions
Diaporama : Lake Martin réflexions
Diaporama : Lake Martin réflexions

Diaporama : Lake Martin réflexions

Lake St Martin

La balade se termine à 20h, on reprend la voiture pour faire le chemin qui longe le lac : une partie des abords est carrossable et l'autre uniquement accessible à pied sur des boardwalks (impossible de trouver le mot français !)

 

Lake St Martin Cypress Preserve boardwalk

Nous nous arrêtons pour faire à pied la petite boucle du Cypress Preserve Boardwalk, rassurez-vous, entièrement sur des pontons de bois (ah ben, ça y est, j'ai trouvé la traduction !)

 

Lake St Martin Cypress Preserve boardwalk

Cela ne nous apporte pas grand chose de plus à cette heure-ci, excepté de beaux contre-jours (à défaut de beau coucher de soleil)

 

Lake St Martin Cypress Preserve boardwalk

et de jolis reflets dans l'eau..  tout ça dans la solitude et le calme absolu !

 

 

Retour à l'hôtel où je vais être bien occupée à essayer de réparer ma deuxième

 

C'était donc bien la journée à thème "écrevisse" !

 

 

Pour finir, avant l'habituel diaporama à usage familial, je ne résiste pas au plaisir de vous la remettre un peu dans la tête, au cas où vous l'auriez déjà oubliée...

Galli L'alligator

 

 

Diaporama : Nous au Lake Martin
Diaporama : Nous au Lake Martin
Diaporama : Nous au Lake Martin

Diaporama : Nous au Lake Martin

Pour voir en grand format les photos des diaporamas, cliquer ici

 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 16:56

 

La photo du matin

Breaux-Bridge Festival de l'écrevisse

Ce matin, nous avons participé à un festival... à vous de deviner le thème !

 

 

Un autre indice : comme nous avons passé la journée dehors, je finirai exactement de la couleur du thème ! 30 degrés et un soleil de plomb, le déluge d'hier n'est plus qu'un mauvais souvenir...

Au programme aujourd'hui : bayous, parade, musique cajun et écomusée...

 

Carte de Lafayette et ses environs

 

Carte du campus de l'Université de Louisiane

 

Lafayette Louisiane carte

Nous commençons par aller faire un tour dans Lafayette, ville de tradition francophone anciennement nommée "Vermilionville" car bâtie au bord de la rivière Vermilion en pleine "Acadiane" (ou pays Cajun), à 210km de la Nouvelle-Orléans.

 

 

Lafayette Université

Nous faisons d'abord une étape dans le campus de l'Université de Louisiane

 

Lafayette Université

... qui compte plus de 19 000 étudiants formés, entre autres, à l'informatique, à l'ingénierie et aux soins infirmiers...

 

lafayette Université

Nous sommes à la recherche d'un endroit très particulier, bien caché en plein campus, et que nous aurons un peu de mal à trouver... (c'est dimanche, on croise peu de monde pour nous renseigner)

 

Lafayette Cypress lake

Cypress Lake, le bayou de l'Université !

 

Lafayette Cypress lake

Notre premier bayou avec cyprès chauves incorporés...

 

Lafayette Cypress lake

c'est magnifique !

 

Lafayette Cypress lake

Emblème de la Louisiane, le cyprès chauve est un conifère à écorce brun rouge qui perd ses feuilles, d'où son qualificatif... il peut survivre dans les milieux humides grâce à ses racines aériennes (ce sont les excroissances verticales qu'on voit à son pied). Quant à l'omniprésente mousse espagnole (qui n'est d'ailleurs ni une mousse, ni un lichen), c'est une plante épiphyte, c'est-à-dire qu'elle pousse hors de terre en captant l'humidité de l'air.

(c'était donc la séquence botanique du jour !)

 

Lafayette Cypress lake

C'est là que je commence à réaliser le mystérieux pouvoir attractif de cet écosystème, à la fois majestueux et inquiétant, on a l'impression que la magie vaudou imprègne les lieux...

 

Lafayette Cypress lake alligator

Et en plus... notre premier Galli ! Non mais ??? Ici, ils ont des alligators dans le campus universitaire ! Tu n'apprécies pas ton camarade de chambre ? Il t'empêche de dormir avec ses ronflements ? Allez, direct aux gators, pas vu, pas pris !

 

Lafayette Cypress lake tortues

En plus, d'autres animaux carnivores, comme le poisson-gar, pourront finir le repas... (ah ben, je vous l'ai dit, je suis sous l'emprise de l'atmosphère vampiro-vaudou..)

 

Pour parfaire la beauté des lieux, l'université a aussi son allée de chênes centenaires...

 

 

Lafayette Cathédrale St Jean l'Evangeliste

Une autre étape incontournable à Lafayette, la cathédrale Saint Jean l'Evangéliste. Ce haut édifice construit en briques en 1918 est très original avec son architecture de style roman hollandais.

 

Lafayette Cathédrale St John the Evangelist

On admire la cathédrale mais on s'extasie surtout sur l'énorme chêne vieux de plus de 450 ans qui la jouxte (oui, oui, c'est bien UN SEUL arbre !).

 

Lafayette Chêne de 450 ans

Ici vu de l'autre côté... sa ramure est tellement large qu'il doit être soutenu par des étais !

 

Lafayette St John The Evangelist Cathedral

C'est l'heure de la messe (en fait, le dimanche, il y a 3 offices rien que le matin, donc c'est forcément l'heure de la messe...) mais on va essayer quand même d'aller voir l'intérieur...

 

Lafayette Cathédrale St Jean L'Evangéliste

C'est beau.. et plein à craquer ! (il y a même des fidèles debout dans le sas d'entrée)

 

Lafayette Eglise St Jean Curé d'Ars

On s'y attarde un peu sous le regard bienveillant du Curé d'Ars (en fait de regard bienveillant, j'ai l'impression qu'il est un peu lui aussi sous l'emprise vampiro-vaudou... il fait limite peur, non ?)

 

Lafayette cimetière

Les tombes du cimetière portent des noms français.

 

Lafayette maison Mouton

On finit notre rapide visite de Lafayette par un coup d’œil à la maison de la famille de Jean Mouton, riche planteur de coton français qui a fondé la ville en 1821 et dont le fils Alexandre fut le premier gouverneur démocrate de Louisiane. C'est aujourd'hui un musée contenant les souvenirs de la famille et des costumes de Mardi-Gras (mais fermé le dimanche... et puis on n'a pas le temps !) Je croiserai d'ailleurs sur le trottoir une personne âgée très élégante qui prendra plaisir à me parler en français et me dira être une descendante du sieur Mouton susnommé.

 

Lors de la préparation de ce roadtrip, je me suis aperçue que se tenait ce week-end à Breaux-Bridge (ou Pont-Breaux), ville officiellement désignée par l'état de Louisiane comme "capitale mondiale de l'écrevisse" depuis 1959, le Crawfish Festival en l'honneur de ce crustacé, avec défilé, musique et diverses festivités... on ne pouvait pas manquer ça !

 

Breaux-Bridge Parc Hardy

Nous voilà donc postés devant les grilles du parc Hardy à attendre sous le soleil le passage de la parade... on discute avec des américains qui viennent de Floride, c'est sympa...

 

Breaux-Bridge Crawfish Festival

Le défilé est ouvert par les militaires sous les applaudissements et les hourras de la foule...

 

Breaux-Bridge crawfish festival

Puis se succéderont, dans le bruit des sirènes de police et de pompiers, des klaxons de tracteurs et des cuivres de la fanfare...

 

Breaux-Bridge Crawfish Festival

les chars d'écoles ou d'équipes de sport

 

Breaux-Bridge Crawfish Festival

les petites pom-pom girls plus-déhanchée-que-ça-tu-meurs

 

Breaux Bridge Crawfish Festival

les camions faisant la propagande de leur candidat au poste de shériff du comté... Celui-là est le candidat sortant et à mon avis, vu son nom, il a encore toutes ses chances...

 

Breaux-Bridge

... d'autant plus qu'il y a mis les moyens ! (je suis allée voir sur internet... il a bien été réélu ! Mais pas grâce à nous, bien qu'il soit venu nous serrer la main pour qu'on vote pour lui ! Je lui ai dit qu'il y avait peu de chances...)

 

Breaux Bridge Crawfish Festival

Et surtout les avenantes Miss locales !

 

Breaux-Bridge Festival

 

Breaux Bridge Crawfish festival

J'ai un faible pour Miss Mardi-Gras...

 

Breaux Briidge crawfish festival

Et le meilleur... tout ce petit monde nous lance des friandises, des beads (colliers) et des gobelets au nom des candidats shériffs ! Comme pour les parades de Mardi-Gras !

 

Breaux Bridge Crawfish Festival

On a aussi le défilé des Mini (Tiny) Miss ou Misters et, comme souvent aux USA, on est effarés de voir les enfants rester au soleil sans protection sur la tête, à part les couronnes

 

Breaux Bridge festival

les nœuds (celui-ci est même plus grand que la robe...)

 

Breaux Bridge festival

et les diadèmes...

 

Breaux Bridge Crawfish festival

Original...

 

Breaux-Bridge Crawfish festival

L'apothéose : le char de Miss Écrevisse !

 

Breaux Bridge Crawfish Festival

Après, il faut tout nettoyer...

 

Breaux-Bridge festival Beads

Notre butin... il parait que la capture des perles est symbole de chance et de bonne fortune... en tous cas, je peux témoigner que c'est symbole de poids supplémentaire dans la valise pour le reste du roadtrip ! (quand on a vidé nos sacs, on s'est aperçus que le mien était rempli de bonbons et celui de Norbert de gobelets !)

 

Breaux Bridge Crawfish festival

Ensuite direction le parc pour la suite des réjouissances...

 

Breaux-Bridge festival

Donc fête foraine, concours divers (comme le plus gros mangeur d'écrevisses dont le record a été de 25kg en une séance...), démonstrations culinaires, ateliers de musique cajun, marché artisanal...

 

Breaux-Bridge Crawfish festival

Plein d'objets à l’effigie de l'écrevisse bien sûr...

 

Breaux Bridge Crawfish festival

Prise en flagrant délit d'achat !

 

Pont-Breaux Festival de l'Ecrevisse

Mais aussi 2 scènes d'excellente musique dansante, où se succèdent les groupes cajun ou zydeco (= zarico en français : c'est un mélange de musique cadienne et de rythm'n blues dont l'origine remonte aux Créoles d'ascendance africaine ) : tout est interprété en français mais on mettra plusieurs minutes à s'en apercevoir, vu l'accent !

 

Pont-Breaux festival de l'Ecrevisse

Les instruments actuels de la musique cajun : guitare, accordéon, violon, guitare steel, batterie.

 

Pont-Breaux Festival de l'Ecrevisse

C’est à Breaux-Bridge que l’étouffée à l’écrevisse a été créée...

Les Amérindiens de la région pêchaient et mangeaient des écrevisses avant l’arrivée des Cadiens. Ils plaçaient, dans l'eau des rivières et des bayous, des roseaux qu'ils garnissaient d’appâts de venaison. Dans les années 1950, les roseaux ont été remplacés par les pièges à écrevisses. Aujourd’hui, la Louisiane est le plus grand producteur d’écrevisses au monde avec plus de 1 600 éleveurs qui utilisent 450km2 de bassins artificiels.

 

Breaux Bridge Etouffée d'écrevisse

On se devait donc de goûter ça ! Bilan : très bon mais vraiment très épicé !

 

Breaux Bridge festival

On ne se laisse pas aller...

 

Pont-Breaux Festival de l'Ecrevisse

Faut dire que tout est tentant !

 

Breaux Bridge festival

On ne cèdera quand même pas à l'attrait du cocktail dans les verres au design élégant (lol)... notre journée n'est pas finie !

 

 

Carte de Vermilionville

 

Vermilionville panneau

Au milieu du 18e siècle, lorsque 300 Acadiens du Canada ont trouvé refuge dans la région après avoir été chassés de leur terre par les autorités britanniques d'Halifax (qui leur ont tout confisqué), ils se sont établis le long des bayous où les Espagnols, qui venaient d'acheter la Louisiane aux Français, les accueillèrent avec une aide matérielle, logistique et financière, leur laissant le libre choix de leurs terres. Le nom Acadien a été contracté en "cadien" par les Yankees qui l'utilisaient comme terme péjoratif puis américanisé en "cajun" (car les américains ont du mal à prononcer le phonème "djɛ̃").

A Lafayette, le village musée de Vermilionville (10$) retrace leur histoire, leur culture et leurs traditions en incluant également l'influence créole et amérindienne.

 

Vermilionville bal du dimanche

Ici aussi, nous sommes accueillis par les flonflons de la musique cajun/zydeco aux forts accents de rythm and blues : comme tous les dimanches de 13h à 16h, le bal bat son plein...

 

Vermilionville Bal du dimanche

...avec sur la scène un môme dont -heureusement- le micro a été coupé mais qui fait le show en déclenchant l'hilarité du public...

 

Vermilionville maison cajun /cadienne

Nous partons visiter ce village reconstitué où la plupart des maisons sont des habitations originales données par les descendants de riches familles qui possédaient des plantations ou des ranchs ("vacheries" en cadien) tandis que d'autres sont des répliques.

 

Bayou Vermilion

Toutes les maisons font face au bayou (du mot indien "bayuk" signifiant "rivière qui coule lentement") car il était à l'époque l'équivalent d'une route : chacun avait un bateau ou une pirogue et circulait sur le bayou pour se déplacer, pêcher, chasser, aller à l'école... Aujourd'hui, des balades en canoé ou bateau à moteur sont proposées par le musée sur le bayou Vermilion (qui porte toujours bien son nom !)

 

Vermilionville bayou

Encore une fois, des paysages marécageux magnifiques

 

Vermilionville bayou

L'eau stagnante est envahie d'algues et de nénuphars

 

Vermilionville bayou

et toujours les franges effilochées de mousse espagnole

 

Vermilionville maison cadienne musée

Cette maison, où l'on trouve le musée de l'histoire acadienne, est construite sur le modèle des maisons cajun avec un escalier extérieur pour monter à la "garçonnière", chambre où dormaient les garçons à partir de 12-13 ans (l'âge adulte à l'époque !) Avec un escalier extérieur, ils pouvaient aller et venir à leur guise alors que les filles aînées, elles, avaient leur chambre au bout de celle des parents...pas d'escapades pour elles !

 

Vermilionville bousillage

Où l'on devient incollable sur la technique du bousillage, colmatage des interstices du bois de construction avec une mixture isolante et imperméable faite de boue et de mousse espagnole... tous les matériaux étaient présents sur place, super pratique ! La mousse espagnole servait aussi à fabriquer des poupées, garnir les matelas, tisser des cordes... son utilisation remonte aux Attakapas. Chevrolet s'en est même servi à une période pour les sièges de ses automobiles !

 

Vermillionville artisanat améridien

Dans presque chaque maison, un animateur en habit d'époque nous fait des démonstrations artisanales ou musicales, des traditions amérindiennes jusqu'aux usages cadiens, et répond en français à toutes nos questions...

 

Vermillionville maison acadienne

Un autre exemple de maison acadienne datant des années 1830, propriété des fils de Jean Mouton et qui était à l'origine une école pour les enfants libres de la plantation...

 

Vermillion ville maison acadienne cuisine

La majorité des maisons de l'époque n'avaient qu'une pièce : la cuisine et les toilettes étaient toujours séparées pour éviter les incendies, la chaleur et les odeurs. A noter que le feu était la deuxième cause de mortalité des femmes après l'enfantement (difficile de se tenir éloigné de l'âtre avec une robe longue évasée !)

 

Vermilionville toilettes extérieures

Donc, les toilettes extérieures...

 

Vermilionville toilettes extérieures

confort, convivialité... consternation, surtout !

 

Vermilionville maison acadienne

Cette maison est déjà plus élaborée puisqu'elle propose deux pièces ! (et elle est reliée à la cuisine par une passerelle). Les maisons étaient souvent surélevées pour les protéger de l'humidité du sol, voire des inondations.

 

Vermilionville intérieur maison acadienne

Un exemple d'intérieur de ces habitations rudimentaires...

 

vermilionville Beau Bassin House

On passe un cran haut-dessus avec Beau Bassin House (1840), mélange de style néo-grec et créole qui appartenait à la famille Arceneaux. Elle est faite en colombages de bois de cyprès et bousillage.

 

Vermilionville Beau Bassin House

La maison met à l'honneur les outils du métier des étoffes cadiennes. Lorsqu'elles nous voient arriver, ces animatrices se précipitent d'ailleurs sur la terrasse pour jouer du rouet... (j'adore le regard de la fileuse !)

 

Vermilionville Maison Beau bassin métier-à-tisser

A l'intérieur, un métier à tisser vieux de 150 ans.

 

Vermilionville maison Boucvalt

La maison Boucvalt, à l'architecture créole, conçue pour un climat chaud et humide, avec un vasistas pour l'aération et une grande galerie pour protéger du soleil et de la pluie. Une cuisine a été rajoutée au 20e siècle.

 

Vermilionville Boucvalt house salon

A l'intérieur, un grand salon/salle-à-manger (très similaire à celui de mes beaux-parents en 1980, même bois, même vaisselier !)

 

Vermilionville Bucvalt House Chambre

 

Vermilionville Bucvalt house chambre

...flanqué de chambres de chaque côté.

 

Vermilionville Bucvalt House salle-de-bain

Avec en prime, une belle salle-de-bain !

 

Vermilionville Bucvalt House poupées maïs

et de jolies poupées en feuilles de maïs.

 

Vermilionville L'école

La reproduction d'une école typique de la fin des années 1800.

Vermilionville Ecole

Au sud-ouest de la Louisiane, le français était la langue dominante jusqu'au milieu des années 1900. Tous les nouveaux arrivants, quel que soit leur pays d'origine (Allemagne, Espagne, Afrique...), et même les amérindiens l'adoptaient. Mais dans les années 1910, de nouvelles lois ont interdit l'enseignement et la pratique du français dans les écoles afin d'américaniser la population... Les lignes de punition "I will not speak french" que l'on peut lire sur le tableau de cette classe, illustrent cette période. De nos jours, grâce aux efforts du CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane), le français est enseigné comme seconde langue dans les écoles élémentaires de l'État.

 

Vermilionville Parler cajun et creole

Voilà pourquoi on ne comprend pas tout de ce parler cajun qui garde encore les accents du Poitou français dont sont issus les Acadiens...

 

Vermilionville maison Broussard

Broussard House date de 1790, c'est la plus vieille maison de la paroisse de Lafayette. Elle a appartenu au fils du grand résistant acadien Joseph Beausoleil et possède toutes les commodités possibles de l'époque (grand porche, petites pièces supplémentaires à l'arrière...) Comme la plupart des exploitations agricoles du sud-ouest de la Louisiane, l'habitation était esclavagiste.

 

Vermilionville maison Broussard

Monsieur Broussard-Beausoleil nous accueille au coin du feu...

 

Vermilionville Maison Broussard

...et nous revisitons donc la salle-à-manger de mes beaux-parents...

 

Vermilionville maison Broussard

Admirez la bouillotte et le pot de chambre (oui ben, en milieu rural, nos parents utilisaient encore ces instruments de torture dans leur enfance...)

 

Vermilionville Broussard house

Afin de payer moins d'impôts, on ne prévoyait pas de placards, d'où les grosses armoires partout.

 

Vermilionville

Tous les extérieurs des maisons sont bien entretenus

 

Vermilionville arbuste fleurs rouges

avec une végétation magnifique (et je ne sais même pas ce que c'est !)

 

Vermilionville Cannas

 Explosion de couleurs avec ces cannas aux pétales tigrés

 

Vermilionville Cannas

Je me fais mon trip jardin botanique !

 

Vermilionville jardin potager

Il y a même de vrais jardins potagers avec les cultures des plantes endémiques de Louisiane...

 

Vermilionville maison Buller

Dans la très belle Buller House,

 

Vermilionville Maison Buller panneau info

où ce panneau vous explique tout sur les différences entre architecture créole et cajun,

 

Vermilionville violoniste

nous rencontrons ce très volubile monsieur qui nous joue des airs de violon en nous démontrant les différences entre musique cajun, créole africaine et country... On apprécie beaucoup la leçon même si on ne comprend absolument rien à ses explications en français cajun ! Vous vous moquez de nous ? Et bien, j'ai trouvé le moyen de vous partager la vidéo que j'ai faite, où vous pouvez m'entendre rire bêtement en faisant semblant de comprendre ! Cliquez ici pour en profiter et voyons si vous faites mieux que nous (et encore, heureusement, ya les bruitages !)

 

Vermilionville Chapelle des Attakapas

Nous arrivons enfin devant La Chapelle des Attakapas, construite dans le style des églises catholiques de Pointe Coupée ou St Martinville.

Avant l'achat de la Louisiane par les américains en 1803, la seule religion légale en Louisiane était le catholicisme. Les premiers colons français mais aussi les espagnols et les acadiens étaient catholiques, les amérindiens avaient été convertis... Les propriétaires d'esclaves avaient même l'obligation de leur donner une éducation religieuse catholique (à défaut d'une éducation tout court !)

 

Vermilionville Chapelle des Attakapas intérieur

L'intérieur est très sobre...

 

Vermilionville Chapelle des Attakapas bougeoirs

mais cache bien son jeu parce que les bougeoirs, par contre, sont très finement travaillés !

 

Vermilionville Chapelle des Attakapas

A l'extérieur de l'église, au lieu d'aller voir le cimetière, je continue à m'extasier sur les jardins...

 

Vermilionville bayou

et sur le" Petit Bayou" tout proche...

 

Vermilionville bayou Vermilion

qui mérite bien quelques panoramiques...

 

Vermilionville bayou Vermilion

Vraiment une très belle visite, vivante, intéressante et dans un cadre superbe... on conseille ! (rassurez-vous, vous aurez encore des choses à découvrir, je ne vous ai pas tout montré !)

 

Vermilionville ferme

Ah, j'allais oublier, pour vos enfants, il y a aussi une petite ferme avec des animaux...

 

Vermilionville faune

qui ne sont pas les seuls que l'on peut voir dans les environs... alors là, j'ai pris en photo les petits écureuils qui batifolent et en regardant mieux le cliché, que vois-je en arrière-plan ? Oups, on ne l'avait pas remarqué sur place !

 

Et maintenant la

en 2 photos !

 

Breaux-Bridge Crawfish Festival

Voici Miss Paroisse St Martin, reine des fermières... elle me lance avec un grand sourire une sucette Lollipop... qui finit sa course avec force directement sur ma lèvre !

 

Et maintenant, je ressemble à Elephant Man pour le reste du voyage ! (oui, parce que ça va passer par toutes les grosseurs et toutes les couleurs...)

 

 

BONUS PERSONNEL

(où vous pourrez voir mon bel achat vestimentaire du jour... même pas honte !)

Diaporama : Nous à Lafayette et Breaux Bridge
Diaporama : Nous à Lafayette et Breaux Bridge
Diaporama : Nous à Lafayette et Breaux Bridge
Diaporama : Nous à Lafayette et Breaux Bridge

Diaporama : Nous à Lafayette et Breaux Bridge

Mais attention, la journée n'est pas terminée car nous avons rendez-vous à 18h avec Cajun Swamp Tour pour une virée de 2h sur le lac Martin et ses bayous... plus de 600 photos à trier pour le prochain article, entre celles de l'appareil et celles du smartphone... je ne vais jamais y arriver !

 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 10:19

 

La photo du matin

Les Barbie de Nola

Aujourd'hui, on a croisé Barbie Blonde, Barbie Bleue, Barbie Mauve et Ken Chili con carne... trop de la chance !

 

Amoureux des maisons fastueuses Antebellum (= bâties avant la guerre de Sécession des années 1860) vestiges chargés d'histoires de l'époque du "Vieux Sud", cet article est fait pour vous...

Nous, on éprouve pour ces demeures une fascination mêlée de regret (belles mais pas pour nous !), qu'exprime notre interjection récurrente devant ces merveilles d'architecture : "oh la la !", et qui a fini par devenir entre nous (et sur ce blog, pour les habitués...) leur dénomination générique : nous allons donc aujourd'hui faire une balade dans le Garden District et ensuite sur Esplanade Avenue pour voir les Ohlalas de la Nouvelle Orléans...

 

 

Architecture : Home styles of Mew Orleans

Pour vous permettre de mieux comprendre les divers styles architecturaux des demeures du Vieux sud, voici un petit récap auquel vous pourrez vous référer si vous le désirez : nous avons déjà vu les "Créoles Townhouses" hier dans le Garden District, reconnaissables par leur balcon en fer forgé, dont certaines Entresol (quand le rez-de-chaussée est occupé par des boutiques), aujourd'hui le Garden District va faire la part belle au style Greek Revival (en France, on dit "néo-classique") inspiré des temples grecs, avec ses colonnes blanches et ses frontons imposants, mâtiné de Queen Ann, vérandas et tourelles, et même de Renaissance Italienne, loggias, fenêtres en arcades et corniches ouvragées...

Sans parler des célèbres Shotgun Houses dont je vous reparlerai plus tard..

 

Trajet du Streetcar jusqu'au Garden District

 

Nola St Charles Streetcar

Pour nous rendre dans le Garden District, nous empruntons le très peu rapide mais très mythique St Charles Streetcar ($1,25 le trajet), le fameux "Tramway nommé Désir" du film éponyme de Kazan.

 

Nola St Charles Streetcar

C'est le plus vieux tramway du monde encore en circulation (en 1833, il était tiré par des mules), le confort sur les bancs de bois est donc en accord avec l'âge !

 

Nola Canal Street

Le circuit du tramway nous fait d'abord emprunter une partie de Canal Street

 

Nola St Charles ave

avant de redescendre la St Charles Avenue

 

Nola Carte du circuit touristique du Garden District

Nous nous arrêtons à St Charles § Jackson pour explorer la partie du Garden District qui va jusqu'à la Fourth Street, en englobant Magazine, Prytania, Chesnut et Coliseum. Ce sont les rues où se trouvent les plus belles résidences.

 

Nola Maisons St Charles Street Garden District

Dès la descente du tramway, on s'extasie déjà devant la beauté des maisons colorées de l'avenue St Charles... 

 

Nola Garden District

Et ça va continuer ainsi toute la matinée !

Le Garden District était à l'origine constitué de plusieurs plantations aux maisons fastueuses dont la célèbre Plantation du Livaudais. Le terrain a été ensuite divisé en parcelles pour les riches américains protestants qui voulaient vivre loin du quartier français et de sa population catholique créole... Le district a d'abord fait partie de la ville de Lafayette City, ce n’est qu’en 1852 qu’il a été rattaché à La Nouvelle-Orléans.

À l’origine, le quartier était conçu avec seulement deux maisons par block, entourées de jardins luxuriants, d’où son nom. A mesure que la Nouvelle-Orléans devenait plus urbanisée, les grandes parcelles ont été divisées en lots plus petits.

 

Nola Garden District

La plupart des demeures du quartier ont donc été bâties entre 1810 et 1860, elles appartenaient à de riches planteurs ou des hommes d'affaires (ayant réussi leurs affaires, donc !)

 

Nola Garden District

Certaines sont des Historical Markers, signalées par un panneau racontant leur histoire, soit qu'elles aient été occupées par des personnes célèbres (même du show-bizz comme Sandra Bullock ou Nicolas Cage...), soit parce qu'elles présentent un intérêt architectural ou décoratif particulier...

 

Nola Goldsmith-Godschaux House

Par exemple, la Goldsmith-Godschaux House (1122 Jackson Ave), conçue par le célèbre architecte Henry Howard, n'offre pas la façade la plus spectaculaire du quartier mais regorge de trésors décoratifs intérieurs, plafonds peints, fresques murales, frises au pochoir, dorures et rose bonbon (mais pas le temps de visiter aujourd'hui !)

 

Nola Garden District

Les maisons sont bien sûr magnifiques déjà de part leur architecture mais elles sont en plus sublimées par des petits détails de décoration, couronnes de fleurs, finesse des grilles en fer forgé, couleur des portes et des volets, vérandas aménagées, vitraux Tiffany, trompe-l’œil... et même un casse-noisettes ! Je n'ose pas imaginer ce que ça doit donner pour Carnaval, Halloween ou Noël !

 

Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons
Diaporama : Garden District, détails des maisons

Diaporama : Garden District, détails des maisons

Nola Garden District

Sans parler de la végétation luxuriante, des jardins bien entretenus arborant palmiers, magnolias et bananiers, des haies de jasmin odorant que nous longeons au cours de notre promenade...

 

Nola Jefferson Davies House

Du coup, beaucoup de demeures sont cachées derrière la végétation, comme des trésors, à l'image de Payne House (1134 First Street) qui affiche fièrement son "historical marker" sous prétexte que Jefferson Davis, président des États confédérés pendant la guerre de Sécession, y est décédé fortuitement de la malaria.

 

Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation
Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation

Diaporama : Garden District, les maisons et la végétation

Mais surtout, superbes, majestueux, enchevêtrés, branches tourmentées et racines envahissantes, mon plus gros coup de cœur de ce voyage...

Nola Graden District chênes

...les chênes géants centenaires du sud recouverts de mousse espagnole (appelée aussi cheveux d'ange ou barbe de vieillard). Leur ramure est immense, ils forment souvent une voute au-dessus des rues, c'est magnifique, on est conquis !

 

Diaporama : chênes et mousse espagnole
Diaporama : chênes et mousse espagnole
Diaporama : chênes et mousse espagnole
Diaporama : chênes et mousse espagnole
Diaporama : chênes et mousse espagnole
Diaporama : chênes et mousse espagnole
Diaporama : chênes et mousse espagnole
Diaporama : chênes et mousse espagnole
Diaporama : chênes et mousse espagnole
Diaporama : chênes et mousse espagnole

Diaporama : chênes et mousse espagnole

 

Nola St Mary's Chapel

Dans Garden District, on trouve aussi une mignonne chapelle

 

Nola St Mary's Chapel

St Mary's Chapel (1516 Jackson)

 

Nola Trinity Episcopal Church

La Trinity Episcopal Church (1329 Jackson Ave)

 

Nola Trinity Episcopal Church

avec les grandes orgues à côté du chœur...
 

Nola Trinity Episcopal School

...et son école privée qui enseigne "l'excellence et la joie d'apprendre aux enfants brillants et curieux et les prépare aux plus hauts diplômes" dès le plus jeune âge... (mais là, pour l'instant, c'est plutôt la prépa de l'apéro, visiblement !)

 

Nola Garden District Poteaux à tête de cheval

Le must : le long des trottoirs, n'hésitez pas à utiliser ces poteaux à anneaux pour attacher votre cheval !

 

 

Voici maintenant, pour le régal de vos yeux, une liste non exhaustive des maisons classées au registre national des lieux historiques, dans l'ordre de notre balade.

 

Buckner Mansion American Horror Story Coven

Buckner Mansion et ses colonnes ioniques et corinthiennes, au 1410 Jackson Avenue

 

 Buckner Mansion

Construite en 1856 par un magna du coton, elle a servi de décor extérieur pour l'école des sorcières de Miss Robichaux dans la saison 3 de la série "American Horror Story".

 

Thorn-Morgan Cottage

Thorn-Morgan Cottage (1883) au 1435 Jackson Avenue

 

Thorn-Morgan Cottage

de style italianisant

 

Brevard-Rice House

Brevard-Rice House, de style Greek Revival (1857) au 1239 First Street.

Achetée en 1989 par l'écrivaine Anne Rice qui y a rédigé bon nombre de ses romans fantastiques comme "The Witching Hour" dans lequel la maison sert de résidence ancestrale aux sorcières de Mayfair. 

A noter que Norbert est beaucoup plus intéressé par la dimension de l'arbre que par les sorcières qui hantent la maison !

 

Carroll-Crawford House

Carroll-Crawford House (1869) au 1315 First Street, la beauté rose !

Propriété d'un ami de Mark Twain qui y donnait des soirées somptueuses.

Peut-être bien ma préférée avec le style italien de ses fenêtres, ses bow-windows à l'anglaise, ses balcons ouvragés... et sa couleur Barbie !

 

Carroll-Crawford House

Chacune de ses façades est magnifique !

 

Morris-Israel House

Du même architecte, Morris-Israel House (1860) au 1331 First Street est un des plus beaux exemples de style italianisant pur, fenêtres cintrées, dentelles de fer forgé et fines colonnes en fonte. Elle a aussi appartenu à Anne Rice (parce que ça rapporte bien la littérature fantastique...)

 

Pritchard-Pigott House

Pritchard-Pigot House au 1407 First street a d'abord été bâtie en 1807 comme une simple Townhouse mais l'ajout en 1904 des colonnes doriques et des baies latérales en symétrie l'a transformée en imposante demeure de style néoclassique.

 

Benjamin Kruttschnitt House

Cette maison au 1423 First Street, très beau mélange grec/italien, fut la maison de Peninah Kruttschnitt, un prénom et un nom pareil ça ne s'invente pas, quand le destin s'acharne sur toi pour te pourrir la vie...

 

Peninah Kruttschnitt House Garden District

Mise en valeur par la végétation, c'est une petite merveille (oui, en fait, sa vie n'était pas trop pourrie, à Peninah, finalement...)

 

Garden District Toby's Corner

Toby's Corner (1838) au 2340 Prytania Street serait la plus vieille maison non modifiée du Garden District. Elle reflète le style des maisons créoles, construites sur piliers pour se protéger des crues du Mississippi pendant la saison des pluies.

 

Bradish Johnson House

Bradish-Johnson House (1872) au 2341 Prytania, de style Second-Empire, acquise par un propriétaire de plantation de sucre pour la modique somme de 100.000$ (plus d'1,6 millions aujourd'hui...) A partir de 1929, école privée pour jeunes filles de bonnes familles...

 

...que voilà ! Bon, ben, les bonnes familles, visiblement, ce n'est plus ce que c'était... Visez un peu la longueur des jupes de l'uniforme...

 

Adam Jones House

Adam Jones House (1860) au 2423 Prytania.

La maison a été construite pour John I. Adams : ce marchand a acheté la partie de l'ancienne plantation Jacques François de Livaudais qui est devenue plus tard le Garden District.

 

Women's Guild of the Nola Opera Association House

Cette belle demeure de 1859, située au 2500 Prytania, a été donnée avec tout son mobilier à la Women's Guild of the New Orleans Opera Association. On peut la visiter ou même la louer pour des événements (pour ceux d'entre vous qui voudraient s'y marier par exemple).

 

Gilmour-Parker House

Gilmour-Parker House (1853) au 2520 Prytania Street est actuellement en vente au prix dérisoire de $2,695,000 (mais le propriétaire vient juste d'accepter une offre... désolée !)

 

Our Mother of Perpetual Help Chapel

Our Mother Of Perpetual Help Chapel.

Ce manoir de style Néoclassique /Italianisant, situé 2500 Prytania, a été conçu par Henry Howard en 1857 pour un riche importateur de café (je ne sais pas pourquoi je précise « riche » à chaque fois…) On l'appelait souvent "le gratte-ciel" car c'était la structure la plus haute du Garden District à cette époque. Après la guerre civile, il a été acquis par l'Église catholique comme demeure pour prêtres âgés (sympa, la maison de retraite !)
Plus récemment, la maison a appartenu à Anne Rice, qui l'a utilisée comme décor pour son roman Violin, et par Nicolas Cage (parce que ça rapporte d’être un ange à Los Angeles !)

 

Our Mother of Perpetual Help Pavillon dans le Garden district

Ce pavillon en fonte érigé dans le jardin rappelle qu'autrefois, la chapelle "Notre Mère du Perpétuel Secours" de la maison célébrait des messes pour les familles catholiques du Garden District (d'où le nom du manoir).

 

Briggs-Staub House

Au 2605 Prytania, la très jolie Briggs-Staub House cachée par les chênes et la mousse espagnole. Construite en 1849 pour un joueur du nom de Bulitt, c'est l'une des rares maisons néo-gothiques de la ville. Le flambeur ayant perdu au jeu ne put jamais la payer ! L'architecture de la maison a fait scandale à l'époque, les habitants majoritairement protestants du quartier dénonçant son toit à forte pente et ses fenêtres en arc en ogive, trop catholiques à leur goût !

 

Walter Grinnan Robinson House

On tourne sur la Third Street pour aller voir au 1415 une des plus grandes maisons du Garden District avec près de 1000m2, la Walter Grinnan Robinson House (1859), imposant manoir de style Gréco-Italien comportant 9 chambres et 10 salles-de-bain, avec des plafonds de 5m de haut... Avec sa forme inhabituelle, son toit faisait office de grande cuve pour recueillir l'eau de pluie.

 

Mussson-Bell House

Musson Bells House (1853), au 1331 Third Street, appartenait à l'un des rares français habitant le quartier, un commerçant de coton oncle d'Edgar Degas, prospère avant la guerre de Sécession mais un peu moins après... Il dut la vendre et emménager sur Esplanade Avenue (où nous irons cet après-midi.)

 

Colonel Short's Villa

Une des plus célèbres demeures du Garden District, la Colonel Short's Villa (1859) se situe au 1448 Fourth Street.

 

Colonel Shortt's Villa clôture épis de maïs

On la nomme aussi "the Cornstalk Fence Mansion" car le travail de sa clôture en fonte, décorée d'épis de maïs et d'ipomées grimpantes, est exceptionnel.

 

Benjamin Button maison d'enfance

Au 2707 Coliseum Street, on trouve la maison d'enfance de Brad Pitt... enfin de Benjamin Button ! Son véritable nom est la Nolan House, il est tout à fait remarquable de noter que c'est aussi le prénom de mon petit-fils...

 

Seven Sisters Shotgun Houses

C'est également sur Coliseum Street que se situent les Seven Sisters (qui sont huit en fait... c'est comme les trois Mousquetaires !), une rangée de maisons de style Shotgun, qualificatif qui mérite un peu d'explications...

 

Shotgun House Seven Sisters

Littéralement "maison fusil-à-pompe", la Shotgun House est à l'origine une structure rectangulaire, toute en longueur avec à peine 3,50 m de large, une enfilade de pièces et des portes aux deux extrémités de la maison (une donnant sur la rue et l'autre sur l'arrière). Ce style a aussi introduit dans l’architecture américaine un concept très développé ensuite : le porche. 

A une certaine époque, on déterminait le prix du loyer de la maison par rapport à sa largeur sur le trottoir, et non sa superficie totale. Donc les Créoles de la Nouvelle-Orléans on construit des maisons étroites mais toute en longueur pour avoir le meilleur prix...

 

Plan d'une Shotgun House

 

Seven Sisters Shotgun Houses

Leur drôle de nom viendrait du fait que, avec sa forme, un coup de fusil tiré depuis la porte d’entrée ressortirait directement par la porte de derrière... Mais d'autres historiens pensent que cette dénomination a des origines africaines et haïtiennes. En langue fong-be (Dahomey), le terme « to-gun » désignerait en effet une maison...

Ici, ces Shotgun font partie d'une commande destinée à la spéculation... je vous en montrerai de plus authentiques cet après-midi...

 

Nola French Quarter Double Shotgun House

Remarque : il existe aussi des "doubles Shotgun", comme nous en avons vu hier dans le quartier français.

 

Garden District Shotgun House balcon

Les colliers de Mardi-Gras sont restés attachés aux balcons...

 

Ci-dessous, d'autres belles Ohlalas du Garden District, attention  😉 risque élevé d'overdose...

MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
MAI 2019 : Jour 2 matin/ Nouvelle-Orléans Garden District
Nola Commander's Palace

Après cette balade tranquille où nous avons croisé très peu de touristes, nous voilà arrivés sur Washington Avenue devant Commander's Palace (1893), très beau restaurant de cuisine Cajun qualifié "d'établissement de luxe" sur le web... en principe, cela signifie pour nous "adapté à notre budget dans une autre vie peut-être"...

 

Nola Lafayette Cemetery N°1

Il fait face au Lafayette Cemetery (ouvert de 7h à 15h, entrée gratuite) qui est notre prochaine étape. Oui, parce qu'on aime bien visiter les cimetières, nous, aux USA ! Je prévois toujours dans nos roadtrips au moins un musée, un cimetière et un jardin botanique !

 

Nola Lafayette Cemetery N°1

Ici, l'arrêt est incontournable (d'ailleurs, on y retrouve les touristes): ce cimetière-là est étonnant aux États-Unis, avec ses hautes stèles, ses statues et ses mausolées imposants... et, bien entendu, c'est le plus hanté du pays.

 

Nola Lafayette Cemetery

Bien que peu étendu, le cimetière renferme 1100 tombes et plus de 7000 personnes. On y trouve les tombes d'immigrants de 25 pays différents (avec une majorité d'Allemands et d'Irlandais) et des natifs de 26 États d'Amérique du Nord.

 

Nola Lafayette Cemetery N°1

Créé en 1833, il affichait déjà complet 40 ans après, suite à l'épidémie de fièvre jaune...

 

Nola Lafayette Cemetery N°1

C'est un site de magie noire, les sorcières, parait-il, y officient encore pour maintenir le lien magique avec leurs ancêtres... Il a servi de décor dans la 4e saison de "The Vampire Diaries".

 

Nola Lafayette Cemetery

Le cimetière a été abîmé par l'ouragan Katrina et beaucoup de tombes en gardent les stigmates. (Il est d'ailleurs fermé aux visiteurs pour rénovation depuis septembre 2019 sans précision de date de réouverture...)

 

Nola Lafayette Cemetery statue vierge

Mais le temps a aussi fait son œuvre... j'ai vu sur le web une photo de cette statue toute blanche en haut d'un mausolée en 1999...

 

Nola Lafayette Cemetery N°1 Ernst Tombeau

Voilà un tombeau, par contre, qui a été bien rénové... pourtant le premier ancêtre de la longue lignée de la famille Ernst est né en 1835... la préhistoire pour les américains blancs !

 

Nola Lafayette Cemetery sabre dans urne

Ici, un sabre dans une urne... ouais ouais ouais...

 

Ci-dessous d'autres photos des ohlalas de défunts...

Diapoma : Lafayette Cemetery N°1
Diapoma : Lafayette Cemetery N°1
Diapoma : Lafayette Cemetery N°1
Diapoma : Lafayette Cemetery N°1
Diapoma : Lafayette Cemetery N°1

Diapoma : Lafayette Cemetery N°1

Aujourd'hui nous avons l'intention de pique-niquer dans la chambre (et bien non, pas le resto tous les jours !), aussi nous nous postons à l'arrêt du tram pour revenir à l'hôtel... mais de très longues minutes passent... et pas de tram...

 

Nola Garden District

...ça nous laisse plein de temps pour admirer les restes de la parade de Mardi-Gras dans les arbres !

 

Nola Garden District

En fait, en allant vérifier sur leur site, je découvre qu'un incident a eu lieu sur la voie, qui bloque tous les tramways verts...

 

Nola Garden District

Du coup, on a beau aimer les décos dans les arbres... on commence à avoir très faim !

 

Commander's Palace restaurant

N'écoutant que notre courage... euh notre faim, nous prenons alors la décision la plus folle de notre vie... le lunch au Commander's Palace !

 

Commander's Palace courtyard

Quand l'hôtesse nous demande si ça ne nous dérange pas de manger dans le patio parce qu'il n'y a plus de place à l'intérieur lol... Ah, dommage, nous qui voulions vraiment manger dedans, dans le bruit et avec le froid de la clim !

 

Carte du Commander's Palace

La joli carte du resto...

Finalement on est surpris par les prix : par exemple, le cocktail est proposé à 0,75 centimes avec le menu ! Pourquoi donc se priver...

 

Commander's palace alligator frit

Et en plus, on se régale ! Cuisine fine et service impeccable (ils sont 3 serveurs à se relayer à notre table!), on goûte à l'alligator frit accompagné de "gruau d'huitres fumées" (?), d'oignons et de piments grillés sur coulis de poivron et sauce Tchoupitoulas... bon je ne sais pas trop ce que c'est mais le nom est joli, c'est relevé-juste-ce-qu'il-faut et miam, c'est bon !

 

Commander's Palace dessert glace

Après un plat à base de crevettes tout aussi délicieux, je finis avec un dessert à tomber par terre, même que le serveur a émis des doutes sur ma capacité à tout manger (il me l'a apporté en me disant "good luck!") mais il ne me connaissait pas (ok, j'ai un peu partagé avec Norbert...)

Tout ça pour 76 dollars + pourboire... ça va, on peut continuer notre voyage !

(bon, à condition que le tramway arrête de se faire désirer, il nous ennuie celui-là avec sa propension à faire des jeux de mots débiles en rapport avec le film d'Elia Kazan!)

 

 

Pour voir toutes les photos de la Nouvelle-Orléans en grand format, cliquer ici.

Plus d'infos (en dessin et en anglais) sur l'architecture de la Nouvelle Orléans, cliquer ici

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Carnets de Voyages aux USA et au Canada
  • : 12 périples en Amérique du Nord, des infos, des conseils, des liens pour aider d'autres routards à préparer leur propre voyage
  • Contact

Mon autre blog

Sabyplanete
(Lyon, Corse, Bretagne, Châteaux de la Loire, Jordanie, Kenya, Mexique et Pérou)

Pages Infos